COURS IFSI

Cours ifsi secourisme – L'alcoolo-dépendance

I. Définition

1. Psychotrope

C'est une substance qui a des effets sur le système nerveux central

2. Alcoolisation

C'est l'absorption par un individu d'une boisson contenant de l'éthanol.

3. Alcoolémie

C'est la présence d'alcool dans le sang.

4. Alcoolisme

- Est alcoolique, celui qui consomme chaque jour une quantité d'alcool supérieure à celle qu'il peut métaboliser sans danger, c'est à dire environ ¾ de litre de vin à 10° pour une personne de 70 kg.

- Il y a alcoolisme quand il y a une perte de la liberté de s'abstenir d'alcool ou quand il y a des complications médico-psycho-sociales.

- On remplace le terme d'alcoolisme de plus en plus souvent par le terme de syndrome d'alcoolo-dépendant.

5. Sujet alcoolique

C'est un sujet consommateur habituel de substances alcoolisées qui subit une altération notable de sa capacité à maîtriser sa consommation ou qui a des complications.

6. Alcoolopathies

Ce sont tous les dommages secondaires à l'alcoolisation aiguë ou surtout à l'alcoolisation chronique.

7. Alcoolo-dépendance

a.  Physique (ou physiologique)

Se définit par l'apparition d'un syndrome de sevrage après l'arrêt de l'alcoolisation.

b. Psychologique (ou psychique)

Cela correspond à une pulsion à absorber de l'alcool de façon répétitive ou régulière pour en retirer du plaisir ou pour supporter une situation vécue comme pénible. L'alcool est consommé comme un psychotrope.

8. Accoutumance

C'est le fait qu'un sujet qui consomme un toxique pour en ressentir les effets, va vouloir consommer de nouveau ce toxique pour en ressentir une nouvelle fois les effets.

9. Tolérance

C'est la propriété que possède l'organisme de ressentir les effets d'un produit à dose précise sans qu'apparaissent les symptômes pathologiques. La tolérance est dynamique, c'est à dire qu'elle s'accroît parallèlement à l'augmentation régulière des doses nécessaires pour que les effets obtenus restent les mêmes. Après plusieurs années, la tolérance s'effondre souvent de façon définitive.

10. Sevrage

C'est l'arrêt de la prise de toxique chez un sujet dépendant. Le syndrome de sevrage alcoolique est l'ensemble des signes pathologiques survenant à la suite de l'arrêt de l'alcoolisation chez un sujet ayant une alcoolo-dépendance physique.

11. Guérison

C'est normalement la disparition totale d'un processus pathologique et dans le domaine de l'alcoolo-dépendance il vaut mieux ne pas parler de guérison mais de stabilisation.

12. Stabilisation

Cela désigne un sujet qui maintient un état d'équilibre satisfaisant sans alcoolisation avec une qualité de vie qu'il juge bonne.

II. Classification

1. Formes symptomatiques d'alcoolisation

a. Sujets abstinents

Sujets qui n'ont aucune consommation d'alcool. Il peut s'agir d'un ancien alcoolique.

b. Consommateurs tempérants

L'alcoolisation est intermittente ou régulière. En tout cas elle est modérée et elle n'entraîne aucun problème d'ordre social ou symptomatique.

c. Consommateurs menacés (ou à risque)

L'alcoolisation entraîne un double risque de dépendance et d'alcoolopathies. Le but est de déceler très tôt les consommateurs menacés.

d. Sujets alcooliques

Ils sont très souvent alcoolo-dépendants. Généralement la dépendance psychologique va s'installer puis la dépendance physique. La frontière est très floue entre les sujets alcooliques et les consommateurs menacés.

2. Formes étiologiques

a. Alcoolites :  (alcoolisme d'entraînement, alcoolisme d'habitudes, alcoolisme d'imitation, alcoolisme primaire)

  • Épidémiologie:

    Cela représente entre 40 à 50 % de l'alcoolisme de l'homme et cela représente 1 à 5 % de l'alcoolisme féminin.

  • Age de consultation:

    A peu prés 40 ans. Il débute en fin d'adolescence.

Ce sont au départ des consommateurs occasionnels qui vont devenir des consommateurs réguliers. Ce sont des personnes qui boivent à table, du vin ou de la bière. Par la suite tout est prétexte à boire, avec des amis (jamais seul, toujours convivial). Leur consommation n'évolue peu. Elle est quotidienne et continue.

Ce sont des personnes qui sont très rarement ivres. La tolérance va augmenter au fil des années. Peu à peu, la dépendance va s'installer à l'insu du sujet. Les sujets n'ont aucun sentiment de culpabilité.

Généralement, ils prennent conscience de leur alcoolisme lors de complications organiques ou lors d'un sevrage involontaire ou lors de problèmes sociaux ou familiaux. Il y a souvent un alcoolisme identique dans la famille, surtout au niveau du père du sujet. Ces hommes ont souvent une femme plus âgée et ils ont beaucoup d'enfants. La sexualité des sujets est longtemps normale mais quand elle va se détériorer il y aura une jalousie pathologique du sujet par rapport à sa femme.

