COURS IFSI

Cours Ifsi - Biologie fondamentale - la cellule (partie 2)

La biologie fondamentale (UE 2.1 S1) est un enseignement dense mais néanmoins indispensable aux étudiants en soins infirmiers. Ce cours s'inscrit dans une longue série qui, une fois par semaine s'enrichira d'une nouvelle contribution. Bonne lecture et bon travail d'assimilation !

3. Information génétique

3.1. ADN ou Acide Désoxyribonucléique

3.1.1. Définition/composition

Longue molécule contenant l'information génétique de la cellule et de l'organisme.

Chaque cellule d'une personne contient les mêmes molécules d'ADN sauf en cas de maladie.

Un gène est une portion d'ADN qui détermine la structure d'une seule protéine.

L'unité de base de l'ADN est le nucléotide qui est composé de 3 éléments :

  • un radical phosphate ;
  • un sucre, le désoxyribose ;
  • une base : il existe 4 types de bases :
    • Adénine(A), et guanine(G) = bases puriques ;
    • Thymine (T) et cytosine (C) = bases pyrimidiques.

L'ADN est constitué de 2 chaines polynucléotidiques (chaines de nucléotides) formant une double hélice.

Les 2 chaines sont liées par leurs nucléotides de la façon suivante :

  • le " A " d'une chaine se lie au " T " de l'autre et inversement ;
  • le " G " d'une chaine se lie au " C " de l'autre et inversement.

Cours Ifsi la cellule - L'ADN

3.1.2. Fonction

L'ADN est le support de l'information génétique.

A chaque information génétique correspond un gène et à chaque gène une protéine.

La protéine est une succession d'acides aminés.

Certains gènes peuvent cependant être à l'origine de plusieurs protéines.

Le gène est donc une portion d'ADN qui détermine la structure d'une protéine.

La fabrication des protéines se déroule dans le cytoplasme au niveau des ribosomes, alors que l'information génétique pour toutes les protéines se situe dans le noyau sous forme d'ADN.

Comme l'ADN ne peut pas sortir du noyau pour réaliser la synthèse protéique, l'ARN ou Acide Ribonucléique intervient alors.

Les protéines synthétisées par les cellules se retrouvent sous différentes formes : enzymes, hormones...

C'est en se divisant que la cellule transmet son patrimoine génétique.

3.2. ARN ou Acide ribonucléique

3.2.1. Définition / composition

Il est synthétisé à partir de l'ADN et est l'intermédiaire nécessaire dans la fabrication des protéines.

L'unité de base est aussi le nucléotide MAIS, :

  • le sucre est du ribose ;
  • la base " T " est remplacée par de l'uracile « U » ;
  • l'ARN ne possède qu'une seule chaine de nucléotides.

3.2.2. Fonction

Il est synthétisé à partir de l'ADN : la transcription. Cette synthèse se déroule dans le noyau puis sort sous cette forme dans le cytoplasme pour être synthétisé en protéines.

3.3. De l'ADN à la protéine

2 étapes.

3.3.1. La transcription

La transcription permet la synthèse de l'ARN à partir d'un gène et a lieu dans le noyau.

Les 2 brins d'ADN se rompent, un des 2 brins d'ADN sert alors de matrice pour synthétiser le brin d'ARN par complémentarité du brin d'ADN transcrit.

Les " G " vont être remplacés par des " C " et inversement, les " T " par des " A " et les " A " par des " U " car l'ARN ne comporte pas de " T ".

Elle se fait par l'intermédiaire de l'ARN polymérase qui est une enzyme.

La molécule ainsi synthétisée est appelée ARNm ou ARN messager et passe alors dans le cytoplasme.

cours ifsi la cellule - la transcription

3.3.2. La translation ou traduction

La translation ou traduction correspond à la traduction au niveau des ribosomes des codes de l'ARNm en séquences d'acides aminés pour la protéine et se situe dans le cytoplasme.

A chaque succession de 3 nucléotides correspond un acide aminé.

Ces 3 nucléotides forment un codon.

L'ensemble forme le code génétique qui correspond au code permettant à la cellule de transformer une séquence de nucléotides en une séquence d'acides aminés.

cours ifsi la cellule - Le code génétiqueogie-fondamentale/biologie-transcription.jpg

Sur le ribosome se fixe l'ARNt appelé ARN de transfert qui comporte une succession de 3 nucléotides complémentaires du codon (anticodon).

Le ribosome se déplace donc le long de l'ARNm de codon en codon et à chaque fois apporte l'acide aminé correspondant par le biais d'un ARNt.

