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Messagepar minijim » 14 Aoû 2012 20:33

Salut a toutes et a tous
il y avait un sujet intitulé "actualité 2012" qui avait pour vocation de diffuser
tous les articles de journaux ou autres du jour dont le sujet se rapporte aux connaissances de notre concours pour nous tenir au courant en un clin d'oeil.
Si cela en dit a certain de continuer cette idée qui permet de toujours etre sur le front de l'actualité ben c'est ici .
Vous trouvez un article interessant hop un copier coller ici c'est pas plus compliquer et ca aide grandement.....
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Messagepar minijim » 14 Aoû 2012 20:35

alors je commence
L'interdiction des snacks à l'école réduit l'obésité

Par Romy Raffin - le 13/08/2012



Une étude américaine de grande ampleur a comparé les états où la vente de sucreries dans les établissments scolaires était interdite avec ceux où aucune règle n'est imposée.



Bientôt la fin des sodas trop sucrés et des barres chocolatées pleines de graisses saturées pour les jeunes Américains? Près de la moitié des cinquante états outre-Atlantique limitent déjà les produits de grignotage accessibles aux élèves (jus 100% pur fruits ou snacks à teneur réduite en gras par exemple) mais l'efficacité de telles mesures dans la lutte contre l'obésité reste débattue. Pour la première fois, une étude réalisée à l'échelon national parue lundi dans la revue Pediatrics montre que diminuer la consommation de «junk-food» à l'école pourrait effectivement contribuer à limiter l'embonpoint des élèves. Des résultats qui confortent la décision de la France d'interdire dès 2005 les distributeurs automatiques de boissons et de snacks dans les écoles.

De 2004 à 2007, le Dr Daniel Taber et son équipe de l'université de l'Illinois à Chicago ont suivi le poids de 6300 élèves de 11 à 14 ans dans 40 états américains. Les chercheurs ont analysé ces données en fonction des lois encadrant la nourriture et les boissons vendues dans les distributeurs automatiques au sein des écoles. Certaines réglementations sont plus sévères que d'autres, allant de l'obligation de respecter des normes précises (comme en Californie qui limite les quantités de sucre, de gras et de calories à ne pas dépasser à de simples conseils généraux de nutrition.

De nombreux facteurs en jeu

Bilan: dans les états aux lois les plus strictes, les scientifiques ont observé une diminution de 5% des enfants en surpoids et de 8% de ceux obèses, avec une réduction de l'IMC (indice de masse corporelle) de 0,44 points en moyenne. Pour les chercheurs, les politiques scolaires sont donc un moyen d'améliorer la santé des enfants … à condition que les restrictions soient suffisamment claires et précises, prévient toutefois le Dr Taber. De plus, les interdictions ne doivent pas concerner un seul type de produits sous peine d'être inefficace, comme dans le cas des boissons sucrées, souligne le chercheur dans une autre étude.

Le fait de restreindre les snacks et sodas à l'école ne peut à lui seul compenser les habitudes alimentaires familiales qui modèlent les comportements des bambins. C'est l'une des raisons qui expliquerait les résultats relativement modestes de l'encadrement du snacking scolaire observé dans cette étude et dans des recherches antérieures, le manque d'activité physique étant un autre facteur à considérer. De façon plus secondaire, la naissance de «trafics» de chips et de sucreries en cas d'interdiction pourrait également limiter la portée de telles mesures.

Toujours bon à prendre

Quoi qu'il en soit, même si la modération du grignotage à l'école n'a qu'un impact minime sur le poids des enfants, ce résultat est toujours bon à prendre: «Ça ne peut pas être pire que ça ne l'est déjà», estime le Dr David Ludwig, spécialiste de l'obésité infantile à la Harvard Medical School de Boston, en référence au triplement du taux d'obésité des enfants américains en l'espace d'une génération. Un bambin sur six est aujourd'hui obèse aux États-Unis, même si les courbes tendant à se stabiliser.

La France n'est pas épargnée, avec 20% des enfants français de 3 à 17 ans touchés par le surpoids ou l'obésité. Outre l'interdiction des distributeurs automatiques, d'autres mesures sont ont été mises en place par le ministère de l'Education Nationale, comme celle d'encadrer la collation du matinale ou le goûter, qui ne doivent pas être systématiques, et doivent promouvoir une alimentation saine (eau, jus de fruits sans sucres ajoutés, produits laitiers demi-écrémés et céréales peu sucrées).
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Messagepar minijim » 14 Aoû 2012 20:36

Les effets d'une mauvaise ou courte nuit apparaissent après 20 minutes de conduite.



