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Publication de la liste des contraceptifs oraux pouvant être renouvelés par les infirmiers

Le Journal officiel a publié mardi un arrêté comportant la liste des contraceptifs oraux dont la prescription peut être renouvelée par des infirmiers ou dont la délivrance peut être renouvelée par des pharmaciens, en vertu de nouvelles dispositions de la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST).

La loi HPST autorise les infirmiers à renouveler les prescriptions datant de moins d'un an de contraceptifs oraux pour une durée maximale de six mois, non renouvelable, rappelle-t-on.

Concernant les pharmaciens, "lorsque la durée de validité d'une ordonnance datant de moins d'un an est expirée, le pharmacien peut dispenser les médicaments nécessaires à la poursuite du traitement", pour une durée supplémentaire non renouvelable de six mois.

Il était prévu que le renouvellement soit autorisé pour les produits dont la liste, fixée par arrêté du ministère de la santé après avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), est publiée mardi.

Cette liste comprend une centaine de présentations de pilules de première, deuxième ou troisième génération, princeps ou génériques. Elle semble couvrir l'ensemble du spectre des contraceptifs oraux sur le marché, note-t-on.

(Journal officiel, mardi 1er juin, texte 24)

 

Législation
  • Arrêté du 25 mai 2010 fixant la liste des médicaments contraceptifs oraux visée aux articles L. 4311-1 et L. 5125-23-1 du code de la santé publique

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Commentaires (18)

moutarde

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#18

IDE et renouvellement contraceptifs oraux

J'ai lu quand et pourquoi le législateur a inscrit ce dispositif dans le code de la santé publique.Je ne suis pas d'accord avec et j'ai expliqué pourquoi. J'ai le droit de prescrire en renouvellement mais, pas l'obligation. Donc, je ne prescrirai pas.

barney

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#17

Ah oui...

Les règles, L'Ordre... C'est ton truc çà mon garçon.
Tu t'es gouré de métier, t'aurai du t'engager dans l'Armée...

Mais pour y avoir passé quelques années, je peux te dire que les marioles, on savait les remettre au pas.

Sans rancune Mon Ch'tit pépère, hein ?

jjland83

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#16

Intéressant commentaire

Commencez par respecter les règles d'usage de ce site, ça fera plus sérieux.

Il n'est pas question de consultation gynéco, encore faut-il lire ce qui a poussé le législateur à inscrire ce dispositif dans le code de la santé publique il y a un an.

barney

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#15

arf arf arf

T'as raison mon gros pépère, je vais descendre de mon nénuphar !

En attendant, MES consultations gynéco, c'est toi qui te les tapera, vu ?

jjland83

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#14

L'art de la critique systématique

Barney redescendez de votre nénuphar, je ne suis pas votre petit pépère.
Et comme ils sont cités, et bien prenez contact avec les plannings familiaux proches de chez vous, des services pratiquants l'IVG, des IDE scolaires, des services sociaux, ... ça vous évitera de juger un dispositif mis en place il y a un an en omettant une part de la réalité de terrain.

moutarde

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#13

IDE et renouvellement contraceptifs oraux

"Il s'agit bien d'un dispositif d'urgence"==> Mais, j'ai bien compris. D'ailleurs, je me cite "Autrement dit, je pense que plutôt que d’être dans l’obligation de devoir répondre à une situation d’urgence, (même si ce n’est pas incompatible) comme cette prescription infirmière, il serait souhaitable de se donner les moyens de la prévenir".

"On parle bien de renouvellement, ce qui suppose qu'un médecin, au moins une fois, est intervenu".J'ai bien compris aussi (prescription de moins d'un an), je crois juste que la plupart des généralistes n'ont pas les compétences des gynécologues médicaux.

Pour en revenir à nos moutons, l'ado qui n'a pas une conduite responsable (pour faire court), l'aura t elle dans les 6 mois qui suivent ; une fois qu'elle aura eu son renouvellement, elle court chez le médecin ? Et puis ,les "services" entre copines, cela existe...
Un autre problème, la petite "futée" peut avoir autant de renouvellement que d'IDE car il faut aussi compter avec le nomadisme médical et/ou pharmaceutique et l'absence du DMP.

elhombredelamancha

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#12

sans moi

sans moi : a chacun ses responsabilites
et il se trouve que celles que j endosse deja quotidiennement me suffisent bien sans devoir me coltiner des prescriptions relevant ô combien d un medecin ou d un gyneco .

barney

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#11

Contrairement à toi...

j'ai un boulot à assurer mon petit pépère et donc pas le temps matériel de passer mes journées dans les derniers salons où on cause des "avancées" de la profession, contrairement à toi.

Quant au "dispositif d'urgence" çà me fait bien marrer, quelle urgence ? De donner la pilule ? Le planning familial çà existe et aussi les contraceptifs "mécaniques".

Quand au reste, belle fumisterie.

PS : Ton IM d'équanil, je te la fais quand tu veux mon petit JJ... ET pas besoin de toubib, je te jure !

jjland83

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#10

Elévation

Numérus clausus ou non, sans volontaire au départ ça coince. La preuve : le nombre de places vacantes dans ces filières.
Si vous lisez ce dispositif comme étant un système normal et général vous faites fausse route. Il s'agit bien d'un dispositif d'urgence qui ne se mettra en place que là où c'est nécessaire. On parle bien de renouvellement, ce qui suppose qu'un médecin, au moins une fois, est intervenu.

moutarde

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#9

IDE et renouvellement contraceptifs oraux

En ce qui concerne la pénurie, effectivement il y a le problème du peu de volontaires mas il y a aussi celui du numérus clausus. Quant aux assurances, ce n’est pas en gynéco médicale, qu’elles sont les plus onéreuses.