Cette opération se répète jusqu'à ce que la synthèse de la protéine soit terminée.

Le code originel de l'ADN est alors retraduit.

cours ifsi la cellule - La traduction

cours ifsi la cellule - La traduction

cours ifsi la cellule - la traduction

4. Le cycle cellulaire

Toutes les cellules, à l'exception des hématies, des cellules nerveuses et des fibres musculaires squelettiques, sont susceptibles de se diviser, c'est-à-dire de former par mitose deux cellules filles ayant les mêmes caractères morphologiques et physiologiques que la cellule mère.

La division cellulaire permet aux cellules de se reproduire et de se multiplier, car chaque jour des cellules meurent et chaque jour elles sont remplacées.

En se reproduisant elle transmet l'intégralité de son matériel cellulaire et notamment le matériel génétique (ADN).

C'est l'ensemble des modifications qu'une cellule subit entre sa formation, par division de la cellule mère, et le moment où cette cellule a fini de se diviser en deux cellules filles, grâce à la mitose au cours de laquelle les chromosomes se condensent et deviennent visibles en microscopie optique. Il comprend l'interphase et la mitose.

Lors de la mitose, il y a une étape qui consiste à reproduire à partir d'une molécule d'ADN une autre molécule d'ADN strictement identique, c'est la réplication.

La plus grande partie du cycle est occupée par l'interphase, période comprise entre la fin d'une division et le début de la suivante.

Le noyau est alors mécaniquement inactif, c'est-à-dire qu'il ne se divise pas.

4.1. La réplication de l'ADN

4.1.1. Principe

A partir d'une cellule contenant sa molécule d'ADN, on obtient 2 cellules identiques contenant chacune la même molécule d'ADN.

4.1.2. Mécanisme

Les 2 brins d'ADN se séparent grâce à l'ADN polymérase, qui est une enzyme.

Un brin d'ADN complémentaire va être synthétisé en regard de chaque brin d'ADN de la molécule mère en respectant l'appariement des bases.

On obtient donc au final 2 molécules filles.

cours ifsi la cellule - La réplication de l’ADN

4.2. La mitose

4.2.1. Principe

La mitose permet la réplication de l'ADN d'une part et d'autre part la fabrication de 2 cellules-filles à partir d'une cellule mère.

4.2.2. Les chromosomes

Dans le noyau, il existe la chromatine qui est composée de molécules d'ADN et de protéines.

Elle forme des filaments visibles appelés les chromatides.

Après chaque réplication, chaque molécule d'ADN forme 2 chromatides identiques reliés par le centromère.

Lorsque la cellule se divise tous les chromatides se condensent formant une sorte de baguette appelée chromosome.

A l'exception des cellules reproductrices mâles et femelles, les cellules humaines comportent 46 chromosomes, c'est-à-dire 23 paires de chromosomes.

En effet chaque paire réunit 2 chromosomes identiques.

cours ifsi la cellule - Le chromosome

4.2.3. Les étapes de la mitose

La phase de mitose est la phase pendant laquelle la cellule se divise, elle dure environ 1 heure. Elle n'est qu'une étape du cycle cellulaire.

Le cycle cellulaire passe par 4 phases successives.

Phase G1 : phase de préparation qui dure de quelques heures à quelques jours en fonction du type cellulaire C'est l'intervalle de temps qui s'écoule entre la fin de la mitose et le début de la phase suivante C'est pendant la phase G1 que la cellule contrôle sa taille et son environnement. Pendant cette phase une cellule n'a pas encore commencé à répliquer son ADN et peut entrer dans l'état quiescent G0 qui peut durer de quelques jours à plusieurs années. Enfin, une cellule qui ne se divise plus reste en phase G1 jusqu'à sa mort.

Phase S : phase de synthèse où l'ADN est répliqué qui dure 7 heures environ

Phase G2 : elle prépare l'entrée en mitose et dure environ 3 heures. Pendant cette période la cellule va vérifier que son ADN a été correctement répliqué (elle est donc provisoirement tétraploïde).

Phase M : phase de mitose pendant laquelle la cellule se divise, cela dure environ 1 heure

L'interphase :

Période entre la fin de la division et le début d'une autre division = phase G1, S et G2.

Les chromosomes ne sont pas individualisés.

Le matériel génétique est sous la forme de chromatine.

cours ifsi la cellule - La mitose

La réplication de l'ADN se déroule pendant 10 à 12 heures contrairement au processus de division cellulaire qui dure 1 heure environ.

La mitose se réalise selon 6 étapes distinctes.

  1. La prophase

    Condensation des filaments de chromatine et apparition des chromosomes dans le noyau.

