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Endettement de l'ONI : l'analyse en chiffres

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ONI

Les dettes de l'Ordre national des infirmiers (ONI) ont augmenté de 2,3 millions d'euros au cours de l'exercice 2011-12, indiquent les comptes annuels présentés lors du conseil national de l'Ordre le mardi 25 septembre 2012, dont l'APM a eu copie.

Endettement de l'ONI : l'analyse en chiffresDans un communiqué diffusé le jeudi 27 septembre 2012, l'ONI avait affirmé qu'"en un an, le passif a été résorbé de 1,77 millions d'euros". Il s'agit en réalité du déficit sur l'exercice 2011-12, a expliqué jeudi soir le trésorier du conseil national Jean-Yves Garnier, contacté par l'APM.

Au terme de l'exercice, compris entre le 1er mai 2011 et le 30 avril 2012, ce déficit a été de 4,8 millions d'euros, contre 6,6 millions au cours de l'exercice précédent, indique le compte de résultat.

Le passif mentionné dans le bilan a, lui, augmenté de 11,8 millions d'euros, pour atteindre 84,2 millions. Ce chiffre n'est cependant pas significatif, a expliqué Jean-Yves Garnier, dans la mesure où il inclut la somme des "provisions pour risques" calculées chaque année en fonction du nombre d'infirmiers en France, mais qui ne reflète pas celui des cotisants.

Les dettes, à fin avril 2012, s'élevaient à 13 millions d'euros, contre 10,8 millions d'euros fin avril 2011, indique le bilan. Parmi ces dettes, 5 millions sont à échéance d'un an au plus, indique le rapport du commissaire aux comptes. Elles se décomposent entre 11,2 millions de dettes financières, 1,2 millions de dettes fiscales et sociales, 532 423 euros liées aux fournisseurs et comptes rattachés, et 95 624 euros d'autres dettes.

Jean-Yves Garnier a fait valoir que l'Ordre avait remboursé une partie de ses dettes depuis la clôture de l'exercice. S'il n'a pas précisé le montant actuel de l'endettement cumulé, il a indiqué que l'ONI avait honoré au 30 juin un remboursement de 586 000 euros auprès de sa banque. Il a expliqué que le remboursement des dettes fiscales et sociales avait été échelonné sur trois ans à la suite du plan de redressement décidé en septembre 2011, et que ces paiements étaient honorés.

Il a donc considéré que le chiffre pertinent pour évaluer la dette de l'Ordre était celui des quelque 11 millions d'euros de dette financière.

Effets retardés pour le plan de restructuration

Dans un rapport joint aux comptes, Jean-Yves Garnier observe que les effets du plan de restructuration décidé en septembre 2011 "ne sont que très peu visibles sur cet exercice". Il fait valoir que sa mise en oeuvre n'a pu être effective qu'après que l'Ordre a "respecté les délais légaux et réglementaires" liés aux licenciements économiques de salariés, et rassemblé les sièges des conseils départementaux dans ceux des conseils régionaux. Compte tenu des négociations avec les bailleurs et de la durée des préavis, "la plupart des baux ont donné lieu au paiement de loyers jusqu'à la fin du premier trimestre 2012".

Le trésorier rappelle que le déménagement du siège parisien n'a pu avoir lieu qu'en septembre 2012, après la clôture de l'exercice. "Pour toutes ces raisons, les effets bénéfiques des efforts consentis par l'ensemble des conseils n'apparaîtront pleinement que dans l'exercice comptable suivant", fait-il valoir. Il ajoute que le plan de restructuration a induit des charges d'environ 1,9 million d'euros sur l'exercice 2011-12.

Les frais de personnel ont représenté 3,5 millions d'euros contre 4,3 millions un an plus tôt car l'effectif salarié a été réduit de 156 personnes à 45 durant l'exercice. Les achats et charges externes ont représenté 4 millions d'euros, dont 1,5 million de loyers. Les cotisations, qui représentent la quasi-totalité des recettes, se sont élevées à 5,4 millions d'euros. L'Ordre a pu compter sur 99 327 cotisants, contre 5,1 million d'euros et 67 743 cotisants en 2010-11, alors que le montant de la cotisation pour les infirmiers salariés est passé de 75 à 30 euros. La trésorerie disponible, inscrite à l'actif du bilan, était de "près de 520 000 euros", indique le trésorier.