Que se passe-t-il si l'on conduit après une mauvaise nuit? Selon une étude présentée en juin dernier lors du congrès annuel de la Société européenne d'anesthésiologie, les performances diminuent dès 20 minutes de conduite. C'est en soumettant à des tests une trentaine d'internes le lendemain d'une nuit de garde que le Dr Ségolène Arzalier-Daret et ses collègues du CHU de Caen se sont aperçus de ces résultats inquiétants. Les conducteurs devaient réaliser, à 8 heures du matin, une épreuve sur simulateur correspondant à 15 minutes de conduite en ville, suivie de 60 minutes de conduite monotone sur autoroute. Certains venaient de faire une nuit de garde à l'hôpital avec un temps de sommeil inférieur à 3 heures en moyenne, alors que d'autres avaient passé une nuit normale.

Pour la conduite en ville, les conducteurs qui manquaient de sommeil ont roulé un tout petit peu moins vite - 2 km/h de moins - que les autres. «Peut-être avaient-ils conscience que leurs capacités de conduite étaient diminuées», avance le Dr Arzalier-Daret. Mais le résultat le plus étonnant concerne la déviation latérale, autrement dit le fait de ne plus conduire bien droit dans sa file. Les déviations se produisent dès la 20e mn de conduite pour ces conducteurs en manque de sommeil. Les difficultés à moduler sa vitesse en fonction de la circulation apparaissent, elles, après 30 minutes de conduite. Preuve supplémentaire des dangers de la conduite en manque de sommeil: 9 internes sur 30 avaient déjà eu un accident après une nuit de garde.

Un accident mortel sur trois est dû à l'endormissement

Les erreurs de conduites liées à la fatigue doivent évidemment être prises au sérieux par les conducteurs avant qu'il ne soit trop tard. Ainsi, se rendre compte que l'on arrive plus vite qu'on ne le croyait sur une voiture qui précède n'est pas anodin. Même chose si l'on mord involontairement sur la voie voisine. L'envie de fermer les yeux «juste deux ou trois secondes» peut aussi être fatale. Sur autoroute, la sécurité routière estime qu'un accident mortel sur trois est dû à l'endormissement au volant. Sur les routes départementales, c'est plus souvent l'excès d'alcool qui est en cause dans les accidents mortels. Réflexes intacts ou émoussés, la vitesse excessive reste impliquée dans un accident mortel sur cinq. Un nouveau phénomène inquiète aussi les experts de la prévention routière: la consommation d'alcool couplée aux boissons énergisantes qui fait sous-estimer la quantité d'alcool que l'on a bu. Une étude menée en Floride il y a deux ans montrait que ceux qui mixaient les deux avaient quatre fois plus tendance à prendre le volant, en dépit d'un taux d'alcool élevé, que ceux qui n'avaient bu que de l'alcool.

Autre danger souvent sous-estimé: téléphoner ou envoyer et lire des textos en conduisant, ce qui est interdit mais pourtant le fait d'un conducteur sur deux. Une étude australienne avait retrouvé un risque d'accident quadruplé, y compris avec les dispositifs mains-libres. Alcool, vitesse, téléphone, fatigue… les principaux ennemis du conducteur sont désormais bien identifiés.
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Messagepar minijim » 14 Aoû 2012 20:37

PASIEKA/SPL/PHANIE/phanie

De façon étonnante, les individus disposant d'une mémoire autobiographique ne brillent pas particulièrement lors de tests de mémorisation générale.





Ils n'oublient rien: le don de la mémoire autobiographique

Par Marie-Noëlle Delaby - le 10/08/2012



Les neurologues s'intéressent de près aux individus qui gardent un souvenir très précis de tout ce qui leur est arrivé dans leur vie depuis l'âge de 10 ans.



«Où étiez-vous dans la nuit du 10 au 11 août 2001?» À moins d'un événement mémorable ce jour-là, peu d'entre nous sont capables de répondre sans prendre le temps de la réflexion, et souvent même de quelques recherches, à ce type de question. Ceux qui le peuvent sans hésiter, et cela pour n'importe quelle date depuis leur enfance, sont sans doute dotés de ce surprenant don nommé «mémoire autobiographique», qui intéresse de plus en plus les neurologues.

Des chercheurs de l'université californienne d'Irvine ont en effet découvert des différences notables dans la structure du cerveau des personnes ayant la capacité de se remémorer sans effort et instantanément n'importe quel moment de leur passé depuis l'âge de 10 ans et demi, «comme si leurs souvenirs ne vieillissaient pas», précise Aurora LePort, auteur principal de l'étude publiée fin juillet dans la revue scientifique Neurobiology of Learning & Memory's.

