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ONI : l'obligation d'adhésion examinée par les députés du groupe SRC

Cet article fait partie du dossier :

ONI

Un groupe de travail interne au groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC) de l'Assemblée nationale, installé le mardi 29 janvier 2013, va examiner la question d'une éventuelle adhésion facultative à l'Ordre infirmier, a-t-on appris le 31 janvier 2013 auprès de la députée Annie Le Houérou (apparentée PS, Côtes-d'Armor), qui préside ce groupe.

assemblée nationale ordre national infirmier députée annie le houérouLe 13 décembre 2012, l'Ordre infirmier avait rapporté dans un communiqué, à l'issue d'une rencontre avec la ministre des affaires sociales et de la santé Marisol Touraine, qu'un groupe de travail parlementaire serait créé, mais il n'avait pas indiqué de calendrier. La ministre aurait déclaré qu'elle ne préjugerait pas du résultat, et ne donnerait son avis que sur la base du rapport de ce groupe.

La réunion d'installation a eu lieu le mardi 29 janvier 2013 au soir. Le groupe ne présentait encore que "cinq ou six députés représentés", mais il a reçu "de nombreux témoignages" de parlementaires "qui se disent intéressés" par ses travaux et pourraient participer, a expliqué Annie Le Houérou.

Les députés de la majorité sont "largement sollicités par des infirmiers" sur l'Ordre, constate l'élue. Si beaucoup de ces professionnels s'opposent à l'obligation d'adhésion, d'autres plaident en sa faveur.

Le groupe de travail souhaite mener des auditions en février et mars 2013 pour "entendre les différents points de vue". L'Ordre infirmier et des syndicats, notamment, devraient être reçus. Annie Le Houérou a dit vouloir "refaire un point précis" avec Marisol Touraine "pour voir la manière dont la ministre s'est positionnée" sur ce sujet.

Le groupe de travail pourrait déboucher sur une proposition de loi portée par le groupe SRC.

Le champ exact des travaux n'est pas encore arrêté, et "les auditions conduiront à le définir", a affirmé Annie Le Houérou. Elle a dit ne pas savoir encore si la réflexion se limiterait à la question de l'obligation d'adhésion. Elle pourrait en outre "s'étendre, pourquoi pas, à d'autres métiers", a noté la députée.

Au sein du groupe, les points de vue exprimés "en majorité" plaident plutôt contre une obligation d'adhésion des infirmiers, en particulier pour les salariés, mais certains arguments soulignant l'intérêt d'un Ordre ont également été avancés, a-t-elle rapporté.

En octobre 2012, Marisol Touraine avait déclaré que seuls les infirmiers étaient concernés "à ce stade" par la réflexion du gouvernement sur une éventuelle adhésion facultative. Une proposition de loi en ce sens a été déposée en septembre 2012 par le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen, mais elle concerne également les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues.

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Commentaires (5)

vesunna24

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15 commentaires

#5

En effet Eusèbe

Que de temps perdu!

Moucherotte

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1 commentaires

#4

vive les cornettes !!

je suis l'actualité de l'ordre depuis le début et ai écouté les arguments des uns et des autres. actuellement je suis adhérent mais non cotisant. Pourquoi ce paradoxe ? je ne cotise plus parce que je suis certainement "radin" : 30 € annuel est un trou dans mon budget, c'est sûr ! ou peut-être est-ce parce que je n'étais pas en accord avec Mme Leboeuf au moment de sa présidence qui semble-t-il n'a pas su fédérer la profession ? Dernière possibilité : peut-être que je me dis "à quoi bon débourser une telle somme pour défendre mes intérêts, en vaux je la peine ?"
La question devient pourquoi avoir adhérer : certainement pour m'installer en tant qu'IDEL, ou peut-être que je rêvais d'une sorte de corporatisme permettant à la profession d'être reconnue par les pouvoirs publiques ? C'est quoi ce gros mot ? Simplement que l'avis des IDE soit entendu avant toute réflexion sur les politiques publiques de santé, et ainsi que la santé des personnes et des populations soit aussi importante que leur maladie.
Comme la majorité, je souhaite mettre bague et vernis à ongle pour aller travailler, ne pas me laver les mains entre chaque patient (ça prend du temps et à quoi ça sert ?). De même je rêve de remettre à leur place les patients qui me demandent de les réinstaller dans leur lit alors que je discute de mes vacances avec mes collègues. Mais, a priori, notre travail est au profit des patients. Il semble donc normal que les patients soient assurés des soins qui leur sont dispensés. Ah oui c'est déjà fait. Pas par des gens qu'on a choisis, certes, mais la soumission c'est dans nos gênes, Non ?
A mon avis, quitte à avoir des comptes à rendre autant avoir l'autre revers de la médaille c'est à dire un poids politique. Juste à titre de comparaison : au Québec, il y a un ordre IDE ( dans google tapez OIIQ), la cotisation n'est pas 30 € ... par contre leur salaire pour commencer est simplement le double du mien avec 10 ans dans la fonction publique. Mais il est vrai la bàs les IDE ne portent plus de cornettes. et elles nous vont si bien !!!
Raphaël
PS : pour être reconnu, dois je faire médecine ou me marier à une médecin ?

ridfa69

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114 commentaires

#3

toujours reculer

ce gouvernement dans l'opposition était farouchement contre aujourd'hui au pouvoir il esiste
comme tout

eusèbe

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253 commentaires

#2

Que de temps perdu...

Que de temps perdu alors que la majorité des infirmiers refusent ce truc qui ne sert à rien ; n'oublions pas tout de même que les plus de 80 % de professionnels non-inscrits sont en exercice illégal : on croit rêver...
Qui a-t-il donc de si important pour ne pas siffler dès aujourd'hui la fin de la partie ? Ah oui, c'est vrai, il semble que l'ordre ait quelques dettes : mais qui donc, au final va payer ? Là est peut-être le nœud de l'affaire, car continuer à clamer que l'ordre infirmier est utile à la profession, ça nous fait doucement rigoler...

copycat

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22 commentaires

#1

bof

Wait and see...