  • Évolution:
    • Un arrêt spontané au début de le sénescence (âge).
    • Apparition de complications organiques.
    • Évolution progressive vers l'alcoolisme.

b. Alcooloses  : (alcoolisme secondaire, alcoolisme psychique, alcoolisme névrotique, alcoolisme de décompensation)

  • Épidémiologie:
    • 40 à 50 % de l'alcoolisme de l'homme et 60 à 80 % de l'alcoolisme féminin.
  • Age de consultation:
    • Entre 20 et 45 ans. Souvent des sujets jeunes, immatures avec des difficultés relationnelles et existentielles. Ils utilisent l'alcool pour l'effet psychotrope. Ils boivent souvent seuls, de façon dissimulée.
    • Ce sont des personnes qui ont peu d'attrait pour l'alcool et quelquefois du dégoût. Leur consommation est irrégulière, paroxystique. Ils peuvent rester plusieurs mois sans boire et les arrêts seront de plus en plus courts. Avec le temps il y a une dépendance psychologique qui va survenir puis une dépendance physique. Ils ont une culpabilité très importante vis à vis de l'alcool et ils essayent de lutter contre l'alcoolisme. Ces sujets consultent à l'occasion de troubles du comportement (ivresse), tentative de suicide, échecs familiaux ou professionnels. Ils ont peu de problèmes somatiques au départ.
  • Hérédité:
    • On retrouve souvent une névrose ou une psychose d'un parent, au niveau de la famille. Il y a souvent des problèmes conjugaux, fréquents et précoces, des troubles sexuels.
  • Évolution:
    • Cela évolue souvent vers des troubles graves du comportement avec parfois une évolution psychique possible.

c. Somalcoolose : (alcoolisme symptomatique, alcoolisme de perversion, dipsomanie)

  • Épidémiologie:
  • 1 à 10 % de l'alcoolisme de l'homme.
  • 15 % de l'alcoolisme de la femme.
  • Age de consultation.
    • Entre 30 et 60 ans. La consommation est strictement clandestine, solitaire. Il n'y a aucun choix d'alcool. Le sujet prend n'importe quoi en quantité souvent faible mais suffisante pour une ivresse immédiate. Après la crise, le sujet a une crise de culpabilité très forte. Les crises durent de quelques heures à quelques jours et hors des crises il y a un dégoût de l'alcool. C'est une conduite irrationnelle de l'ordre de la perversion.
  • Hérédité:
  • Aucun élément.
  • Troubles de la sexualité très fréquents.
  • Évolution:
    • La durée est indéterminée. Il y a un passage possible vers l'alcoolose.

d. Classification du DSM3

  • Abus d'alcool.
    • Pendant au moins un mois, il faut soit une consommation pathologique d'alcool (incapacité de diminuer ou d'arrêter, épisode d'amnésie, la poursuite de la consommation malgré les perturbations), soit un handicap du fonctionnement social ou professionnel à cause de la consommation d'alcool.
  • Syndrome de dépendance.
    • L'abus d'alcool (mêmes critères) plus une augmentation de la tolérance ou un syndrome de sevrage.

III. Épidémiologie

1. La consommation d'alcool

a. Consommation exprimée en alcool pur

  • C'est le reflet fidèle de la morbidité alcoolique.
  • En France, on consomme 19 litres d'alcool pur par adulte de plus de 15 ans par an (133 litres de vin + 64 litres de bière + 2,5 litres d'alcool fort)
  • Palmarès.
Plus gros consommateursMoins gros consommateurs
- 1er: France
- 2eme: Portugal
- 3eme: Luxembourg
- 4eme: Espagne
- 5eme: Italie
- 1er: Japon
- 2eme: Suède
- 3eme: Chili
- 4eme: Finlande

b. Évolution de la consommation.- Tendance à la diminution de la consommation de vin

  • La consommation de bière et d'alcool fort augmente.
  • Dans les pays anglo-saxons c'est l'inverse.

c. Au niveau mondial

  • La consommation d'alcool augmente.
  • Augmentation du degré d'alcoolisation.
  • Le coût moyen de l'alcool diminue.

2. La mortalité

a. Cirrhose et maladie neuro-psychiatrique

20.000 décès par an dus à l'alcool.

b. Accidents de la route + cancers dus à l'alcool + cirrhoses + maladies neuropsychiques

50.000 décès par an.

c. Les accidents du travail + accidents domestiques + suicides

70.000 décès par an.

Dans les accidents du travail, l'alcool est impliqué dans 15 % des cas.

d. Les accidents domestiques

L'alcool est impliqué dans 20 % des cas.

Un homme de 25 ans qui sombre dans l'alcoolisme a une espérance de vie diminuée de 12 ans.

3. La morbidité liée à l'alcoolisme

  • L'alcool intervient dans 25 % de toutes les maladies.
  • Le nombre de buveurs excessifs serait de 4,5 millions.

4. Le coût social de l'alcoolisme

Le coût direct lié à la maladie (hospitalisations et consultations) + le coût indirect (perte de productivité) + les arrêts de travail + les accidents et les délits = 130 milliards de francs par an (impôt de 6.000 francs par famille).