Ce phénomène dit de mémoire autobiographique a été étudié pour la première fois par l'équipe du neurobiologiste James McGaugh en 2006 sur une seule femme. Ils ont cette fois élargi le champ des investigations en s'intéressant à une douzaine de sujets choisis parmi 500 candidats potentiels.

Une mémoire très sélective

Comparés à des personnes aux capacités cognitives classiques, les onze individus présentaient des variations structurelles dans neuf parties distinctes du cerveau, connues pour la plupart pour être en lien avec la mémoire autobiographique. L'équipe des neurobiologistes a notamment observé chez eux une plus grande robustesse de la matière blanche reliant les parties médianes et arrière du cerveau.

De manière surprenante, les candidats retenus par l'étude n'ont pas montré d'aptitudes particulières à retenir par cœur des informations lors de tests en laboratoire. «Ces personnes sont radicalement différentes des champions de la mémoire qui peuvent retenir des décimales du chiffre pi à l'infini, analyse Aurora LePort. Nous sommes en présence d'une forme très spécifique de mémoire.»

Par ailleurs, ces personnes présentent un taux supérieur à la moyenne de troubles obsessionnels et compulsifs, sans que la relation entre cette pathologie et la qualité des souvenirs ne soit expliquée pour l'heure. La plupart des patients étaient notamment des collectionneurs acharnés d'objets en tout genre.

Les chercheurs californiens, qui devraient mener prochainement de nouvelles recherches sur une trentaine d'autres volontaires, souhaitent désormais élucider les mécanismes qui se cachent derrière ce drôle de don, et dont on ignore pour l'heure s'ils sont de nature génétique, moléculaire ou plus simplement liés à des particularités structurelles et anatomiques du cerveau.
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Messagepar minijim » 14 Aoû 2012 20:44

Il est désormais connu que la schizophrénie, qui touche environ 1 % de la population française, est une maladie complexe impliquant de nombreux facteurs génétiques et environnementaux (stress intense, prise de cannabis...). Et donc qu'il ne faut pas faire porter la responsabilité de cette affection sur le comportement des parents. Mais, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres en psychiatrie, rien ne vaut la preuve par l'image. D'où l'intérêt des travaux qu'Arnaud Cachia, de l'équipe de Marie-Odile Krebs et Thérèse Jay (Inserm U894 / Université Paris Descartes "Centre de psychiatrie et neurosciences" à l'hôpital Sainte-Anne), vient de publier dans Schizophrenia Bulletin.

La schizophrénie est une affection cérébrale sévère et invalidante, qui débute en général à l'adolescence ou chez le jeune adulte. Son diagnostic est difficile, en raison de l'hétérogénéité des manifestations : délires, hallucinations, repli sur soi, ou encore symptômes autistiques, menant à la modification de la personnalité et à la perte du contact avec la réalité. De plus, la maladie peut se déclarer de différentes manières, soit brutalement lors d'une crise d'hallucinations ou de délire, soit de façon plus insidieuse, avec un repli progressif sur plusieurs années.

"Perturbations dans le développement du cerveau"


Grâce à une nouvelle technologie d'analyse des données d'IRM (imagerie par résonance magnétique), les chercheurs français ont pu détecter des variations des formes 3D des cerveaux de certains patients souffrant de schizophrénie. L'étude menée par Arnaud Cachia a porté sur 44 personnes qui ont été prises en charge à l'hôpital Sainte-Anne de Paris. Leurs cerveaux ont été scannés au moment de leur premier épisode psychotique. Ces patients n'ont donc quasiment jamais suivi de traitement. Deux sous-groupes ont alors été comparés : les schizophrènes avec et ceux sans signes neurologiques mineurs.

Les patients avec des signes neurologiques mineurs rencontrent de légères difficultés motrices ou sensorielles, qui peuvent être mesurées selon une échelle établie par les chercheurs. La coordination de leurs gestes et la perception de leur corps ont été évaluées à travers des tests, comme celui de marcher sur une ligne droite ou reconnaître une lettre de l'alphabet tracée par pression du doigt sur la paume de la main du patient. Les chercheurs ont vérifié s'il existait des similarités anatomiques du cerveau au sein de chaque sous-groupe. Grâce à l'IRM anatomique et un logiciel développé par des chercheurs du CEA (Neurospin), ils ont analysé la morphologie 3D des plissements du cortex. Résultat : les patients ayant des signes neurologiques mineurs ont en moyenne des plis (sillons et gyrus) légèrement moins marqués que les personnes sans ces signes.

