Relations pompiers-Samu-ambulanciers et place des infirmiers

09.07.2009 | Mise à jour le 10.07.2009

Camion de pompier Une mission parlementaire a recommandé mercredi la clarification des relations pompiers-Samu-ambulanciers privés et demandé au SDIS de limiter le nombre de recrutement d'infirmiers

Georges Ginesta (UMP, Var), co-signataire du rapport sur le financement des services départementaux d'incendie et de secours (Sdis), avec Bernard Derosier (socialiste, Nord) et Thierry Mariani (UMP, Vaucluse), a exclu un bouleversement de l'organisation des secours à personnes mais a estimé que l'organisation devait être remise à plat.

Il demande que les missions des Sdis soient définies précisément dans la loi, en détaillant missions exclusives, partagées et facultatives ainsi que le partage des missions de secours et d'aide médicale urgente avec le service d'aide médicale urgente (Samu).

Le rapport constate que la mission principale des pompiers, la lutte contre les incendies, ne représente plus que 8% des interventions tandis que le secours à victime et l'aide à personnes font l'objet de 65% des interventions (respectivement 17% et 55% en temps passé).

Le référentiel commun Samu-Sdis de secours à personne, signé en juin 2008, "n'a pas clarifié les missions des Sdis et des Samu", car trop confus et ambigu, constate également la mission, en ajoutant qu'un quart des départements n'ont pas signé de convention et que seulement 15 départements ont opté pour une plate-forme d'appel commune 15/18.

Les députés déplorent que ni les conseils généraux, ni les ambulanciers privés n'aient été associés à son élaboration.

Ils estiment que les interventions des Sdis en cas de carence hospitalière "ne doivent pas devenir la règle" mais rester "exceptionnelles". Ils déplorent l'existence de doublons et de redondances, notamment le paiement d'astreintes auprès des hôpitaux d'ambulances restant inutilisées.

Georges Ginesta a estimé que les contribuables ne devaient "pas payer deux fois le même service".

La mission recommande donc la signature, dans chaque département, d'une convention sur les transports de malades entre le Samu, le Sdis et les ambulanciers privés "afin d'assurer avec des coûts optimaux une couverture temporelle et géographique adéquate, une qualité de service équivalente et des délais d'intervention à définir".

Dans une contribution écrite, la Chambre nationale des services ambulanciers a assuré que les ambulanciers privés étaient en mesure de relever le défi de la disponibilité et que les dysfonctionnements survenaient dans les départements où il n'existait pas de convention avec le Samu.

Le référentiel Samu-transporteurs sanitaires, signé le 9 avril, retient d'ailleurs un haut niveau d'exigences pour les ambulanciers privés, relèvent les députés.

En matière de coûts, les députés demandent que les transports de malades effectués par les Sdis en cas de carence des ambulanciers privés soient remboursés "au coût réel" et non à un coût forfaitaire, actuellement fixé à 105 euros. L'Association des départements de France (ADF) a estimé en 2008 que l'heure d'intervention dans le cadre du secours à personne se situait entre 260 euros et 1.130 euros, selon les Sdis.

La différence de coût avec une ambulance privée s'explique par l'équipement du véhicule et les effectifs (deux ambulanciers pour trois ou quatre pompiers).

Les ambulanciers privés estiment qu'ils sont moins chers que les pompiers, avec un coût moyen pour la collectivité d'un transport inférieur à 100 euros, compte tenu de leur rémunération actuelle (346 euros par 24 heures d'astreinte et 40 euros par transport) et du nombre d'interventions.

LIMITER LE RECRUTEMENT D'INFIRMIERS PAR LES SDIS

La mission demande également aux Sdis de limiter le recrutement d'infirmiers, qui a été important ces dernières années, entraînant des difficultés pour des établissements hospitaliers, employeurs principaux.

Selon les dernières statistiques de la Direction de la sécurité civile, les services de santé et de secours médical (SSSM) des Sdis employaient 4.498 infirmiers et 5.808 médecins en 2007.

La mission des infirmiers des SSSM semble floue, puisque la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) estiment qu'ils permettent de suppléer un médecin dans l'évaluation des interventions de secours à personne, alors que les syndicats de sapeurs-pompiers considèrent qu'ils jouent essentiellement un rôle pour les pompiers eux-mêmes, dans les visites médicales d'aptitude ou en prévention des accidents du travail.

Les députés concluent que les infirmiers doivent être recrutés par les Sdis pour répondre strictement aux besoins en "actes médicaux qu'ils peuvent fournir dans le cadre de leurs compétences" et qu'il faut "éviter les doublons avec la couverture territoriale des Samu".

 PARIS, 10 juillet 2009 (APM)



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Les commentaires des Internautes
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fred-e
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Inscrit le : 14/07/2009
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...
C'est incroyable que l'on discoure sur nos compétences sans prendre en compte notre formation, nos expériences. En france au niveau des secours il y a un GRAND vide : soit c'est la cavalerie (SAMU) soit des secouristes (pompiers, ambulanciers, secouristes) Et nous alors! : nous sommes parfaitement capable de faire un bilan, appliquer des protocoles et effectuer une surveillance digne de ce nom. Eh bien non on fait comme-ci on n'existait pas et quand certains (SDIS) l'ont compris et ont confiance en nos compétences... on le leur reproche! je pense que tout l'interêt de l'ordre infirmier est là!
Posté le : 14/07/2009
pierrio
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Inscrit le : 14/09/2007
Commentaires : 1
connait il le sujet ?
Surtout que la plus part sont des infirmiers volontaires.. Donc l'argument des difficultés pour des établissements hospitaliers, employeurs principaux. Ne tiens pas la route...
Posté le : 11/07/2009
Panoramix
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Inscrit le : 15/04/2009
Commentaires : 2
On est sur la bonne voie...
Ca me parraisait bizarre que les infirmiers sapeurs pompiers ne soient pas invités au grand festival du n'importe quoi à la mode en ce moment. Une fois de plus, nous n'avons aucune considération puisqu'un bureaucrate prend des décisions sans nous consulter et sans évaluer les conséquances. Attention, M. Le Député, vous ne pensez pas au département ruraux déjà sous doté en effectif médical et paramédiacal...puisqu'il ne faut pas s'y tromper en langage politique "limité les effectifs" signifie "ecremé". On est sur la bonne voie...du n'importe quoi !!!
Posté le : 11/07/2009
Dop@mine
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Inscrit le : 09/06/2004
Commentaires : 25
Rien ne change
Eh oui !
Bientôt un interlocuteur unique pourrait mettre son grain de sel.
On peut en tout cas l'espérer.

De toute manière cette mission n'a aucun poids.
Posté le : 10/07/2009
Louise Michel
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Inscrit le : 30/05/2005
Commentaires : 1
Un peu n'importe quoi....
Mr le député Ginesta a pris l'habitude depuis quelques années d'attaquer réguliérement les pompiers, leur fianancement, leur organisation.

Cette fois, il inclut les Infirmiers Pompiers. Ses arguments n'ont aucune force. La pénurie hospitaliére ne prend pas sa source dans les casernes. C'est n'importe quoi.

Quand au reste, ç'est une idée érronné de l'organisation des infirmiers pompiers.

Dommage qu'aucun infirmmier n'aie été auditionné par la commission.

Encore une fois, pour parler des infirmiers, on ne demande pas aux infirmiers.
Posté le : 10/07/2009
 
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