IV. Facteurs étiologiques

1. Facteurs externes (ou sociologiques)

a. Facteurs culturels

  • La France est un pays de culture viticole. On a une consommation de type latin (consommation quotidienne avec des ivresses rares).
  • Dans les pays anglo-saxons, c'est l'inverse: la consommation se fait le week-end avec des alcools forts.
  • Inégalité des populations :

    Culturelle: Interdiction dans certaines cultures ou religions.

    Raciale: Les asiatiques sont protégés de l'alcool. 80% des asiatiques ont une anomalie enzymatique ce qui leur donne une très mauvaise tolérance de l'alcool. Cette anomalie se retrouve chez 20% des sujets caucasiens.

b. Facteurs économiques

  • En France, plusieurs millions de personnes vivent de l'alcool. Plus les revenus des ménages augmentent, plus la consommation de vin ordinaire, de cidre diminue et la consommation de bière, de vin de qualité, des alcools forts augmentent.
  • Quand la densité d'occupation des logements augmente, la consommation augmente.

c. Les facteurs professionnels et familiaux

  • Travail.
  • Les personnes qui ont un travail pénible: les mineurs, dans les forges, dans les carrières, les dockers, les déménageurs, dans les cuisines.
  • Les personnes qui ont un contact avec le public: les serveurs, les restaurateurs, les agents de police, les facteurs, les voyageurs de commerce, les hommes d'affaires, certains syndicalistes.
  • Les professions agricoles, les marins, le Bâtiment et Travaux Publics ( BTP).
  • Familiale.
  • Enfants d'alcooliques.
  • Facteurs environnementaux et il y a un terrain génétique.

2.  Facteurs internes (ou individuels)

a. Facteurs psychologiques

  • L'alcoolisme et la dépression.
  • Dépression primaire: le sujet déprimé va sombrer dans l'alcoolisme.
  • Dépression secondaire qui survient après une longue phase d'alcoolisation.
  • L'apparition d'une dépression chez un sujet alcoolique assombrit le diagnostic et augmente le risque de suicide.
  • L'alcoolisme et le syndrome anxio-phobique.
  • L'angoisse est l'une des principales motivations de l'ingestion d'alcool. L'alcool va apaiser l'angoisse momentanément.
  • L'alcool et les autres structures.
  • Psychose maniaco-dépressive: le sujet peut boire dans les moments exaltés et il peut boire dans les moments déprimés.
  • Schizophrénie: l'alcoolisme se voit surtout chez les hébéphrènes (schizophrènes prostrés) qui utilisent l'alcool pour se stimuler.
  • Psychopathies: ils s'alcoolisent beaucoup.

b. Facteurs physiologiques

  • Le sexe.
    • Les femmes sont beaucoup plus vulnérables que les hommes et les complications surviennent plus rapidement pour des quantités d'alcool moindre.
  • Le poids.
    • L'alcoolémie dépend du poids.
  • L'âge.
    • Plus l'âge de l'alcoolisation est précoce, plus le risque de devenir alcoolique est important.
  • États pathologiques.
    • Ils peuvent augmenter l'alcoolémie: hépatites virales, gastrectomies, dénutrition.

c. Facteurs génétiques

Il existe une transmission héréditaire de l'alcoolisme.

V. Intoxication alcoolique aigüe

1. Aspect clinique

a. Ivresse typique

  • Trois phases.
  • Phase d'excitation psychomotrice simple:
    • L'alcoolémie est comprise entre 1 à 2 g / litre.
  • La phase est marquée par une désinhibition, une altération de l'attention, du jugement, du temps de réaction, du sens critique, de la mémoire, de l'adaptation au réel.
    • Le sujet fait des paris stupides.
    • Il est euphorique et loquace. Il raconte sa vie à tout le monde.
    • Il peut passer très rapidement de la tristesse à l'agressivité.
  • Phase d'incoordination et d'instabilité:
    • L'alcoolémie est entre 2 à 3 g / litre.
    • Le sujet est somnolent, a le regard vague.
    • On observe une ataxie (absence de coordination des mouvements).
    • Il y aura des tremblements.
    • Il y a aussi une astasie (impossibilité de rester debout).
    • Il y a aussi une abasie (impossibilité de marcher). Parfois il arrive à marcher ce qui donne une démarche ébrieuse (ébriété).
    • Il aura des gestes décomposés, maladroits.
    • Le sujet peut être confus et désorienté.
  • Autres signes observables:
    • Grands vertiges avec vomissements.
    • Diplopie (voir double).
    • Mydriase bilatérale.
    • Baisse de l'acuité visuelle.
    • Tachycardie.
    • Troubles vasomoteurs du visage et des extrémités: rougeurs, chaleur.
    • Analgésie (insensibilité à la douleur).
  • Phase de coma.
    • Alcoolémie supérieure à 3g / litre.
    • Le sujet est ivre mort. Il aura une amnésie totale de son ivresse. Il est dans un coma profond, hypotonique (sans tonus).
    • Il y a l'abolition des réflexes.
    • Les pupilles sont en mydriases bilatérales.
    • Il y a une hypothermie considérable.
    • Il y a un encombrement des voies aériennes.
    • Il y a une hypo-ventilation alvéolaire.
    • Il y a une hypotension artérielle pouvant aller jusqu'au collapsus.

b. Ivresses atypiques

Elles surviennent souvent chez les sujets qui ont des problèmes psychiatriques ou des sujets épileptiques. Elles surviennent après une prise d'alcool récente et massive. Elles ont une durée très prolongée. Elles récidivent très fréquemment.