"On en déduit qu'il y aurait eu des perturbations lors des étapes clés du développement du cerveau, entraînant des trajectoires de développement cognitif et moteur différentes", explique Arnaud Cachia. La découverte de ces sous-groupes devrait permettre, à terme, de mieux adapter les stratégies thérapeutiques en prenant en compte les particularités individuelles des patients et également d'intervenir le plus tôt possible. "Une des prochaines étapes sera l'identification des gènes du développement neurologique qui sont impliqués", concluent les chercheurs
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Messagepar minijim » 15 Aoû 2012 07:05

Décidément, le surpoids est bien néfaste pour la santé. Non seulement il augmente le risque de développer différents cancers primaires, dont celui du sein après la ménopause, mais en plus il favoriserait l'apparition d'un second cancer, localisé dans l'autre sein ou à nouveau dans le même, dans l'endomètre ou le côlon-rectum. Ces résultats émanent de chercheurs (Inra, Inserm, Cnam, Université Paris-XIII) faisant partie du réseau national Alimentation Cancer Recherche. Ils ont réalisé pour la première fois, en collaboration avec une équipe de l'Imperial College à Londres, une revue systématique et une analyse des résultats des études sur les relations entre surcharge pondérale et risque de second cancer après un cancer du sein.

En France, environ 2 millions de personnes ont des antécédents personnels de cancer. Cette population est en augmentation, du fait de la hausse de l'incidence des cancers et de l'amélioration de la survie après cancer. Les patientes ayant eu un cancer du sein (c'est le plus fréquent chez la femme, avec 53 000 nouveaux cas estimés en 2011) ont un risque de développer un second cancer majoré de 15 à 25 %. Les facteurs de risque identifiés sont le jeune âge lors du diagnostic, les prédispositions génétiques et la radiothérapie. À cette liste, il faut désormais ajouter la surcharge pondérale.

Intensifier la prévention


Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs ont identifié et examiné les résumés de plus de 3 300 publications. Ils ont intégralement analysé 441 articles et ils ont finalement inclus 13 études prospectives pertinentes dans leur méta-analyse. Les analyses par catégories d'indice de masse corporelle (IMC = poids/taille au carré) montrent que l'obésité au moment du diagnostic d'un cancer du sein est bien associée à une augmentation significative du risque de second cancer. Elle est de 37 à 40 % pour un autre cancer du sein (du même côté ou de l'autre), de 96 % pour un cancer de l'endomètre et de 89 % pour un cancer colorectal. Une analyse plus fine montre que pour une augmentation de l'IMC de 5 unités, correspondant au passage du poids normal au surpoids, ou du surpoids à l'obésité, le risque de second cancer du sein controlatéral s'élève de 12 %. Pour la même augmentation de l'IMC, le risque de second cancer de l'endomètre croît de 46 %.

Ces résultats montrent clairement l'impact négatif de la surcharge pondérale, un facteur de risque sur lequel il est pourtant possible d'agir, même si ce n'est pas toujours facile. Les auteurs précisent que, actuellement en France, 27 à 32 % des adultes sont en situation de surpoids et 9 à 17 % sont atteints d'obésité. Ils soulignent la nécessité de développer et d'intensifier les politiques de prévention visant à réduire la prévalence du surpoids et de l'obésité. C'est d'autant plus important que le surpoids augmente également le risque de cancer dans différents sites (oesophage, endomètre, rein, côlon-rectum, pancréas, sein après la ménopause), ainsi que celui de diabète, de maladies cardiovasculaires et de troubles respiratoires.
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Messagepar minijim » 15 Aoû 2012 07:17

La maladie de Parkinson est dégénérative et ravageuse. Les traitements s'attaquent aux symptômes, retardent l'échéance inéluctable pour ses 6,3 millions de victimes dans le monde. L'augmentation de l'espérance de vie laisse présager une flambée de cette pathologie. Médecins et laboratoires tâtonnent. Les patients sombrent. Aucun traitement n'a raison du mal. Pour mieux comprendre la maladie, il faudrait pouvoir tester les soins de façon plus rapide, et pour cela bénéficier de larges échantillons de malades. Un rêve dans cette période de crise pour les Etats et les groupes pharmaceutiques.

Un projet en bonne et due forme pour Max Little, chercheur au MIT (Institut de technologie du Massachusetts) en mathématiques appliquées. "Aujourd'hui, on ne sait pas comment aider les malades de Parkinson, notamment parce que l'on ne sait pas lire l'évolution des symptômes. Nous n'avons pas les moyens accessibles et faciles pour suivre cela de façon objective."

