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Madame D., âgée de 29 ans,
mariée, deux enfants de six et quatre ans,
est hospitalisée le 17 février dans
un service de psychiatrie à la demande de son
mari.
Madame D. est très agitée.
Elle se déplace beaucoup, ne tient pas en place,
va et vient dans le couloir en permanence. Elle se
montre très exubérante et gesticule
beaucoup.
Elle a craché à deux reprises
dans le couloir. Elle s'exprime avec un débit
verbal accéléré. Elle met son
mari en cause et le prend à partie : elle dit
ne plus le désirer. Elle déclare ne
plus avoir besoin ni de boire, ni de manger, ni de
dormir. "Je peux tout entreprendre et tout réussir"
dit elle.
Madame D. est une femme de petite taille
: 1,60m, 56 kg. Ses vêtements sont de couleurs
très vives et disparates.
Devant son état d'agitation,
l'équipe médicale décide de placer
cette patiente en chambre fermée quelques jours,
afin de mettre en route le traitement en toute sécurité,
tant pour elle que pour le service.
A l'entrée, son pouls est de
98 pulsations/mn et sa TA 150/70mmHg.
HISTOIRE DE LA MALADIE
En interrogeant son mari, on apprend que Madame D
est dans cet état depuis quatre jours. Elle
ne se rend plus à sont travail (elle occupe
un poste de secrétaire de direction depuis
cinq ans).
Elle assure à son mari que, grâce
à son pouvoir elle peut, sans se déplacer
et depuis son domicile, intervenir professionnellement
de façon très efficace.
Monsieur D dit redouter pour sa femme
un licenciement. Il se montre très affecté
par les troubles de sa femme, ce qui a motivé
sa demande d'aide. Il signale également qu'elle
ne dort pratiquement plus (entre trois et quatre heures
de sommeil) alors qu'elle se plaint de fatigue. Il
se dit inquiet devant sa conduite alimentaire : il
lui arrive de manger fréquemment dans la journée
avec voracité.
La veille de son hospitalisation, Madame
D. a fait un chèque d'un montant de 40 000
francs pour l'achat d'un bijou. Elle l'a choisi pour
sa couleur, dit elle, et songe l'offrir à sa
voisine.
Le mari précise qu'il y a quelques
années, sa femme a eu une période dépressive
après la naissance de leur deuxième
fille. Elle avait alors des "idées noires",
refusait toute visite et toute sortie, dit son mari.
Puis elle a ensuite traversé une période
de grande excitation où elle se montrait très
active; se réveillant la nuit et se levant
pour vaquer à des tâches domestiques.
Elle est donc admise le 17 février.
Un bilan dentrée est prescrit:
Un traitement est prescrit en urgence:
-
BARNETIL (sultropide - benzamide
: neuroleptique sédatif à action
rapide, médicament type de l'urgence psychiatrique)
: 200 mg en IM matin et soir à J2.
-
IMOVANE (zopiclone - hypnotique
- benzodiazépine) : un comprimé
à 7,5mg le soir à partir de J2.
-
TERCIAN (cyamémazine - phénothiazide
: neuroleptique): un comprimé à
100 mg x 3 à partir de J4.
Aucune visite n'est permise pendant
les premières 48 heures d'hospitalisation.
Le 19 Février, Madame D n'est
plus en chambre fermée; elle se montre plus
calme qu'à l'arrivée et semble accepter
le traitement. Elle a des temps de repos l'après-midi
et dort 5 heures par nuit.
Les résultats du bilan d'entré
ne montrent aucune anomalie.
Le diagnostic médical est celui
d'un accès maniaque typique, s'inscrivant dans
un tableau de psychose maniaco-dépressive,
avec alternance d'état maniaque et d'état
dépressif.
Au plan thérapeutique, il est
rapidement envisagé de prescrire du LITHIUM
à la patiente.
QUESTIONS
1° En vous appuyant sur le
diagnostic médical, sur les éléments
du texte et sur l'ensemble de vos connaissances, dégagez
les problèmes réels et potentiels de
madame D.
Argumentez-es en énonçant
les causes et les signes.
2° En regard des problèmes
de santé identifiés, citez en deux prioritaires
(tant au niveau des problèmes réels
que potentiels).
Argumentez votre choix et proposez les
objectifs de soins ainsi que les actions à
mettre en oeuvre et ce, dans le cadre de votre rôle
propre.
Essayez de définir les critères
d'évaluations possibles.
3° Expliquez l'intérêt
de chacune des prescriptions médicamenteuses.
Indiquez les actions essentielles à mettre
en oeuvre et citez les éléments de surveillance
(vous pouvez présenter votre réponse
sous forme de tableau).
4° Madame D est hospitalisée
en HDT.
Que savez vous de ce mode d'hospitalisation?
Quelles en sont les modalités?
5° Quelles sont les mesures
de protection juridique, instaurée par la loi
du 2 janvier 1968?
par elisa
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