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TFE - L'infirmier(e) et la contention physique d'un patient agité en psychiatrie


En juin 2012, Marine Lacassagne, alors étudiante à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers du Gers, soutenait avec succès son travail de fin d’études sur le thème « Le vécu de l'infirmier(e) lors de la contention physique d'un patient agité en psychiatrie ». Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.

TFE – L'infirmier(e) et la contention physique d'un patient agité en psychiatrieMarine Lacassagne introduit ainsi son travail de recherche : « Ce travail débute par une situation vécue ou observée en stage. Pour ma part, la situation sur laquelle j’ai décidé de réfléchir s’est déroulée lors de ma première année, dans un service de psychiatrie accueillant des patients atteints de psychoses déficitaires non stabilisées. Plus précisément, cette situation concerne une infirmière et moi-même lors de la mise sous contention d’une patiente agitée. Je me suis interrogée sur cette situation en particulier car je me suis rendue compte de l’impact émotionnel que ce soin avait suscité chez nous.

C’est donc pour cette raison que ce travail de fin d’études traite du vécu infirmier lors de la contention physique d’un patient agité en psychiatrie. Ce sujet me tient principalement à coeur du fait de mon projet professionnel qui se dirige vers le secteur de la psychiatrie et aussi de l’utilisation fréquente de la contention physique dans ces unités de soins. De plus, j’ai choisi ce sujet afin de réellement y réfléchir car ce soin prive l’individu de l’un de ses droits fondamentaux à savoir la liberté.

Mon travail se compose de quatre parties. La première décrit mes motivations, ma situation interpellant, et se termine par ma question de départ.
Ensuite, ma deuxième partie correspond à mon pôle théorique. Je développe les différents concepts en lien avec ma question de départ en essayant de me référer régulièrement à ma situation de départ.
Par la suite, ma troisième partie ou plus précisément mon pôle empirique correspond aux entretiens réalisés auprès d’infirmier(e)s, afin de me confronter à la réalité du terrain.
Pour terminer, dans ma quatrième et dernière partie, je réalise la synthèse de ma problématique qui aboutit alors à ma question de recherche ; cette dernière viendra clore mon travail de fin d’études.

De manière générale, ce travail de fin d’études m’a permis de mieux me connaître, d’identifier mes émotions de façon plus pertinente et par conséquent de les gérer plus facilement. »

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Rédactrice Infirmiers.com
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Commentaires (1)

Argrath le Troll

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1 commentaires

#1

C'était mieux avant... avé les cailloux

Bonjour
Je suis infirmier en psychiatrie. Je fais partie d'une équipe de soignants (femmes et hommes, AS et infirmiers) expérimentale depuis deux ans et demi. Notre équipe est nommée "pool soignant" et nous ne faisons quasimment que du renfort, que ce soit lors des états d'agitation, des CIT, des réintégrations du domcile du patient, ou des transferts de D398. Autant dire que nous connaissons bien le problème de la contention physique...
Tout d'abord je m'inscris en faux sur cette assertion comme quoi le nouveau diplôme aurait fait réapparaitre la contention. J'ai été formé par de "vieux" infirmiers ISP, et ils ne m'ont JAMAIS dit que la contention n'existait pas. Bien au contraire... Elle était manifestement plus violente et plus "spontanée" que réfléchie.
Par contre elle était certainement mieux faite car les techniques elle mêmes étaient transmises.
Comme le reste les ISP n'ont plus transmis ces manoeuvres après 92.
Par contre TOUS ces infirmiers disent que les médecins n'hésitaient pas à prescrire des doses de traitements qui calmaient les patients et rendaient moins nécessaire la contention physique.
Quand on voit les traitements homéopatiques d'aujourd'hui...

Comment les affects doivent ils être traités?
En groupe. Collectivement et au travail. Tout autre manière reviens à ignorer que l'affect du soignant est en lui même un signe clinique par l'intérmédiaire du transfert/contre transfert.
C'est aussi un moyen pour l'administration d'ignorer qu'il s'agisse d'un élément "normal" de notre métier, mais que c'en est également une conséquence, et qu'il conviens donc de le "traiter". Mais en ces périodes d'économie, il est plus facile de faire rejaillir cela de façon individuelle que collective. Si c'est un problème de résistance individuel, alors c'est à chaque soignant de se débrouiller avec ces limites, alors que collectivement cela deviens un facteur que l'administration doit traiter et gérer (groupes de paroles/supervisions).