Dans son communiqué, l'ONI avait affirmé qu'il se trouverait pour la première fois à l'équilibre à l'issue de l'exercice en cours, dont la fin a été avancée au 31 décembre. Il a indiqué qu'il comptait 121 000 inscrits et 82 000 cotisations recouvrées depuis le début du nouvel exercice, le 1er mai 2012.

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Commentaires (5)

syndicat RESILIENCE

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#5

ordre infirmier : 84,2 millions d'euros de passif cumulé !

ordre infirmier : 84,2 millions d'euros de passif cumulé !

à l'ordre infirmier, plus tu joues, plus tu perds ... c'est un peu comme au Loto ou au Pmu ... sauf que c'est avec l'argent des quelques cotisants qui finiront bien bien se rendre compte (en banque) un jour ou l'autre que l'oni continue, bel et bien, a les prendre pour des gogos ... avec l'argent aussi des fournisseurs impayés sur l'ensemble du territoire, avec l'argent des Urssaf à rembourser sur 3 ans, etc ...

c'est avec ce genre d'explications fumantes et fumeuses que le trésorier essaie minablement de convaincre : "Le passif mentionné dans le bilan a, lui, augmenté de 11,8 millions d'euros, pour atteindre 84,2 millions. Ce chiffre n'est cependant pas significatif, a expliqué Jean-Yves Garnier, dans la mesure où il inclut la somme des "provisions pour risques" calculées chaque année en fonction du nombre d'infirmiers en France, mais qui ne reflète pas celui des cotisants."

les chiffres, nombreux, donnés la semaine passée par le trésorier de l'ordre et largement publiés dans la presse sont trop exacts pour être vrais tant il est coutumier pour l'oni de raconter des balivernes pour essayer, tant mal que bien, de noyer la sardine dans le Vieux Port de Marseille ...

les chiffres détaillés, non publiés par l'ordre, sont eux autrement plus instructifs et témoignent de la gabegie ordinale maintenant installée sous trois présidences, celle en cours n'étant pas la moins farfelue ... c'est ainsi que l'ordre passe son temps à gagner du temps pour éviter une cessation de paiement qui arrivera, un jour ou l'autre, puisque maintenant les infirmières ont bien compris qu'il ne fallait plus payer pour - enfin - parvenir à étouffer l'oni et en obtenir l'abrogation financière à défaut de voir les politiques tenir leurs vaines promesses ...

ainsi nous aurons, en plus, la satisfaction pleine et entière d'avoir fait le "sale boulot" nous même, malgré les menaces, le chantage, les insultes cachées derrière des pseudos qui transpirent, malgré les citations à comparaître devant les tribunaux pour essayer de faire taire RESILIENCE qui vient de voir son combat légitimé, une fois de plus, par les révélations des 4 conseillers démissionnaires et la publication de l'état toujour plus désastreux des finances ordinales ...

pour en être depuis le début de l'aventure ordinale, l'équipe dirigeante actuelle essaie aussi de charge la barque des présidences précédentes pour essayer de se refaire une virginité vis à vis des banques et autres institutions partenaires du désordre infirmier ... faut-il que les intérêts qui sont - tout sauf infirmier - en jeu soient alléchants pour que l'ordre continue à fonctionner d'une telle insuffisante manière quand n'importe qu'elle autre entreprise aurait mis la clef sous le paillasson et aurait été réduite à néant par les créanciers qui ne font jamais de sentiments ?

faut-il encore que les banques qui soutiennent abusivement l'oni aient, elles aussi, d'autres intérêts que financiers à vouloir parrainer un challenge voué à sa perte, depuis le départ ?

