EN BREF

Nouveau suicide à l'hôpital Cochin...

Une ancienne infirmière de 45 ans affectée à un poste d’administration s'est donnée la mort ce mardi, à l'hôpital Cochin, à Paris (XIVe). Ce drame survient dans un service où avaient été constatées des "difficultés". Cette ancienne soignante avait été affectée au département de l'information médicale depuis 6 ans. Dans un communiqué, l’AP-HP, qui affirme prendre très au sérieux ce nouvel événement tragique, reconnaît que ce drame survient dans un service dans lequel des difficultés fonctionnelles et relationnelles avaient été identifiées. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place et accueille les personnels qui le souhaitent.

L’Ordre national des infirmiers a très rapidement réagi par communiqué de presse. En voici la substance.

Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux proches. Depuis cet été, il s’agit du 8ème suicide d’un infirmier sur son lieu de travail ou présentant un lien avec sa situation professionnelle. Les infirmiers vivent ces drames comme autant de symptômes d’un mal-être professionnel généralisé qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Le rythme de travail, la dégradation du nombre d’infirmiers au lit du patient, le niveau de rémunération, la polyvalence imposée, le défaut d’encadrement, les transferts de service dans les établissements, les réorganisations hospitalières, les mesures drastiques de réduction de moyens, la montée des violences contre les soignants sont autant de facteurs qui viennent s’ajouter à la charge émotive du quotidien de notre métier. La dégradation continue de la qualité de vie au travail de notre profession ne sera pas sans conséquence sur la qualité des soins prodigués au quotidien aux patients. Le Président du Conseil national de l’Ordre des Infirmiers a déjà demandé à plusieurs reprises à être reçu par Madame la Ministre Marisol Touraine, en vain. Combien faudra-t-il de nouveaux drames humains pour alerter sur les difficultés de notre profession ? Au regard de la gravité de la situation et de l’absence de réponse de Madame la Ministre de la Santé, nous demandons officiellement à être reçu au plus vite par Monsieur le Président de la République afin que des mesures soient prises pour redonner à notre profession la reconnaissance qu’elle mérite.  

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