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Une campagne de valorisation des métiers de santé

Le ministère du travail, de l'emploi et de la santé a lancé le 12 mars 2012 une campagne nationale de valorisation des métiers de la santé, intitulée "La santé c'est 200 métiers et autant de façons de voir son avenir", qui se déploiera essentiellement jusqu'au samedi 31 mars 2012 et vise en particulier les jeunes.

200 metiers de santeL'objectif de cette campagne, conçue avec l'agence DDB, est de montrer la diversité des possibilités de carrière dans la santé et la variété des modes d'exercice (hospitalier, libéral, mixte...). Elle insiste sur le dynamisme du secteur de la santé et sur l'utilisation de technologies de pointe (informatique, imagerie, télémédecine...).

Le message qui se retrouve sur l'affiche et sur les sites est "que l'on souhaite être au contact des patients ou non, que l'on soit fait pour suivre de longues études ou pas, que l'on préfère travailler en équipe ou solo... Dans la santé, il y a forcément un métier qui correspond à chacun".

La directrice générale de l'offre de soins (DGOS), Annie Podeur, a également tenu à souligner lors de la conférence de presse de lancement de la campagne que les métiers de la santé n'étaient pas réservés aux femmes. En 2011, seulement 29% des professionnels de santé étaient des hommes. Actuellement, certains métiers sont très féminisés (auxiliaire de puériculture, sage-femme, secrétaire médicale...) mais "il faut trouver un meilleur équilibre", a-t-elle remarqué.

La campagne, accessible sur www.metiers.sante.gouv.fr, cible les jeunes de 15 à 25 ans en recherche d'orientation ainsi que les adultes en recherche de réorientation ou d'emploi.

Elle met en avant des métiers qui ont besoin de recruter, dont certains méconnus du grand public. Ces 16 "métiers phares" sont les professions d'ingénieur biomédical, orthoptiste, ambulancier, ergothérapeute, manipulateur en électroradiologie médicale, psychomotricien, assistant de régulation médicale, aide-soignant, infirmier (notamment en psychiatrie), sage-femme, aide médico-psychologique, préparateur en pharmacie, contrôleur de gestion, secrétaire médical, technicien d'information médicale et ingénieur en système d'information.

Des spots radio seront diffusés sur les stations à forte audience auprès des jeunes (Skyrock, NRJ, les indépendants, Fun, Virgin et les stations des départements d'outre-mer). Ils mettent en scène une discussion entre deux amis ou une mère et son fils où l'un pense qu'il n'y a que médecin ou infirmier comme métier dans la santé et l'autre explique la diversité du choix.

Le ministère a engagé une opération spéciale avec Skyrock radio et Skyrock web qui consistera à diffuser cinq chroniques sur les métiers d'orthoptiste, d'ingénieur biomédical, d'ambulancier, d'assistant de régulation médicale et d'aide médico-psychologique. Des flashs infos sur les métiers de la santé, un blog avec mise en ligne d'un test et d'un jeu concours sur ces métiers et un forum sur le site www.tasante.com sont également prévus.

L'affiche de la campagne et un publi-rédactionnel seront diffusés dans la presse gratuite quotidienne et la presse gratuite étudiante. Des bannières internet seront insérées sur les sites ayant une forte audience auprès des jeunes (musique, cinéma...). Enfin, des informations sur la campagne et les métiers prioritaires seront diffusées sur les sites internet de Pôle emploi, des centres d'information, des missions locales...

Des affichettes seront aussi distribuées et le ministère interviendra dans plusieurs salons au cours du printemps. Annie Podeur présentera la campagne à la presse régionale dans les locaux des agences régionales de santé (ARS) à Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Nantes, Lille et Marseille et se rendra également dans des établissements scolaires.

Le délégué à l'information et à la communication des ministères chargés des affaires sociales, Laurent Setton, a précisé que le coût de la campagne s'élevait à 1,34 million d'euros pour le ministère, dont un peu plus d'un million pour les espaces de diffusions.

Des recrutements importants attendus

Dans le domaine de la santé, il existe un "vrai potentiel de recrutement" et ces emplois ne sont pas "délocalisables", a observé Annie Podeur.

Ces métiers représentent actuellement 6,58% de la population active (1,87 million de professionnels, dont 1,32 million à l'hôpital). D'ici 2015, ce secteur "va encore très fortement recruter sous l'effet conjugué" du vieillissement de la population, de son accroissement naturel et du renouvellement des professionnels, souligne le ministère.