  • Ivresse excito-motrice:
    • État de fureur paroxystique avec des violences physiques incontrôlables. Ca dure quelques heures et ça se termine par un coma.
  • Ivresse hallucinatoire:
    • Une distorsion cauchemardesque de la réalité. Il y a beaucoup d'hallucinations visuelles et auditives. Cela ressemble au delirium tremens sauf l'odeur d'alcool.
  • Ivresse délirante:
    • Le tableau est plus calme que l'ivresse hallucinatoire. Il y a des épisodes délirants avec des thèmes de jalousie, de persécution, de grandeur, avec des violences envers les autres.
  • Ivresse convulsive:
    • Souvent chez les sujets épileptiques.

2. Manifestations biologiques de l'intoxication alcoolique aiguë

a. Hypoglycémie

Elle peut être grave (0,2 g de sucre / litre), surtout chez les alcooliques dénutris. On suspecte une hypoglycémie quand il existe des convulsions, un trismus (contracture des muscles de la mâchoire) ou alors que le sujet n'arrive pas à se réveiller.

b. Hyperlipidémie

Ce n'est pas directement lié à l'alcoolisme aigu. Cela traduit une poussée pancréatique aiguë.

c. Déshydratation cellulaire

L'alcool a un effet diurétique. Il y a les signes cliniques et biologiques d'une déshydratation.

d. Acidose

Diminution du Ph sanguin. (gravité +++).

e. Hyper-uricémie

L'acide urique s'élimine mal au niveau du rein.

2. Diagnostic différentiel de l'ivresse

a. Delirium tremens

Il va s'installer progressivement. Il correspond à un sevrage.

b. Encéphalopathies alcooliques

C'est une complication de l'alcoolisme et le plus souvent on aura des signes neurologiques. S'il y a un aspect confusionnel, il sera prolongé.

c. Autres intoxications

Cannabis, L.S.D., etc. On va doser l'alcoolémie.

d. Les méningites:

Elles peuvent donner des troubles de la conscience. On dose l'alcoolémie.

e. L'hématome sous dural

Suite à un coup il y a une fragilité des vaisseaux.

f. Diabétiques en cas de crise hypoglycémique

3. Pronostic de l'ivresse

  • Alcoolémie de moins de 3 g / litre: bon pronostic.
  • Au-delà de 3 g / litre: le pronostic vital est engagé, cela dépend de la qualité des soins.

a. Facteurs de mauvais pronostic

  • Très jeune âge.
  • Existence d'une maladie chronique.
  • Association avec un autre toxique.
  • Sujet qui a eu une gastrectomie.
  • Personne à jeun.
  • Moins gros consommateurs.
  • Exposition au froid ou à une très grande chaleur.
  • Apparition de complications.

4. Complications

a. Hépatite alcoolique aiguë

  • Nécrose des cellules du foie (hépatocytes).
  • Se voit chez les pays anglo-saxons.
  • Syndrome fébrile.
  • Température.
  • Sueurs.
  • Déshydratation.
  • Tableau pseudo chirurgical.
  • Douleur de l'hypochondre droit.
  • Hépatomégalie (gros foie), à la surface lisse et ferme.
  • Un ictère 2 X / 3.
  • Une ascite (épanchement).
  • Hémorragies.
  • Encéphalopathie.
  • Perturbation hépatique.

Surtout des signes d'insuffisance hépatique (baisse du TP), donc hémorragies.

L'évolution est imprévisible. Il y a décès dans 20% des cas.

  • Rhabdomyolyse.
  • Destruction des muscles striés. Dans un coma profond, le sujet est allongé sur le sol et il y a un encrassement des muscles d'où destruction, nécrose des muscles.

Douleur musculaire (niveau nécrose).

Impotence fonctionnelle.

Augmentation du volume des muscles (odème important).

Compression des vaisseaux et des nerfs donc séquelles définitives.

  • Il faut une chirurgie en urgence lors de la compression vasculaire.
  • Augmentation des enzymes musculaires.

5. Traitement de l'ivresse

a. Forme comateuse

  • Réanimation.
  • Matelas anti-escarres.
  • Sonde urinaire.
  • Aspiration digestive.
  • Réchauffement progressif.
  • Remplissage vasculaire.
  • Traitement des complications respiratoires.
  • Éviter de prescrire des médicaments qui peuvent potentialiser le coma.
  • Forme troubles métaboliques.
  • Prescrire des glucides.
  • Traiter l'acidose.
  • Forme avec agitation importante.
  • Neuroleptiques sédatifs.( Loxapac, Triapridal)
  • Forme gravissime.
  • Supérieur à 5 g / litre.
  • Diurèse forcée: faire uriner +++.
  • Hyper-ventilation: éliminer rapidement l'alcool.
  • Dialyse péritonéale.
  • Narcan (naloxone): médicament qui permet de réveiller les comateux. Il est souvent utilisé pour les overdoses.