Max Little a inauguré la conférence avec une promesse comme on n'en entend qu'à TED : bientôt diagnostiquer la maladie de Parkinson et suivre son évolution sera, littéralement, simple comme un coup de fil. Et quasiment gratuit. Il fait partie des "TED Fellows", ces hauts potentiels aux idées plus grandes qu'un océan, repérés et invités par l'organisation. La petite quarantaine, Max Little pense comme un énorme processeur. Il raconte ses travaux, l'application des mathématiques aux troubles de la parole, avec une patience rare. Pédagogique, jovial, il n'a rien d'un théoricien réfugié dans sa tour d'équations. Son humilité et son pragmatisme épatent.

"CHEZ UN MALADE DE PARKINSON, LA VOIX A DES RIGIDITÉS"

Ses recherches démarrent en 2003 lors de son PhD (doctorat de recherche) à Oxford. Il pense que les mathématiques peuvent aider à mieux comprendre la voix. "Je cherchais un terrain d'application. Je me suis intéressé aux dysfonctionnements. Par exemple, comment un chirurgien qui intervient sur des cordes vocales - après un cancer notamment - peut-il savoir, objectivement, qu'il a réussi ?" Max Little se lance dans l'analyse clinique, travaille avec des médecins, publie, crée des modèles algorithmiques.

En 2006 à Toulouse, lors de la conférence International Conference on Acoustics, Speech and Signal Processing (Icassp) sur l'électronique, l'acoustique, la parole, il est abordé dans les couloirs par un chercheur d'Intel. La firme travaille sur des outils pour suivre l'évolution de la maladie de Parkinson. L'un de ses fondateurs investit une bonne partie de sa fortune depuis qu'il se sait atteint. Précisément, les chercheurs d'Intel ont enregistré la voix de cinquante patients, une fois par semaine, pendant six mois. Mais ils ne savent pas quoi faire des données. Du pain bénit pour Max. Intel le met au défi, organise un test à l'aveugle. Avec l'aide de son système, il doit identifier les malades. Il répond avec 86 % de fiabilité.

"La voix est le résultat d'une coordination du larynx, du diaphragme, des cordes vocales, de la langue et des lèvres. Chez un malade de Parkinson, cette coordination est altérée. La voix a des rigidités, des faiblesses et des tremblements. Elle est un bon marqueur de la maladie. Il est possible qu'elle soit même l'une des premières fonctionnalités affectées. Je n'en suis pas encore sûr, mais, en tous cas, Parkinson se détecte par la voix, même à un stade très précoce."

Max Little travaille à partir d'enregistrements. Il y applique une batterie d'algorithmes (300 !) pour transformer un signal sonore en nombre. "On cherche une dizaine de données qui caractérisent votre voix, comme la régularité de la vibration de vos cordes vocales, l'amplitude de mouvement de vos lèvres. Et ensuite on utilise le "machine learning" (l'apprentissage autonome des machines) pour mettre en lien ces données avec des informations concrètes, comme la présence ou non de la maladie, sa sévérité."

Le champ des questions s'ouvre : quelles sont les causes de cette pathologie ? Les populations à risque ? Comment optimiser les traitements ? Pour y répondre, la recherche a besoin d'un échantillon conséquent : "Les méthodes utilisées pour diagnostiquer et suivre les maladies sont bien trop onéreuses. Pour Parkinson, il faut aller voir un neurologue. Le test dure vingt minutes, mais il coûte 300 dollars [aux Etats-Unis]. Pour confirmer la maladie, il faut que le médecin essaie un traitement. A peu de chose près, un mois après, si les symptômes empirent, il dira que vous avez Parkinson. C'est long et compliqué à diagnostiquer, quant à savoir à quel stade de la maladie vous êtes, oubliez ! On a besoin d'un outil simple, à bas coûts, à diffuser de façon la plus large possible pour une réponse objective et rapide."

"L'IDÉE EST DE RENDRE CETTE TECHNOLOGIE ACCESSIBLE À TOUS"

Et, selon Max Little, cet outil est le téléphone, utilisé par cinq milliards d'individus. A terme, il veut créer une application qui permettra à quiconque de réaliser de chez lui un test de diagnostic ou de suivre l'évolution des symptômes. Il a lancé à TED un appel à dons particulier : "On a besoin de récupérer 10 000 voix pour construire notre échantillon. L'idée, c'est de recenser les problèmes qui pourraient conduire à une mauvaise interprétation (interférence sur la ligne de téléphone) et définir le test optimal (durée, fréquence). Et puis on veut être sûr de regarder les bons critères." La Parkinson's Voice Initiative a déjà récupéré 6 200 contributeurs en un mois. "Mais j'ai vraiment besoin que vos lecteurs nous téléphonent", conclut-il dans un sourire. Pour pouvoir participer, il suffit d'appeler le 02-49-88-05-76, que vous ayez la maladie ou pas, et de répondre aux questions. Le test est anonyme et gratuit.

