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4 février 2013 - Journée mondiale contre le cancer

La journée mondiale contre le cancer du 4 février 2013 est l'occasion pour la Fondation ARC de dévoiler les résultats d'une enquête sur les Français face à la prévention de la maladie cancéreuse. L'objectif de la Fondation est clair : guérir deux cancers sur trois d'ici 10 à 15 ans.

4 février 2013 – Journée mondiale contre le cancerA l'occasion de la journée mondiale contre le cancer du 4 février 2013, la Fondation ARC a présenté les résultats de sa consultation nationale lancée en octobre 2012. Elle révèle que les Français sont globalement peu mobilisés et fatalistes face à la maladie. En effet, sept personnes interrogées sur dix n'ont jamais mis en place d'actions spécifiques de prévention des cancers et plus d'une sur deux pense que l'action individuelle est inefficace. Si les Français sont conscients des principaux facteurs de risque, ils ont du mal à les hiérarchiser classant ainsi par ordre d'importance les facteurs héréditaires devant les facteurs comportementaux. Or, 5 à 10 % des décès causés par des cancers seraient liés à des facteurs génétiques héréditaires alors que 40 % sont associés aux comportements individuels tels que le tabagisme (22 % à lui seul), la consommation d'alcool, l'alimentation, l'inactivité physique ou encore l'indice de masse corporelle. Ainsi, sur les 1 000 nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque jour en France, 400 pourraient être évités. Les facteurs environnementaux non évitables (pollution, ondes, radiations) engendreraient quant à eux 5 à 10 % de décès tout comme ceux qui sont évitables (cancers professionnels, pesticides, soleil).

Afin de mieux sensibiliser les Français, des actions de prévention ciblées sont nécessaires. Pour ce faire, la Fondation ARC lance un appel à projets destiné à soutenir les travaux portant sur une meilleure caractérisation des populations à risque et sur le développement de stratégies de prise en charge adaptées à ces groupes. Lors de la conférence de presse qui s'est déroulée le 31 janvier 2013, le Docteur Suzette Delaloge (Institut Gustave Roussy, Villejuif) a notamment expliqué travailler sur un logiciel informatique qui a pour objectif d'évaluer le risque individuel de chaque femme de développer un cancer du sein en fonction d'informations personnelles (âge, prise de la pilule, âge de la première grossesse...). Ce modèle évolutif devrait être prêt d'ici à mi-2014.

« Sur les 1 000 nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque jour en France, 400 pourraient être évités »

D'autres initiatives sont organisées en France, notamment à l'Institut Paoli-Calmettes (PACA) qui se donne cinq ans dans le cadre de son projet médico-scientifique pour « améliorer les chances de guérison et l'égalité des chances face au cancer » souligne le Professeur Patrice Viens, Directeur général de l'IPC. Cela se traduit par l'ouverture de nouvelles filières de diagnostic rapide, des investissements importants en radiologie interventionnelle (nouvelles techniques de radiothérapie), la mise en place de services adaptés proposés aux médecins de villes afin de mieux détecter les cancers (hotlines dédiées, accès aux dossiers numériques des patients...).

Lutter contre les inégalités

D'après le dernier rapport de l'Institut national du cancer (INCa), la France est « un des pays d'Europe de l'Ouest où les inégalités sociales de mortalité par cancer sont les plus importantes quel que soit le sexe ». Le risque de décéder par cancer est environ 2,5 fois plus élevé chez les hommes possédant un niveau d'études faible que chez ceux ayant suivi cursus plus long. Les inégalités d'accès aux soins et une plus forte exposition aux facteurs de risque contribuent à l'accroissement de ces disparités sociales.

« 7 personnes sur 10 n'ont jamais mis en place d'actions spécifiques de prévention des cancers et plus d'1 sur 2 pense que l'action individuelle est inefficace »

Le troisième Plan cancer (2014-2018), annoncé le 4 décembre 2012 lors des quatrièmes rencontres de l'INCa par le Président François Hollande, se concentrera sur la lutte contre les inégalités face à la maladie. La prévention, notamment à destination des jeunes, sera renforcée et les campagnes concerneront « toutes les catégories sociales et tous les territoires » d'après le Président.

Le cancer en chiffres

D'après l'OMS, plus d'une centaine de cancers existent pouvant affecter n'importe quelle partie de l'organisme.
En 2008, le cancer a causé 7,6 millions de décès dans le monde, soit environ 13 % de la mortalité mondiale. Ce chiffre devrait augmenter et passer à 13,1 millions en 2030.

En France, entre 2004 et 2008, le cancer représentait la première cause de mortalité chez l'homme (33%) et la deuxième chez la femme (24%). Environ 148 737 décès sont enregistrés chaque année en France dont 88.378 d'hommes et 60.359 femmes.

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Rédactrice Infirmiers.com
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Commentaires (1)

moutarde

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350 commentaires

#1

Résumé

la France est « un des pays d'Europe de l'Ouest où les inégalités sociales de mortalité par cancer sont les plus importantes quel que soit le sexe ».
==> Raffarin l'avait dit en son temps ; il y a la France du haut et la France du bas.


Le risque de décéder par cancer est environ 2,5 fois plus élevé chez les hommes possédant un niveau d'études faible que chez ceux ayant suivi cursus plus long.
==> Ben oui. Quand t'es pas trop cortiqué, t'as plus de risques.

Les inégalités d'accès aux soins
==> moins t'as de fric, moins t'as de chance de t'en sortir.

la mise en place de services adaptés proposés aux médecins de villes afin de mieux détecter les cancers (hotlines dédiées, accès aux dossiers numériques des patients...).
==> Cela part d'une bonne intention mais beaucoup de MG n'ont ni l'envie et/ou le temps avec déjà ce qu'ils ont à faire. Les salles d'attente sont saturées pour divers motifs. D'ailleurs, on le voit aux urgences, s'il y avait une meilleure PEC en amont il y aurait plus de temps et de disponibilité pour les "vraies" urgences.