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Retraite des infirmiers : la CGT appelle les salariés à "engager un bras de fer"

Au lendemain de l'adoption à l'Assemblée nationale des dispositions prévoyant le départ à la retraite à 60 ans des infirmiers, l'organisation syndicale CGT appelle les salariés du secteur de la santé à "engager un bras de fer contre ces orientations", en participant aux journées d'action interprofessionnelles du mardi 20 avril et du samedi 1er mai, annonce-t-il dans un communiqué publié vendredi.

"En votant la suppression de la pénibilité pour une catégorie professionnelle, les députés et le gouvernement font fi de toute négociation globale sur les retraites. C'est une honte!", réagissent la CGT santé et action sociale et l'Union fédérale des médecins, ingénieurs, cadres et techniciens (Ufmict-CGT) dans leur communiqué.

Le vote par les députés des dispositions faisant passer l'âge de départ à la retraite de 55 à 60 ans pour les infirmiers en contrepartie de leur passage en catégorie A est considéré comme "un acte de maltraitance vis-à-vis de la profession" par la CGT.

Par ailleurs, une intersyndicale réunissant la CGT, la CFDT, la CFTC, FO, le Snics-FSU, SUD santé et l'Unsa santé réclame une nouvelle fois "l'abrogation" de l'Ordre infirmier et accuse les directions des établissements et les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass, qui ont été remplacées au 1er avril par les agences régionales de santé, ndlr) de respectivement multiplier les courriers pour "obliger" les infirmiers à s'inscrire au tableau de l'Ordre et de "[refuser] illégalement leur inscription au répertoire Adeli, voire leur [extorquer] la cotisation à l'Ordre infirmier".

L'intersyndicale annonce l'envoi d'une lettre ouverte à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, pour "exercer un rappel à l'ordre aux directions d'établissements", et de courriers aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat et aux présidents de la commission des affaires sanitaires et sociales de l'Assemblée et du Sénat pour être reçus ou auditionnés.

"Les professionnels n'ont pas besoin d'un Ordre mais bien de moyens pour remplir leurs missions dans leur quotidien professionnel", "d'effectifs supplémentaires" et de "revalorisation salariale", déclare l'intersyndicale.

 

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