Pour Max Little, la fortune serait-elle à portée de main ? Ce n'est pas l'objectif. "L'idée est de rendre cette technologie accessible à tous, individus comme laboratoires. On réfléchit à la meilleure façon de le faire : faut-il ou non nous associer avec le mouvement des logiciels libres pour établir une application gratuite sur iPhone ? Se rapprocher des compagnies pharmaceutiques pour qu'elles l'utilisent et baissent leurs coûts de recherche ? Notre but, c'est d'accélérer la découverte d'un traitement. Aujourd'hui, ce n'est plus seulement un problème d'argent, mais d'accès aux données."

Ce mathématicien veut révolutionner le diagnostic et accélérer le traitement des maladies neuronales. Des sommes astronomiques sont en jeu. Il travaille sur la voix. La sienne est claire, son raisonnement limpide. Il est sûr de réussir. On a envie de le croire. Sur parole.
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Messagepar minijim » 15 Aoû 2012 07:19

Cet appareil est utilisé depuis peu dans une clinique suisse pour soigner les patients atteints de maladies psychosomatiques.



À la Clinique bernoise de Crans-Montana, en Suisse, Christophe Rieder, psychologue en chef, propose depuis peu des séances de «rétrocontrôle biologique», ou biofeedback, à ses patients. Cette méthode, déjà utilisée en Allemagne et dans les pays anglo-saxons, consiste à mesurer certains paramètres vitaux comme la température, la pression sanguine, les pulsations cardiaques ou la tension musculaire à l'aide d'une machine comparable à un détecteur de mensonge. Le patient peut ainsi suivre en direct sur un écran l'évolution de ces paramètres qui changent en fonction des émotions ressenties.

Ces séances de rétrocontrôle biologique sont proposées aux patients atteints de maladies psychosomatiques tels que les états anxieux, phobies, attaques de panique, douleurs chroniques, migraines, hypertension, hyperactivité… Elles leur permettent de percevoir qu'ils ont le choix et les capacités d'agir sur leur corps. Pendant les séances, le patient doit prendre conscience de la manière dont ses paramètres physiologiques varient en fonction de son quotidien, puis apprendre à les contrôler. Il devra ensuite appliquer ces méthodes dans le quotidien pour gérer le stress de la vie courante.

Pas de guérison mais une meilleure qualité de vie

Les patients restent entre trois et quatre semaines dans la clinique. Un traitement spécifique est développé pour chacun d'entre eux en fonction de leur pathologie. Le but n'est pas de culpabiliser le patient, mais de le responsabiliser. «Les personnes souffrant de maladies somatiques sont souvent réfractaires à tout ce qui relève du domaine psy. Avec le rétrocontrôle biologique, on leur prouve de manière scientifique que leur corps réagit au stress, à l'émotion et aux instants critiques. Le voir inscrit sur un écran d'ordinateur leur fait prendre conscience qu'ils peuvent avoir une influence directe sur cet état de stress», explique Christophe Rieder sur le site Arcinfo.

Cette nouvelle thérapie ne guérit pas mais permet d'améliorer la qualité de vie des patients en les aidant à gérer leur maladie. Plus le patient est conscient de sa situation de vie et de ses capacités, mieux il saura gérer son quotidien et positiver ses émotions, ce qui aura un effet bénéfique sur son état de santé.
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Messagepar minijim » 15 Aoû 2012 07:21

Les cathéters et les sondes urinaires tuent plus que les incendies à l'hôpital !

Le Point.fr - Publié le 13/08/2012 à 09:24

Le Point.fr ouvre son espace de débat au professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté de médecine


Il existe, dans les hôpitaux et dans toutes les structures publiques, un surenchérissement permanent des exigences sécuritaires, notamment concernant le feu. Ces dernières années, le surcoût et la gêne occasionnés par cette spirale sécuritaire sont considérables, depuis la réfection des escaliers, des portes, des évacuations, la multiplication des exercices et les changements de normes. La mise en perspective du temps, de l'argent et de l'énergie consacrés à ce risque, comparé à d'autres dans les hôpitaux, est instructive.

La mortalité annuelle par incendie est estimée en France entre 300 et 400 personnes (données de 2004). Une situation plutôt rassurante, la mortalité étant inférieure à celle des pays les plus riches.