faut-il enfin que les responsables d'hier et d'aujourd'hui, les mêmes, soient contraints et forcés de continuer à faire fonctionner un ordre professionnel toujours plus rejeté, qui ne reçoit que 60% de cotisations du nombre total des adhérents inscrit au fichier ?

non décidément non : il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette navrante histoire qui restera longtemps comme une insulte à la face de la profession infirmière, il faudra - nous y veillerons - que les responsables identifiés de cette honte infirmière rendent des comptes devant la justice, au nom du peuple infirmier !

execho

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92 commentaires

#4

provision pour risque?

la banque provisionne l'ordre contre le "risque" d'inscription de toutes les infirmière de France?

Laissez-les mourir !

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#3

MAIS QUE FAIT LE GOUVERNEMENT ? ? ?

Quand va-t-on ENFIN faire cesser d'agir cet organisme géré par des incompétents, des personnes sans morale et malfaisants ? Cet ordre est décrié, banni, maudit, par 80% de la population infirmière. 20% restant de bien-pensants, moutons, conformistes et inévitablement quelques conseillers ...
Ces derniers n'ont-ils donc aucune vergogne ? ? ?

gisele10

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#2

...... tous ces millions ... pour rien !!!!!

... si ! tous ces millions pour liguer plus de 80 pour cent des infirmières contre la petite clique d’élites auto-proclamées qui voulait les gouverner !! ! (et quand je dis 80 pour cent .. c'est sans compter tout(e)s les collègues enrôlé(e)s de force si elles ne voulaient pas perdre leur droit d'exercice ... il ne reste donc plus beaucoup de monde pour soutenir les tenant(e)s de l'oni ... )
Au vu de cette dette astronomique , on peut facilement comprendre que ces messieurs dames de l'ordre s'accrochent encore et encore , de crainte de devoir sortir de leurs poches l'argent nécessaire au remboursement ...
Terminés les petits fours (là c'est le grand four , hi!hi!hi! ) terminés les notes de frais et autres émoluments piochés et arrachés dans les poches des collègues travaillant auprès des patients ...(et qui ne touchent pas 5000 ou 7000 euros par mois comme ceux au sommet de cet oni ... !! )
Si seulement ils et elles avaient demandé au concerné(e)s si un ordre leur été souhaitable et voulu .. ils et elles de l'oni n'en seraient pas là ....

moutarde

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349 commentaires

#1

STOP à l'Incompétence, honte et ridicule

[...Les dettes, à fin avril 2012, s'élevaient à 13 millions d'euros.
Le passif mentionné dans le bilan a, lui, augmenté de 11,8 millions d'euros, pour atteindre 84,2 millions...] 
La honte !!!
Les autres ordres appelés à la rescousse devraient mourir de honte et se cacher plutôt que de défendre l'indéfendable...

Tout est à voir, tout est à dire, tout est à dénoncer dans cette gestion obscure digne des pires roitelets…

Au fait, la Cour des comptes a renoncé ?

On apprend par exemple qu’il y a près de 15500 € de transport en plus des presque 35000 € de note de frais des conseillers/frais de déplacement/repas.
Le transport, c’est donc en plus des frais de déplacement ?

Si votre trésorier fait comme ça dans sa trésorerie libérale…

Frais de publication et de communication de l’ordre de 240000 € ? A ajouter à l’achat des études et prestations de service pour un montant de un peu plus de 180000 (soit un total de 420000 € ).

Mais d’ailleurs de quelles publications parle t'on ? Quelle communication en dehors de tous les copié/collé sur les sites @ des cdoi/croi ?

Ah peut-être les services/communiqués du comédien d'une boîte comme
http://www.comfluence.fr
Et oui, on comprend...

Mais cela ne suffira pas à redorer le blason de l'ordre infirmier même si c'est une "société en conseil en communication spécialisée dans les problématiques d'image et d'influence".

D'ailleurs, cela ne va pas leur faire de la pub... (conseil GRATUIT s'ils nous lisent, hein...).