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Les injections répétées sur le même site affecteraient la pharmacodynamique de l'insuline sans altérer son action

actualité santéLa répétition d'injections d'insuline au même site se traduit par un pic plus précoce et une moindre durée d'action des bolus avec le temps, selon une étude américaine. Karena Swan de l'Université de Yale et ses collègues ont étudié l'évolution de la pharmacodynamique de bolus d'insuline aspart (Novorapid*, Novo Nordisk) ou lispro (Humalog*, Lilly) injectés au même point via une pompe externe auprès de 17 adolescents diabétiques de type 1, entre le premier jour et le quatrième jour.

Les résultats ne montrent aucune différence statistiquement significative des paramètres pharmacodynamiques entre l'insuline aspart et lispro.

Mais, dans les deux cas, le laps de temps au bout duquel l'injection exogène de glucose s'arrête ainsi que le temps qui s'écoule entre les deux instants où l'insuline atteint la moitié de son pic d'activité (en croissance et décroissance) sont significativement plus courts le 4ème jour que le 1er jour. L'aire sous la courbe d'activité de l'insuline reste quant à elle comparable.

Le pic plus précoce et la moindre durée d'action des bolus "n'ont pas d'implications cliniques négatives", estiment les auteurs. Au contraire, on pourrait considérer que "les réponses au quatrième jour sont plus favorables que celles du premier jour, au regard du contrôle des excursions glycémiques liées aux repas".

Le point négatif, d'un point de vue clinique, est que la durée d'utilisation d'un site d'injection est un autre facteur, comme la puberté, qui pourrait contribuer à la variabilité du comportement glycémique des adolescents diabétiques de type 1, relèvent-ils.

Une hausse du flux sanguin autour du site d'injection, liée à des changements du microenvironnement vasculaire, explique ces différences pharmacodynamiques, suggèrent les chercheurs. Cela, sans exclure qu'une perte d'insuline par précipitation dans la pompe ou une occlusion partielle du système d'injection contribuent à ces effets.

Mais ils soulignent que "la précipitation et l'occlusion seules ne peuvent expliquer le pic d'action plus précoce et la valeur identique d'aire sous la courbe entre les jours 1 et 4".

(Diabetes Care, vol.32, n°2, pp.240-244)

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