La majorité des incendies se produisent à domicile. Très peu se sont déclarés à l'hôpital. En faisant une rapide recherche sur Internet, on ne trouve depuis 2008 que trois décès liés à un incendie hospitalier, et des données relatives à 14 incendies, ces cinq dernières années dans les hôpitaux. Ces sinistres concernent majoritairement des hôpitaux désaffectés ou en construction, et surtout des hôpitaux psychiatriques. Dans ce dernier cas, il s'agit souvent d'incendies dus à des départs de feu, volontaires ou liés aux cigarettes, depuis les chambres des patients. Le gain à espérer d'un renforcement des procédures est donc extrêmement faible.


Morts par septicémie


En revanche sur la même période, on peut estimer qu'entre 10 000 et 20 000 personnes par an sont mortes de septicémie dans les hôpitaux en France ! Un taux comparable à celui de nombreux autres pays. Ce serait même la septième cause de mortalité, avant les accidents de la route... Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces septicémies sont dues pour beaucoup d'entre elles à l'utilisation des cathéters pour les perfusions et des sondes urinaires !

Presque un quart des patients hospitalisés ont une sonde urinaire, et le risque d'infection sur ces sondes est de 5 % par jour. Toutes les enquêtes montrent que les sondes urinaires sont trop utilisées et laissées trop longtemps en place. Ces infections sont à l'origine des septicémies hospitalières les plus fréquentes, celles dues à Escherichia coli. Les cathéters sont, eux, à l'origine de la deuxième cause de septicémie hospitalière la plus commune, les septicémies à Staphylococcus aureus, avec une forte mortalité. Le grand risque d'infection apparaît au-delà de trois jours d'utilisation.

Je comprends bien que la mort d'une personne de 75 ans à l'hôpital par septicémie sur sonde urinaire est moins spectaculaire que le décès de la même personne dans un incendie à l'hôpital, mais la hiérarchie de priorité en termes de sécurité pourrait s'accorder au risque réel, et non au risque perçu. Et le coût d'une augmentation des procédures de sécurité doit être évalué en fonction de son bénéfice potentiel. On découvrirait ainsi qu'il y a beaucoup de bénéfices à augmenter les mesures de sécurité sur l'usage des cathéters et des sondes urinaires...
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Messagepar minijim » 15 Aoû 2012 07:23

Un spray à base de cellules de peau permet d'accélérer la cicatrisation des ulcères cutanés.





Un spray cellulaire pour mieux cicatriser

Par Romy Raffin - le 10/08/2012



Une thérapie en spray contenant des cellules de peau pourrait aider la peau à mieux cicatriser. Un traitement prometteur pour des atteintes cutanées encore délicates à soigner.



Si l'ulcère évoque généralement les «trous dans l'estomac», la peau peut elle aussi s'ulcérer avec des plaies profondes particulièrement difficiles à cicatriser. Pour y remédier, la compagnie américaine Healthpoint Biotherapeutics, spécialisée dans les soins médicaux de la peau, a mis au point un spray composé de cellules cutanées dont les premiers résultats, tout juste publiés dans The Lancet, sont encourageants.

Pendant trois mois, le Dr Robert S. Kirsner et son équipe de l'université de Miami ont testé l'efficacité d'un spray (des kératinocytes et des fibroblastes prélevés sur des prépuces issus de la circoncision de nouveau-nés) auprès de 228 sujets atteints d'ulcères veineux chroniques. L'insuffisance veineuse est une cause majeure de la maladie (70% des cas). À cause d'un mauvais retour veineux, le sang stagne et détériore les tissus alentour qui deviennent plus fragiles, des plaies pouvant se former par simple grattage. La cicatrisation se fait ensuite très difficilement car la circulation n'apporte pas assez d'oxygène ni de molécules nécessaires à la régénération de la peau.

Une partie du traitement consiste donc à relancer la circulation sanguine à l'aide de bandes ou de bas de compression. L'autre enjeu des soins est de favoriser la cicatrisation de la peau, ce que vise justement le spray cellulaire testé dans l'essai. Tous les 7 ou 14 jours selon les groupes, certains participants ont reçu soit un spray actif soit un spray placebo (sans cellules) lors du nettoyage de leurs pansements, leurs bandes ou bas de contention étant replacés ensuite.

Bilan de l'essai: 70% des patients traités ont pu cicatriser grâce aux cellules pulvérisées, contre 46% dans le groupe de comparaison (soigné seulement par compression). La dose la plus faible (0,5 million de cellules par ml), au rythme d'une application toutes les deux semaines, a été la plus efficace avec une réduction de 91% de la taille des plaies (contre 80% dans le groupe sans spray) et un raccourcissement de 21 jours du délai de cicatrisation.