    Réplication des centrioles en 2 paires de centrioles et répartition à chaque pôle du noyau.

    Développement de microtubules en forme de fuseau, sortes de rails sur lesquels vont se déplacer les chromosomes.

    La membrane nucléaire se désagrège.

    cours ifsi la cellule - La prophase

  2. La prométaphase

    Rupture de la membrane nucléaire en vésicules.

    Les chromosomes sont très condensés se lient aux kinétochores (assemblage supramoléculaire de protéines au niveau des régions centromériques des chromosomes mitotiques).

    Ils sont animés de mouvements désordonnés.

    cours ifsi la cellule - La prométaphase

    cours ifsi la cellule - La prométaphase

  3. La métaphase

    Des microtubules capturent les chromosomes au niveau du kinétochore.

    Lorsque la capture est réalisée des deux côtés, le jeu coordonné des microtubules place les chromosomes est à égale distance des pôles (à l'équateur), formant la plaque équatoriale.

    Tant que le dernier chromosome n'est pas en place, les autres chromosomes alignés attendent.

    cours ifsi la cellule - La métaphase

  4. L'anaphase

    Séparation des 2 chromatides identiques du chromosome (issues de la réplication de l'ADN) par le centromère qui se clive et déplacement de ceux-ci vers les pôles opposés de la cellule (1 lot de 46 chromosomes avec 1 chromatide à chaque pôle)

    Les chromosomes sont tous disposés à l'équateur de la cellule.

    Les liens qui soudent les kinétochores sont détruits.

    Les moteurs des kinétochores font monter les chromatides vers les pôles du fuseau.

    Un diaphragme de fibrilles contractiles apparaît à la périphérie de l'équateur.

    cours ifsi la cellule - L’anaphase

  5. La télophase

    Formation d'une membrane nucléaire, le fuseau s'estompe ainsi que les chromosomes autour de chaque lot chromosomique.

    Création d'une cloison entre les 2 cellules filles.

    Tous les chromosomes fils sont aux pôles.

    Les microtubules kinétochoriens ont disparu.

    La membrane nucléaire se reconstitue. Création d'une cloison entre les 2 cellules filles.

    cours ifsi la cellule - La télophase

  6. La cytodiérèse

    La mitose est terminée et la cellule entreprend son processus de clivage.

    La plus visible des modifications est l'invagination progressive de la membrane plasmique, autour du centre de la cellule et dans le plan équatorial.

    Un anneau contractile s'est formé et c'est lui qui est responsable de cette déformation.

    Le sillon de division ainsi créé se creuse de plus en plus, jusqu'à la séparation complète des deux cellules filles.

    cours ifsi la cellule - La cytodiérèse

    Les étapes de la mitose :

cours ifsi la cellule - Les étapes de la mitose

4.3. La méiose

Lors du développement des cellules germinales immatures vers des formes matures (gamètes), le patrimoine génétique ne se duplique pas.

La présentation diploïdes normales des chromosomes (2 x 23 chromosomes) est réduite à une présentation haploïde (1 x 23 chromosomes), on parle alors de division de réduction.

Elle comporte 2 divisions cellulaires au lieu d'une seule.

Ainsi après la 2ème division cellulaire, on aboutit à 4 cellules haploïdes à partir de chaque cellule qui entre en méiose.

La fusion d'une cellule haploïde d'origine paternelle avec une cellule haploïde d'origine maternelle permet alors d'obtenir une cellule diploïde.

cours ifsi la cellule - Comparaison mitose/méiose

cours ifsi la cellule - La méiose

cours ifsi la cellule - La méiose

Exemple de méiose lors de la formation d'un ovule (ovogénèse).

A l'inverse de la formation des spermatozoïdes, on obtient un unique ovule à partir d'une cellule germinale féminine immature.

L'ovule garde la plus grande partie du cytoplasme au cours des 2 divisions de maturation, pendant que les 3 corpuscules polaires sont détruits.

5. La mort cellulaire

2 types.

5.1. Apoptose ou mort cellulaire programmée

Mort cellulaire naturelle ou physiologique.

C'est un processus transformant les cellules avant qu'elles soient éliminées de l'organisme dans laisser de cicatrice.

Cet équilibre entre cellules qui meurent et celles qui se divisent permet la survie de l'être humain.

5.2. Nécrose

Mort cellulaire survenant lorsque la cellule est confrontée à des situations non physiologiques extrêmes, par exemples des brûlures ou infection.

Elle entraine la formation d'une cicatrice.