Annie Podeur a précisé que dans les cinq prochaines années, il faudra remplacer 110.000 départs à la retraite dans la fonction publique hospitalière (FPH) et 30.000 médecins (hospitaliers et libéraux). Les chiffres sont plus difficiles à obtenir pour les paramédicaux libéraux, a-t-elle remarqué. Pour elle, la campagne arrive "à point nommé" car les départs s'accentueront à partir de 2014.

De 2005 à 2010, les effectifs des professionnels de santé ont augmenté cinq fois plus vite que la population française. De 2000 à 2010, la progression des effectifs était de 27% (+2,4% par an en moyenne), avec notamment +80% pour les ergothérapeutes, +62% pour les psychomotriciens, +52% pour les orthoptistes, +34% pour les infirmiers et +23% pour les sages-femmes.

Annie Podeur a par ailleurs observé que la campagne visait également à valoriser les hommes et les femmes qui ont choisi un métier de la santé, par altruisme.

Deux campagnes avaient déjà été lancées en 2006-07 et 2008 sur les métiers hospitaliers. Elles avaient été bien perçues même si le bilan de la première était plus en "demi-teinte" en raison d'une "volumétrie insuffisante", a indiqué Laurent Setton.

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Commentaires (4)

domi

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19 commentaires

#4

le téléphone pleure...

ca vs dit de les appeler? une fois qu'ils auront eu qq centaines d'appels, ils rectifieront peut-être leur énorme bourde...;)

Standard du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé :
14, avenue Duquesne
75350 PARIS 07 SP
Tél : 01.40.56.60.00

Bernadette Fabregas

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186 commentaires

#3

Réponse à votre question

Parce que l'erreur n'est pas dans l'article mais sur le site du ministère. De plus, cet article est une dépêche de notre partenaire APM, nous la reproduisons mais elle n'est pas notre propriété et donc nosu ne pouvons l'enrichir ou la corriger. Merci de votre compréhension.

Fox

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5 commentaires

#2

erreur salaire

Pourquoi ne pas ajouter cette erreur de salaire ( de plus de 300 euros par mois quand même) dans l'article directement plutôt qu'en commentaire ?

Bernadette Fabregas

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186 commentaires

#1

Réaction outrée...

Ce commentaire est arrivée à la rédaction spontanément. En lien direct avec cet article, je vous le livre tel que :
"Bonjour,
je suis allée par curiosité sur le site du gouvernement concernant la campagne de recrutement des métiers de la santé... Pourriez-vous signaler sur le site web d' infirmiers.com une ERREUR MONUMENTALE, voire un parfait mensonge concernant le salaire des infirmiers.
Voici le lien et le passage en copié-collé :
"Le salaire net mensuel d’un infirmier à l’hôpital est de 1 950 € en début de carrière et 3 180€ en fin de carrière. En 2008, le revenu mensuel moyen d’un infirmier libéral est estimé 3 731€." http://www.sante.gouv.fr/infirmier,10821.html

Pour ma part, j'ai débuté en décembre 2010 au CHU de Grenoble à 1480 euros net comme contractuelle. Stagiairisée depuis un an, je suis maintenant à 1625 euros net, en incluant toutes les primes, y compris celle comme mère de famille de 2 enfants (à relativiser : 1550 euros brut, super comme base de calcul pour la retraite...).
Je ne sais pas où le ministère va chercher ce chiffre de 1950 euros net en début de carrière, car même en brut ça n'est pas le cas. Et pourtant, j'ai été stagiairisée très vite, alors dans les régions comme en Bretagne où il faut attendre quelques années avant d'être stagiairisé... C'est scandaleux !!! Déjà qu'on est mal payées (pour info, le smic est à 1350 euros brut... IDE, c'est bac+3 quand même !!!), alors si en plus nos concitoyens pensent qu'on gagne autant, où va-t-on ?
Bref, plus ça va, plus je me dis que les IDE sont restées bonnes, nonnes et connes.
Je vous remercie par avance comme vous êtes journaliste et IDE de signaler cette erreur monumentale en même temps que le lien vers le site du gouvernement.
Idem pour les salaires IBODE et IADE, c'est du grand n'importe quoi (début de carrière ibode à 1800 euros, soit moins qu'un IDE, d'après leur site !).
Ca montre vraiment comment le gouvernement nous considère."
Isabelle Comas, Moirans