VI . Intoxication alcoolique chronique

1. Aspect physique.- Faciès rougeâtre

  • Dilatation capillaire disséminée sur le visage (pommette, oreille, nez).
  • La conjonctive de l'oil est blanche ou jaunâtre. Il y a également des dilatations capillaires.
  • Les yeux sont globuleux, avec parfois un odème de la paupière qui limite l'ouverture de l'oil.
  • Le regard est brillant ou terne.
  • La langue est fendillée ou crevassée, violacée et parfois recouverte d'un enduit épais blanc - jaunâtre. Il y a parfois des travées épaisses noirâtres.
  • L'haleine de l'alcoolique est caractéristique.

2. Dépendance psychique

  • Elle s'installe plus ou moins rapidement suivant les individus.
  • Cela va plus vite chez la femme que chez l'homme.
  • La phase cruciale de cette dépendance se caractérise par la perte du contrôle des quantités absorbées.
  • Tout le comportement de l'alcoolique sera centré par l'alcool d'où une baisse des activités professionnelles, sociales, etc.

3. Dépendance physique

  • Elle se caractérise par des symptômes de sevrage (le matin car cela fait suite à l'abstinence de la nuit).
  • Tremblements des mains (signe du serment).
  • Tremblements de la langue.
  • Crampes.
  • Des paresthésies (fourmillements).
  • Nausées.
  • Vomissements.
  • Tachycardie.
  • Hypotension orthostatique.
  • Anxiété.
  • Irritabilité.
  • Humeur dépressive.
  • Troubles du sommeil.
  • Tous ces signes sont calmés par l'absorption d'alcool.

4. Diagnostic biologique

a. Les gamma GT

  • Augmentation des gamma GT (3 à 6 fois la normale et parfois beaucoup plus).
  • C'est un signe important de l'alcoolisme.
  • Les gamma GT baissent au bout de 10 jours.

b. Le volume globulaire moyen (vgm)

  • La taille des globules rouge est de 80 à 100 µ cubes.
  • Chez l'alcoolique la taille dépasse 100 µ cubes.
  • Cela remet du temps avant de redevenir normal (après l'arrêt d'alcool).

c. Examens qui traduisent un retentissement de l'alcool chronique

  • Augmentation des transaminases.
  • Augmentation des immunoglobulines A.
  • Baisse de l'urée.
  • Baisse de l'albumine.
  • Baisse de la tolérance au glucose, d'où des glycémies élevées.
  • Augmentation de l'acide urique.
  • Augmentation des triglycérides

5. Syndrome psychique de l'alcoolisme

a. Modification psychologique particulière à l'alcoolisme

b. Plus l'intoxication se prolonge, plus ses traits seront apparents et identiques

  • Régression affective.
  • Sujet passif et dépendant par rapport à son entourage.
  • Désintérêt progressif pour la famille.
  • Plainte d'un sentiment de honte et d'abandon de son entourage.
  • Méconnaissance de l'intoxication.
  • Chez tous les alcooliques.
  • Dénie ou minimise l'alcoolisme.
  • Jalousie pathologique
  • Fidélité du partenaire.
  • Soupçons au moment des ivresses et cela devient permanent.
  • Conviction persistante (voir un véritable délire, des passages à l'acte surtout au moment des ivresses.

c. États dépressifs secondaires

  • Très fréquent chez l'alcoolique.
  • Dépression réactionnelle à la prise d'alcool (provoquée ou accentuée par la dégradation intellectuelle et physique, climat familial, de l'insertion professionnelle par des échecs répétés des tentatives de sevrage par la culpabilité liée aux rechutes donc le patient se sent triste et boit).
  • La dépression du sevrage peut arriver avant, pendant ou après le sevrage. Il faut le traiter car il favorise les rechutes et les suicides.

d. Modifications du caractère

  • Très fréquentes.
  • Il y a une instabilité caractérielle.
  • Il y a une irritabilité.
  • Il y a une colère violente brusque pour des motifs futiles.
  • Il y a des réactions imprévisibles.
  • Il y a une intolérance à la frustration.
  • Cela altère les relations familiales.
  • L'absentéisme occasionne la perte d'emploi.

e .Atteinte des fonctions intellectuelles supérieures

  • Détérioration intellectuelle mineure qui est longtemps réversible à l'arrêt de l'alcool, qui s'aggrave lors d'ivresse et s'atténue par un sevrage prolongé.
  • C'est longtemps compatible avec une vie normale.

f. Recherche du groupe

  • Recherche d'autres alcooliques pour boire ensemble.

