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ESI : Une rentrée 2012 encore trop coûteuse

La Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI) fait le bilan du coût de la rentrée 2012 des étudiants en soins infirmiers. Elle pointe notamment du doigt des coûts spécifiques encore trop élevés pour les ESI.

ESI : Une rentrée 2012 encore trop coûteuseComme chaque année, la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE) publie son indicateur sur le coût de la rentrée étudiante et les dépenses mensuelles effectuées. La FNESI s'est appuyée sur ces chiffres pour mettre en avant les coûts spécifiques supportés par les étudiants en soins infirmiers.

Elle relève notamment que seuls les frais de téléphonie et d'internet ont diminué depuis 2011. En 2012, les dépenses mensuelles de la vie courante (loyer et charges, repas au restaurant universitaire, téléphonie et internet, loisirs, transports, alimentation, vêtements) s'élèvent à 1.025,23€ en Province, et 1.268,74€ en Île de France. A ces frais s'ajoutent des coûts spécifiques au mois de septembre, notamment les droits d'inscription, les frais de concours, le matériel pédagogique spécifique aux ESI, la sécurité sociale, l'assurance habitation... En Province, ces frais supplémentaires coûtent aux étudiants 2.254,03€ et 2.609,56€ en Île de France. De plus, la France compte 65 Ifsi privés dont les frais d'inscription peuvent s'élever à 1.270 €. Pour les étudiants boursiers, ces dépenses sont prises en charge, mais les ESI issus des classes moyennes et souvent non boursiers peuvent rencontrer des difficultés financières en début d'année. D'autant plus qu'à cela s'ajoutent les coûts des concours d'entrée estimés à 99 € que les étudiants déboursent souvent plusieurs fois en s'inscrivant aux concours de différents Ifsi. En moyenne, le coût de la rentrée globale pour un étudiant en soins infirmiers en France est donc de 3.226,86 €. Cela représente une augmentation de 1,55 % par rapport à 2011 où ces frais étaient de 3.176,81 €.

La FNESI déplore également le fait que les étudiants en soins infirmiers n'aient pas accès aux mêmes droits sociaux que les étudiants issus de l'enseignement supérieur. Elle fait remarquer que la réévaluation des bourses sanitaires et sociales stagne depuis 2005. La gestion des dépenses sur le moyen-long terme est donc souvent difficile. Le versement irrégulier des bourses régionales, la date du premier versement qui a généralement lieu en début d'année civile et la fréquence de versement (souvent bisannuelle ou trimestrielle) contribuent en effet à la précarité des étudiants.

En outre, la plupart des étudiants en Ifsi ne bénéficie pas de la restauration étudiante qui propose un repas complet à 3,10 €, un prix plus avantageux que celui des self des centres hospitaliers où les étudiants se restaurent. La question du logement est également problématique d'après la FNESI puisque le remplissage du Dossier Social Etudiant, indispensable lors d'une demande de logement, a lieu en avril alors que les résultats des concours infirmiers ne sont publiés qu'en juin.

En moyenne, le coût de la rentrée globale pour un étudiant en soins infirmiers

en France est donc de 3.226,86 €.


La FNESI souhaite donc que les bourses sanitaires et sociales soient gérées par le CROUS au lieu des régions. Les résultats de tests effectués en Basse-Normandie sont déjà très convaincants et pourraient mener à une uniformisation dans d'autres régions pour améliorer les conditions sociales des ESI. Pour plus d'équité entre les étudiants, elle propose également que les ESI aient accès aux services du Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires (CROUS), aussi bien pour le logement que pour les restaurants universitaires, et que les frais d'inscription soient gelés. Elle soutient également le projet de la FAGE visant à mettre en place l'Aide Globale d'Indépendance (AGI), un système d'aide pour les étudiants en difficulté financière.


Rédactrice Infirmiers.com

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