6. Les communications intercellulaires

6.1. Généralités

Ce sont l'ensemble des interactions existant entre les cellules ainsi qu'entre les cellules et le milieu extra cellulaire.

cours ifsi la cellule - Communications intercellulaires

Il existe 2 types d'interaction :

  • - celle utilisant un messager :
    • - autocrine : le messager agit sur les cellules qui l'ont libéré ;
    • - paracrine : le messager agit sur les cellules voisines de celles qui l'ont libéré ;
    • - endocrine : le messager libéré par une cellule agit à distance sur une autre cellule après avoir été véhiculé par le sang
  • - celle se faisant directement par contact :
    • - juxtacrine : interaction comporte un contact entre 2 cellules et s'accompagne d'adhésion intercellulaire

cours ifsi la cellule - Interactions cellulaires

6.2. La transmission de l'information par l'intermédiaire d'un messager

Les cellules par le biais de l'ADN synthétisent des enzymes, des médiateurs, des hormones, des récepteurs... qui vont permettre l'émission et la réception des messages.

L'énergie est fournie sous forme ATP (Adénosine Triphosphate) par les mitochondries.

6.2.1. Les étapes de la transmission d'une information entre 2 cellules

  1. Synthèse et libération d'un messager, médiateur, hormone ou cytokine par la cellule A.
  2. Interaction entre le messager libéré par la cellule A et le récepteur de la cellule B ; les récepteurs peuvent être membranaires (absence de pénétration du médiateur dans la cellule) ou intranucléaires (pénétration du médiateur dans la cellule).
  3. Transmission à la cellule A du signal capté par le récepteur souvent accompagnée de réactions enzymatiques.
  4. Transformation du signal reçu par le récepteur en une ou plusieurs actions ou effets : contraction ou relâchement d'une fibre musculaire, ouverture ou fermeture d'un canal.

6.2.2. Les molécules informatives (messagers)

Une molécule libérée par une cellule A ou fixée à sa surface est informative lorsqu'elle interagit spécifiquement avec une structure appelée récepteur d'une cellule B pour y initier des réactions conduisant à des effets spécifiques.

Les messagers sont de nature chimique diverse : dérivés d'acides aminés (noradrénaline, angiotensine...), des dérivés d'acides gras (prostaglandines...) ou des dérivés de cholestérol (cortisol, stéroïdes...).

Leur classification repose sur la distance qui sépare leur site de libération de leur site d'action.

On retrouve alors :

  • Les hormones : véhiculées par le sang depuis la glande qui les libère jusqu'à l'organe où elles exercent leurs effets (exemple : la coticotrophine est libérée par l'hypophyse et stimule la glande cotico-surrénale) ;
  • Les médiateurs : libérés à l'extrémité d'un nerf transmettent une information à une structure qui peut être un nerf ou un muscle (exemple la catécholamine, l'acétylcholine) ;
  • Les cytokines : elles peuvent agir sur la même population de cellules que celles qui les fabriquent ou sur une population différente (mode paracrine), elles peuvent agir sur les cellules qui les synthétisent (mode autocrine), elles peuvent agir à distance, transportées par le flux sanguin sur d'autres tissus comme la moelle osseuse, les os, le foie, le système nerveux central (mode endocrine) ;
  • Les molécules d'adhésion qui agissent en établissant des liens passifs ou impliquent des réactions par mise en jeu de signalisation intracellulaire.

6.2.3. Les récepteurs

Un récepteur est une structure moléculaire de nature polypeptidique interagissant avec un messager, hormone, médiateur, cytokine ou à un contact intercellulaire spécifique.

Cette interaction crée alors une modification du récepteur induisant par exemple l'ouverture d'un canal lié au récepteur.

Les récepteurs sont situés soit au niveau de la membrane plasmique soit à l'intérieur de la cellule, dans le noyau notamment.

Une même cellule comporte généralement plusieurs types de récepteurs.

6.2.3.1. Les récepteurs membranaires

Un récepteur membranaire comporte une partie extracellulaire où se trouve le site de reconnaissance de la molécule informative, une partie transmembranaire et une partie intracellulaire.

L'activation du récepteur membranaire ne nécessite pas la pénétration de la molécule informative dans la cellule.

Cette activation va induire des modifications qui vont soit être localisées à la membrane, soit s'étendre au cytoplasme ou bien atteindre le noyau.

Dans ce dernier cas, les réctions enzymatiques intracellulaires se poursuivant dans le noyau vont aboutir à la transcription de l'ADN en ARN.

L'ensemble des réactions entre activation du récepteur membranaire et effet cytoplasmique ou nucléaire est appelé transduction du signal.