Désolée de mon modeste niveau ; essayes de t’abaisser car il me semble impossible de m’élever au tien. Bref, ce n’est pas la prescription en soi de tel ou tel contraceptif oral en renouvellement qui me pose problème et de l’insupportable prise de risque que cela génère par rapport à 1 IM chez un nouveau patient… mais ce sont les politiques de santé successives qui conduisent notre gouvernance à pondre ce genre de décret. Je ne pense pas que cela résolve durablement (au delà de 6 mois) les grossesses non désirées chez les ados. 1 contraceptif oral prescrit au décours d’une consultation médicale spécialisée (que ce soit en cabinet libéral, PMI, CPF… etc) et qui comporte la surveillance clinique, gynécologique et biologique, permet par ailleurs de faire des actions de prévention, éducation , dépistage (MST dont HPV, cancers gynéco …etc), diagnostic, chez les plus jeunes mais pas seulement, et évitera ou limitera de graves complications à type de traitements lourds et invasifs, chirurgie mutilante…etc.

Autrement dit, je pense que plutôt que d’être dans l’obligation de devoir répondre à une situation d’urgence, (même si ce n’est pas incompatible) comme cette prescription infirmière, il serait souhaitable de se donner les moyens de la prévenir.

jjland83

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#8

Habituel

Comme d'habitude, vos commentaires Mr Barney sont respectueux. Il ne s'agit pas de jouer au docteur, il s'agit de répondre aux besoins de certaines populations, de sortir d'une réelle urgence,, et d'éviter les conséquences souvent dramatiques
Cette liste publiée le 1/06/2009 n'est que l'application concrète d'un principe acté depuis le 29/07/2009 (je vous invite à regarder pourquoi et par qui ce principe a été demandé il y a un an, ça évitera les réactions de surprise un peu tardives).

barney

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#7

Tu parles Charles...

Et si la patient fume, comme on sait que pilule+tabac=augmentation des risques cardio vasculaires, et si cette dernière pose des pb de coagulopathie (ou autre), un gynéco ou un toubib lambda pourra prescrire, entre autres, un bilan sanguin mais toi, oh grand jj83machin, tu feras quoi ? Ah part jouer au docteur ???

jjland83

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#6

Solution à un réel problème

Pénurie de gynéco ? Avant tout pénurie de volontaires pour cette spécialité. Entre les assurances et les responsabilités, ça refroidit bien des vocations. Ecoutez ce qui se dit en fac de médecine et vous aurez la pénurie des dix prochaines années en spécialistes. Et pour l'instant personne ne souhaite obliger des étudiants à prendre ces filières délaissées.

Rassurez moi quand vous faites une IM ou utilisez un produit médicamenteux, prescrit par le médecin, à un patient que vous voyez pour la première fois, comment vous faites ? Il y a plus de risque à injecter un produit pour la première fois, que renouveler une prescription en cours depuis un an. Et l'interrogatoire du patient est votre seule base de connaissance initiale.
Ce n'est pas repousser le problème de 6 mois, c'est répondre à une urgence de ces filles qui risque un arrêt de contraception, et leur permettre de prendre un RV dans les 6 mois avec un spécialiste (après l'interrogatoire, une phase d'éducation thérapeutique et de conseil sera la bienvenue). Rendez-vous dans un planning familial ou dans un établissement pratiquant les IVG, ça vous donnera une autre idée du problème, et ce nouveau dispositif leur convient très bien.

moutarde

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#5

IDE et renouvellement contraceptifs oraux

Moi, ce qui me pose un problème, c’est le “une prescription de moins d'un an qui n'aura pas posé de problème particulier”.
Et comment on le sait ?
Sur la bonne foi de ce que ladite jeune fille n’aura pas dit au médecin traitant ou autre, à la PMI, au pharmacien , à sa propre famille ?
Sur l’examen clinique, gynéco, biologique ?

En fait, les gouvernements successifs n’ont pas anticipé la pénurie des gynécologues médicaux et veulent faire l’économie d’une consultation d'un médecin généraliste qui de toute façon n’a pas les compétences d’un spécialiste.

Et en ce qui concerne, les grossesses non désirées dues à des arrêts de traitement, en admettant qu'elle soit non pathologiques, ce n'est que repousser le problème de 6 mois.

jjland83

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#4

Arrêtons d'être négatif

Glissement de tâche ? Pas sur. Sinon le corps médical via son ordre approuverait sans réserve ces dispositions (l'ordre des médecins s'y est clairement opposé). C'est avant tout une facilitation d'accès à ces traitements pour les personnes concernées et la reconnaissance de ce que peut faire un auxiliaire médical. Le risque pris à renouveler pour 6 mois une prescription de moins d'un an qui n'aura pas posé de problème particulier est bien mince par rapport au bénéfice attendu et notamment l'évitement des arrêts de traitement. L'infirmier et notamment l'infirmier scolaire sont bien plus accessibles que le pharmacien du coin pour des jeunes filles qui ont parfois dans leur propre famille bien du mal à parler de sexualité ou de contraception.

Jes

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#2

Doutes...

Elle sert à quoi la "prescription infirmier" ? Il suffit d'aller directement en pharmacie. Non ?

barney

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#1

Et voilà...

Et un nouveau glissement de tâche, un !

Et pour pas un copec de plus, on se retrouve prescripteur, avec une nouvelle épée de damoclès sur la tête en cas de gag...

Perso, j'ai pas envie de jouer au toubib, il y a assez d'incompétents dans leur confrérie, pas besoin de myself en plus.

Et vous, êtes vous prêt(e)s à jouer au Dr Jivagogo ???