VII .Complications de l'alcoolisme chronique

1. Manifestations digestives

a. Manifestations hépatiques

  • Stéatose:
    • Infiltration dans le foie de triglycérides (constant chez l'alcoolique) ce qui donne une hépatomégalie, lisse, molle, indolore.
  • Augmentation des triglycérides.
  • Avec un sevrage, il y a une régression rapide et totale de la stéatose.
  • Alors que la poursuite de l'alcoolisation donne des hépatites dans 30 à 40 % des cas.
  • Hépatite alcoolique:
    • Elle est aiguë et latente. C'est la forme la plus fréquente: une hépatomégalie lisse, régulière, ferme, parfois un ictère discret et souvent peu de signes cliniques.
  • Signes biologiques.
  • Augmentation des globules blancs: leucocytose.
  • Parfois un syndrome inflammatoire.
  • Hyper-lipidémie.
  • Évolution.
  • Le sevrage avec souvent la régression des lésions.
  • Dans les formes graves on donne des corticoïdes.
  • Si l'alcoolisation persiste, il y a un risque de cirrhose.
  • Cirrhose alcoolique: fibrose progressive du foie.
  • Clinique.
  • Le foie est dur avec un bord inférieur tranchant.
  • Le foie est de taille normale.
  • Splénomégalie (grosse rate).
  • Biologique.
  • Le bilan hépatique est perturbé.
  • Il y a des signes d'insuffisance hépatique.
  • Il y a une baisse du TP: signe de gravité.
  • Il y a une baisse de l'albumine: signe de gravité.
  • Échographie + scanner: modifications de la morphologie du foie.
  • Traitement.
  • Arrêt total et définitif de l'alcool.
  • Donner le moins de médicaments possibles.
  • Traiter les complications de cirrhose.

b. Manifestations pancréatiques

  • Pancréatique chronique.
  • Douleur très importante au niveau du creux épigastrique avec irradiation dans les deux hypochondres et dans le dos.
  • Mousse, vomissements, amaigrissement.
  • Calcification des lésions au niveau du pancréas.
  • Échographie + scanner pour voir les lésions.
  • Traitement.
  • Arrêt de l'alcool.
  • Antalgiques.
  • Prescription d'extraits pancréatiques.
  • Pancréatique aiguë.
  • Douleur épigastrique intense avec les mêmes irradiations.
  • Vomissements très importants.
  • État de choc (quelquefois).
  • Échographie et scanner en urgence.
  • Dosage de amylasémie.
  • Selon les formes.
  • Traitement chirurgical (lors de nécroses).
  • Traitement médical (réanimation).

c. Manifestations osophagiennes

  • Osophagite ulcéreuse.

Par effet direct de l'alcool.

  • Osophagite chronique.

Par reflux gastro-osophagien.

  • Varices osophagiennes.

Peut donner des hémorragies.

  • Cancer de l'osophage.

Après l'osophagite chronique.
Attention c'est très meurtrier.

d. Complications gastriques.- Gastrite alcoolique aiguë

  • Injection importante et rapide d'alcool fort.
  • Douleur épigastrique violente.
  • Vomissements.
  • Hémorragies.
  • Hypotension voir même état de choc.
  • Fibroscopie en urgence pour voir l'état des lésions.

Traitement médical.

  • Traitement chirurgical: perforation de l'estomac.
  • Gastrite alcoolique chronique.
  • Douleur épigastrique.
  • Nausées, vomissements parfois.
  • Fibroscopie: voir l'étendu des lésions.

e. Complications neuro-psychiatriques.- Ivresse et coma alcoolique

- Syndrome de sevrage.

