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Cendrio chante « Vasco l'enfant soldat »

A l'occasion de la journée internationale des enfants soldats du 12 février 2013, l'infirmier/musicien Emmanuel Travier, alias Cendrio chante l'histoire de Vasco, un enfant soldat.

vasco l'enfant soldat cendrio emmanuel travierChaque 12 février se déroule la Journée internationale des enfants soldats initiée par l'UNICEF. Ce jour ne laisse personne indifférent et Cendrio, particulièrement touché par la situation de ces enfants, a décidé d'écrire une chanson sur le sujet intitulée « Vasco l'enfant soldat ». Ce premier titre est issu de son prochain album attendu pour septembre 2013 qu'il prend le temps de finaliser entre son métier d'infirmier et les concerts.

« Vasco l'enfant soldat » s'inspire de son séjour humanitaire au Tchad. Cendrio se trouvait alors au cœur de la capitale quelques jours après le coup d'État. Il raconte « avoir été très choqué de voir les enfants soldats enrôlés dans cette violence. Armés jusqu'aux dents et entassés dans les pick-up de l'armée. Ils se pavanaient sur les boulevards de la capitale en exhibant ironiquement et fièrement toute leur puissance ». Quelques années plus tard, cet événement traumatisant influence Cendrio qui, pour dénoncer cette pratique, compose Vasco l'enfant soldat. « Cette chanson s'est imposée à moi comme une évidence », explique-t-il.

Pour illustrer Vasco l'enfant soldat, Cendrio a réalisé un clip d'animation avec la participation d'une classe de CM2 (Hénora, Emma, Chaggy, Marie, Noah, Lucas, Alexis, Donya, Alyssa, Lola, Thomas, Pauline, Caroline, Eliaz, Maixan, Violette, Mathis, Marie, Clarisse, Emma, Samantha, Coralie, Leo, Lola, Matteo, Flavia… et Hélène la maîtresse) de l'école Marcel Pagnon de Mazé (49).

Voir le clip « Vasco l'enfant soldat » (3'47)

Vous avez écouté la chanson, alors maintenant lisez les paroles... 

C’est un petit garçon qui s’appelle Vasco,
Dans les poches de son pantalon des pierres blanches,
Pour ne pas se perdre et pour marquer son chemin.
Du haut de ces dix ans il voit tous les grands brandir,
Les armes et les couteaux et quand le sang va jaillir,
Il fermera les yeux, se cachera dans l’arbre,
Il fermera les yeux pour ne pas qu’on le regarde.
 
Comme tous les enfants de mon âge, je n’avais rien demandé,
Quand ils sont venus chez moi de force ils m’ont recrutés,
Ils disaient qu’il fallait rejoindre le groupe armé pour survivre et se défendre,
Ils m’ont appris à tuer, c’est ce que j’ai fait.
Comme tous les enfants de mon âge, je voulais juste vivre libre
De mes rêves de mes joies mes éclats de rire,
Ils ont cassé, brisé, volé, violé, l’enfant que j’étais
 
C’est un petit garçon qui s’appelle Vasco,
Dans les poches de son blouson des étoiles,
Pour ne pas se perdre et pour lancer vers le ciel.
Quand les grands auront fini de se tirer dessus,
Il a fait le pari d’oublier tout ce qu’il a vu,
Il ouvrira les yeux et sortira de sa cachette,
Il ouvrira les yeux et rejoindra sa planète.
 
Comme tous les enfants de mon âge je n’avais rien demandé,
Quand sous l’emprise de la drogue ils m’ont immunisé
Contre la peur, la torpeur les cris du cœur qui pourra comprendre ma douleur,
Et ce qu’ils ont déchiré.
Comme tous les enfants de mon âge, je voulais juste vivre libre,
Sans les balles, les rafales, les cris des guerres tribales,
Celles qui ont cassé, brisé, volé, violé, l’enfant que j’étais.
 
C’est un petit garçon qui s’appelle Vasco,
Dans le creux de son corazón Carmen,
Pour ne pas se perdre il la couvre de je t’aime.

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Rédactrice Infirmiers.com
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