Il existe 3 types de récepteurs membranaires :

  • Les récepteurs canaux : ils comportent un canal faisant communiquer le cytoplasme avec le milieu extracellulaire. La molécule informative module l'ouverture du canal et régule l'entrée dans la cellule soit des cations Na+ ou Ca2+ ou d'anions Cl-. La réponse est instantanée e de courte durée ;
  • les récepteurs liés aux protéines G : Leur activité nécessite la présence de présence de GDP (guanosine di phosphate, qui phosphorylé donne le GTP guanosine triphosphate). Les protéines G entrent en contact avec le récepteur et transmettent le signal à des enzymes, (adénylcyclase, phospholipase C....) ;
  • les récepteurs-enzymes : le récepteur possède sa propre activité enzymatique. La fixation de la molécule informative sur le récepteur active le site enzymatique du récepteur. Le récepteur de l'insuline est un récepteur qui possède une activité "kinase". Une "kinase" est une protéine enzymatique qui a la fonction d'ajouter un phosphate. Cette action s'appelle une "phosphorylation".
6.2.3.2. Les récepteurs intracellulaires

Le messager lipophile traverse la membrane plasmique et interagit :

  • soit avec le récepteur présent dans le cytoplasme et c'est le complexe messager récepteur qui pénètre dan le noyau et se lie à l'ADN ;
  • soit le messager est à effet direct (hormones stéroïdes, cortisone...) et se lie après pénétration dans la cellule à une protéine intracellulaire qu'il modifie pour qu'elle puisse interagir au niveau du noyau avec l'ADN.

6.3. Structures intervenant dans les communications intercellulaires

6.3.1. Synapse

La synapse est une zone spéciale de contact entre 2 neurones ou entre un neurone et un élément non neuronal.

Elle comprend un élément présynaptique, une fente et un élément postsynaptique.

La transmission synaptique comporte 6 étapes :

  • synthèse et stockage du médiateur grâce à des transporteurs dans des vésicules intracytoplasmiques au niveau de l'élément présynaptique ;
  • libération du médiateur par l'élément présynaptique dans la fente synaptique par migration de la vésicule contenant le médiateur du cytoplasme vers la membrane plasmique et fusion des membranes ;
  • interactions du médiateur avec ses récepteurs spécifiques postsynaptiques ;
  • effets sur les récepteurs présynaptiques qui modulent la libération du médiateur lui-même ;
  • recapture du médiateur par l'élément présynaptique ;
  • diffusion ou catabolisme.

6.3.2. Jonctions communicantes

Les jonctions communicantes sont des structures dynamiques passant de l'état ouvert à l'état fermé.

6.3.3. Communications par contact

Une cellule qui entre en contact avec une autre cellule ou avec la matrice extracellulaire fait qu'ils vont pouvoir échanger des informations en adhérant l'une à l'autre induisant alors des réactions.

Les molécules intervenant dans ces interactions sont les molécules d'adhésion.

7. Bibliographie

  • Anatomie physiologie biologie à l'usage des professionnels de santé ; Collection " Diplômes et études infirmiers " dirigée par J.F d'Ivernois ; Arne Schaffler, Sabine Schmidt ; Edition Maloine
  • Anatomie physiologie pour les soins infirmiers (Perlemuter), 4ème édition, Masson
  • Manuel d' Anatomie et de Physiologie éditions lamarre S.H. Nguyen 1994

cours biologie fondamentale étudiant infirmier MEDI Formation

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Commentaires (4)

roro92korea

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2 commentaires

#4

pour le PDF ...

Perso je clique sur imprimer, puis j'enregistre sur le PC le PDF (du coup pas obligation d'imprimer). Je n'arrive pas à l'ouvrir en PDF alors j'utilise visionneuse XPS pour ma part, mais peut-être que ça s'ouvrira en PDF pour d'autres ! Voilà, j'espère ça aidera certaines personnes ^^

Xilaas

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1 commentaires

#3

Pour le téléchargement en pdf

Bonjour, je voulais également télécharger cet article en PDF mais je ne trouve rien en haut de ma page, pourriez-vous m'aider s'il vous plaît ?

Hodrey

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42 commentaires

#2

C'est possible ;)

Vous pouvez télécharger en pdf, en haut du cours dans les outils à droite, le cours est disponible en pdf.
Bonne journée à vous !

arc-angel

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1 commentaires

#1

bonjour

tout d'abord merci pour l'aide que vous fournissez pour les étudiants , mais pourriez vous mettre cette article en PDF pour que je puisse le lire sans internet ?


merci bonne journée