  • 1er degré
    • Symptôme mineur qui arrive après une nuit sans alcool.
  • 2eme degré
    • Suite du premier degré sans ingestion d'alcool.
    • Aggravation des signes du premier degré, surtout les signes digestifs.
    • Apparition d'agitation et d'accès confusio-onirique.
    • Si le sujet boit de l'alcool, les troubles baissent.
    • Si le sujet ne boit pas, il y a un risque de passage au troisième degré.
  • 3eme degré
    • Delirium tremens souvent favorisé par une maladie, un traumatisme, une intervention chirurgicale.
    • Troubles psychiatriques.
    • Troubles neurologiques.
    • Troubles généraux.
    • Désorientation temporo-spatial.
    • Délire onirique intense surtout la nuit.
    • Le sujet adhère totalement à son délire.
    • Hallucinations visuelles et auditives.
    • Réaction de fuite, de défense.
    • Tremblements généralisés.
    • Dysarthrie.
    • Troubles de l'équilibre et de la coordination des mouvements.
    • Température.
    • Tachycardie.
    • Sueurs.
    • Signes de déshydratation.
    • Parfois crises convulsives.
      • Le traitement du delirium tremens.
        • L'hospitalisation.
        • Sujet dans une chambre seule et éclairée toute la nuit.
        • Surveillance attentive.
        • Attitude rassurante et calme.
        • Réhydratation orale si possible ou perfusion.
        • Correction des troubles hydro-électrolytiques.
        • Lutte contre l'agitation (neuroleptiques, benzodiazépines).
        • Vitamines B1, B6, B12, PP.
        • Si le délire est important: Haldol.
        • Les troubles disparaissent en 48 heures.
        • Surveillance du delirium tremens.
    • État de conscience.
    • Comportement.
    • Délire onirique.
    • État de déshydratation.
    • Recherche de cyanose.
    • Sueurs.
    • Température.
    • Diurèse.
    • Tension artérielle.
    • Pouls.
    • Ionogramme sanguin + urinaire.
    • Hématocrite.
    • Urée, créatinine.
    • Polynévrite des membres inférieurs.
    • Due à une carence prolongée en vitamines B1 et l'alcool ne fixe pas les vitamines B1.
    • Fatigue à la marche.
    • Crampes.
    • Déficit moteur.
    • Déficit distal.
    • Déficit bilatéral.
    • Déficit symétrique.
    • Steppage: accrochage du pied quand on monte les escaliers.
    • Amyotrophie de la jambe.
    • Plus de réflexes ostéo-tendineux.
      • Traitement.
        • Arrêt de l'alcool.
        • Traitement d'attaque par vitamines B1.
        • 2 ampoules IM X3 pendant 15 jours puis relais per os.
        • Kiné.
    • Névrite optique rétro bulbaire
    • Atteinte directe du nerf optique.
    • Baisse de l'acuité visuelle.
      • Traitement.
        • Arrêt de l'alcool.
        • Vitamines B1.
        • En cas d'absence de traitement il y aura une cécité irréversible.
    • Encéphalopathie de Gayet-Wernicke
    • Due à une carence en vitamines B1 chez les alcooliques dénutris.
    • Troubles de la conscience.
    • Agitation, confusion onirique.
    • Fabulation importante.
    • Paralysie des nerfs oculomoteurs.
    • Troubles de l'équilibre.
    • Troubles végétatifs.
    • Signes de polynévrite dans 70% des cas.
      • Traitement.
        • Arrêt de l'alcool.
        • Vitamines B1.
        • Si le traitement est précoce, il y a guérison complète sinon il y a des séquelles (syndrome de Korsakoff).
    • Syndrome de Korsakoff
    • Séquelle d'une encéphalopathie de Gayet-Wernicke.
    • Amnésie antérograde (oubli au fur et à mesure) pouvant devenir totale.
    • Désorientation temporelle.
    • Fabulation.
    • Déni de la maladie.
    • Polynévrite souvent associée.
      • Traitement.
        • Arrêt de l'alcool.
        • Vitamines B1.
    • La démence alcoolique.
    • Affaiblissement intellectuel fréquent chez l'alcoolique.
    • L'attention.
    • La mémoire.
    • Le jugement.
    • L'autocritique.
    • S'accompagne de troubles caractériels.
    • Délires chroniques des alcooliques.
    • Thème de persécution et de jalousie.
    • Mécanisme interprétatif ou hallucinations auditives.
      • Le traitement neuroleptique les améliore.
    • Encéphalopathie porto cave.
    • Le foie est malade et ne remplir plus son rôle d'épuration. Ces substances toxiques vont atteindre le système nerveux central.
    • Troubles neuropsychiques.
    • Coma hépatique terminal.
    • Destruction hépatique quasi totale.
    • Le sujet plonge dans le coma et n'en sort pas.
    • Épilepsie.
    • Connu.
    • Apparaît lorsqu'il boit.
      • Traitement.
        • Arrêt de l'alcool.
        • Traitement anti-épileptique.
        • Hématome sous dural chronique.
        • L'alcoolique a des troubles de la coagulation et un traumatisme crânien. Cela va donner un hématome sous dural chronique donc des troubles neurologiques et psychiatriques.
        • Scanner cérébral.
        • Traitement chirurgical: on retire l'hématome.

f. Cancers liés à l'alcool

  • Tous les cancers des voies aéro-digestives supérieures et le cancer du foie (suite à une cirrhose).

g. Complications cardiaques de l'alcoolisme

  • L'alcool a un effet toxique direct sur le myocarde (myocardiopathies).
  • L'alcool a faible dose a un effet protecteur sur les coronaires.

i. Complications embryo- foetologiques

  • La morbidité obstétricale est plus élevée chez une mère alcoolique.
  • La fécondité est plus élevée chez une mère alcoolique.
  • La prise de poids pendant la grossesse est plus faible.
  • Une fois sur trois l'enfant est prématuré et hypotrophe.
  • Il y a souvent une dysmorphie radio faciale chez l'enfant.
  • Il y a souvent des malformations associées (coeur, rein, organes génitaux) chez l'enfant.
  • Il y a souvent un syndrome de sevrage 6 à 12 heures après la naissance chez l'enfant.
  • La relation psychologique avec la mère est souvent perturbée.
  • La croissance de l'enfant est médiocre.

VIII . Prévention

1. Prévention primaire

  • Cela consiste à empêcher la survenue de la maladie.
  • Enseignement de l'alcoologie aux professionnels de santé.
  • Mise en ouvre d'une politique nationale des boissons qui a pour but de réduire l'invitation à boire.
  • Le nombre d'alcoolique est proportionnel à la consommation moyenne par habitant.

2. Prévention secondaire

  • Cela consiste à dépister les conduites alcooliques, leurs complications, leurs séquelles.
  • A l'hôpital.
  • Commissions médicales primaires.

Ce sont des commissions qui doivent examiner certaines personnes: certains candidats au permis de conduire, certains sujets qui ont bu au volant.

  • Médecine du travail.
  • Bilans de santé.
  • Médecine générale.

3. Prévention tertiaire

Ce sont des mesures susceptibles de prévenir la rechute en assurant la réadaptation des sujets stabilisés. Les mouvements d'anciens buveurs, les services de post cure et les centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie assurent ces rôles.

IX . Mode de prise en charge

1. But du traitement

  • Obtenir un sevrage total et définitif de l'alcool.

2. Principes de la prise en charge

La prise en charge va se décomposer en pré cure, cure et post cure. La cure va permettre un sevrage complet ainsi qu'une rupture temporaire avec le milieu habituel du patient. Elle va permettre d'aborder les aspects somatiques, psychiques et sociaux. La cure va permettre la mise en place d'un traitement médicamenteux et débuter une relation psychothérapique.

3. La pré cure

Cela consiste en des premiers entretiens qui auront comme but d'établir une relation de confiance, de susciter une prise de conscience et inciter une véritable motivation.

Il ne faut pas dissimuler l'alcool et le contourner. Il ne faut pas parler de l'alcool de façon punitive.

4. La cure

Dans un service d'alcoologie ou un service très sensibilisé par l'alcool.

a. Cure de sevrage

  • Le sevrage total et immédiat dés le début de l'hospitalisation.
  • Bilan clinique et biologique complet pour évaluer le retentissement alcoolique dés le début de l'hospitalisation.
  • Proposer une hydratation qui doit se faire per os (4 à 5 litres par jour) sous forme d'eau ou de jus de fruit.
  • Vitaminothérapie: Vitamines B1 en intra musculaire puis per os. Vitamines B1, B6 et PP.
  • Prescription de psychotropes sédatifs pour éviter les signes physiques du sevrage.
  • Benzodiazépines.( Valium, tranxène )
    • Les doses seront réduites progressivement.
  • Equanil.
    • Effets secondaires hépatiques.
    • Contient des barbituriques.
  • Neuroleptiques sédatifs.
    • Pas une très bonne indication.
    • Dans les moments d'agitation importante.
  • Hypnotiques, somnifères.
    • Pour restaurer le sommeil.
  • Atrium.
    • Contient des barbituriques.
    • Pour les tremblements.

b. Cure de dégoût de l'alcool

  • Avec l'espéral (médicament) qui est utilisé dans les cures de dégoût. Cela rend malade la personne qui a bu. Cela donne des céphalées importantes, une sensation de chaleur et de rougeur au niveau du visage et du cou qui peut durer entre ¾ d'heure et 1h30.
  • Il peut y avoir des collapsus, des crises de tachycardie.
  • Il existe beaucoup de contres indications. On donne ce traitement à la demande du patient.

c. Mesures d'ordre psychothérapiques

  • Psychothérapie individuelle.
  • Le sujet doit être vu régulièrement en tête à tête.
  • Il faut comprendre le vécu de l'alcoolique.
  • En début d'hospitalisation, il y a une minimisation du problème alcoolique.
  • Après quelques jours de sevrage, le sujet aura envie de boire. Il va ressentir angoisse et culpabilité. Le sujet va tout faire pour se faire renvoyer (agressivité et violence).
  • Après ce temps de violence, le patient va se livrer de lui même. Il va alors pouvoir demander une véritable aide.
  • Psychothérapie de couple.
  • A chaque fois qu'il existe un couple il faudra essayer de les voir ensemble car il existe toujours des problèmes conjugaux (causes ou conséquences).
  • Psychothérapie de groupe.
  • Chez l'alcoolique, c'est fondamental car il a beaucoup de mal à s'exprimer en tête à tête.

5. La post cure

C'est le moment le plus difficile car l'alcoolique va être confronté à sa liberté de boire.

Il faut maintenir une relation thérapeutique stable.

Les objectifs sont:

  • Maintenir le sevrage.
  • Dédramatiser une éventuelle rechute.
  • Traiter d'éventuelles complications somatiques et psychiques.

a. Traitement chimiothérapique

  • Tranquillisants.
  • Benzodiazépines, anxiolytiques.
  • Pour diminuer l'anxiété.
  • L'anxiolytique agit comme une drogue de substitution.
  • Utile dans les formes d'alcoolisme secondaire au syndrome névrotique.
  • Limiter les prescriptions chroniques.
  • Les antidépresseurs.
  • Quand c'est l'alcoolisme secondaire à une dépression.
  • Dans les états dépressifs de sevrage.
  • Les neuroleptiques.
  • Quand l'alcoolisme est secondaire à un état psychotique.
  • Quand il s'agit d'un alcoolisme très impulsif chez des patients qui ont des troubles du comportement.
  • Aotal.
  • Médicament dont le seul but est de diminuer l'envie de boire.

b. Prise en charge psychothérapique

  • Indispensable.
  • Conserver une relation de soutient rassurante.
  • Ne pas proposer d'emblée une psychanalyse à l'alcoolique.
  • Il faut une psychothérapie très souple, variée, adaptée au patient. Il faut être disponible

c. Groupes d'anciens buveurs

  • C'est très efficace.
  • Ils sont composés uniquement d'alcooliques ou d'anciens alcooliques. C'est anonyme. Ca fonctionne sur l'identification du sujet qui boit à un sujet qui s'en est sorti.
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Commentaires (2)

jjland83

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263 commentaires

#2

Commentaire

L'article est daté du 16/04/2009, il est donc normal que vous puissiez trouver des données plus récentes et différentes.
N'hésitez pas à nous communiquer vos informations par mel afin de les mettre à jour sur cet article. Jérôme

tagadate

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1 commentaires

#1

Sources?

Super article, bien complet!!
Cependant, serait-il possible d'avoir des sources?
Les résultats trouvés sur des sites comme l'INSEE m'ont donné des résultats différents concernant la consommation par habitant.
Il se peut que se soit à cause de l'année de l'étude.

Merci de bien vouloir me préciser vos sources!! :)