«C'est une étude très intéressante», selon le Dr Anne Dompmartin, dermatologue spécialiste de la cicatrisation au CHU de Caen. Le fait d'utiliser des cellules fœtales permet une cicatrisation de très bonne qualité, ce qui diminue le risque de rechute, explique le Dr Dompmartin. De plus, la cicatrisation plus rapide diminue les jours d'inconfort pour les patients, qui doivent parfois porter les bas ou bandes de compression 24 heures sur 24 heures. Les dépenses de santé, importantes pour soigner les ulcères de la peau souvent chroniques, pourraient également être réduites.

Encore inconnu, le prix du spray thérapeutique sera lui-même élevé, comme pour toutes les thérapies cellulaires. Mais quel que soit le coût de ce nouveau traitement, le plus important reste le diagnostic et le traitement des pathologies sous-jacentes afin d'empêcher les récidives. Car pour ce type de maladie, la cicatrisation n'est pas synonyme de guérison.
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Messagepar minijim » 15 Aoû 2012 07:24

La ministre de la Santé, Marisol Touraine a répondu personnellement à l'auteure d'une pétition en ligne contre l'indignité des chemises d'hôpital, qui ne couvrent pas les fesses, lancée le 27 juillet dernier.



Déjà 7000 signatures pour «Dignité, mes fesses!», la pétition contre la chemise d'hôpital, qui laisse entrevoir les fesses des patients, mise en ligne le 27 juillet. Cette requête pour un meilleur respect de la dignité des malades prend de l'ampleur, allant jusqu'à capter l'attention de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui s'est adressée directement par courriel à «Farfadoc», médecin et blogueuse à l'origine de cette initiative. La ministre a indiqué avoir «saisi les services du ministère» sur le sujet dans sa réponse relayée par Farfadoc sur Twitter (et confirmée par le ministère). Des propositions sont attendues dès le retour des congés d'été, a ajouté Marisol Touraine.

«Les situations très concrètes évoquées sur vos blogs décrivent parfaitement la gêne, pouvant parfois aller jusqu'à l'humiliation, qui peut être celle des patients, âgés ou non, dans de telles circonstances. Il y va tout simplement de la dignité de la personne», a estimé la ministre. «Je partage le sentiment qui est le vôtre, à savoir que l'intimité de la personne doit être respectée dans l'ensemble du processus de soins, sans toutefois que ce respect perturbe la pratique des personnels soignants», a conclu la Marisol Touraine, assurant que la question n'était pas secondaire à ses yeux contrairement à l'avis de certains, soignants compris.

Certains d'entre eux semblent en effet moyennement apprécier la pétition, d'après la kinésithérapeute «Leya_MK» dont l'article sur la dignité bafouée d'une gentille dame de 85 ans en chemise de nuit d'hôpital avait incité Farfadoc à lancer une pétition. Les infirmières sont particulièrement concernées par la question et l'une d'elles, «@TheSwaggNurse», a réagi sur Twitter se disant «choquée par la pétition anti-fesses à l'air des patients hospi», ajoutant même: «Vous savez ce que c'est d'ôter un pyj à un patient en arrêt? Non, fermez-la.»

En 2010, déjà, une généraliste tenant un blog sous le pseudonyme «Sous_la_blouse», s'était émue de cette chemise d'hôpital irrespectueuse envers les patients dans un billet en forme de bande dessinée intitulé «Striptease».

«Il y a d'autres problèmes, probablement plus importants, à gérer concernant notre système de santé», concède Farfadoc. Mais elle insiste sur le fait que «ce sujet est loin d'être anodin», d'autant qu'il existe des alternatives au pyjama d'hôpital, comme au Québec ou en Grande-Bretagne, avec des modèles se drapant autour du corps ou deux moitiés de veste se superposant.
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Messagepar minijim » 16 Aoû 2012 08:41

Le cholestérol du jaune d'œuf aurait quasiment les mêmes effets délétères sur les vaisseaux que la fumée de cigarette, d'après une récente étude canadienne.



Riche en en oméga-3, en vitamines et en antioxydants, le jaune d'œuf aurait tout du bon élève nutritionnel, si ce n'était son apport particulièrement élevé de cholestérol. De nombreuses recherches menées ces dernières années ont conduit à relativiser la répercussion du cholestérol apporté par l'alimentation sur les taux retrouvés dans le sang (le foie en produisant la plus grande partie). Mais le débat n'est pas clos et une étude canadienne parue récemment dans la revue Atherosclerosis le relance même avec un argument choc: le jaune d'œuf serait pratiquement aussi mauvais pour les artères que la cigarette.

Au lieu de mesurer le taux de cholestérol dans le sang, le Dr David Spence et son équipe de l'université Western Ontario (Canada) se sont intéressés aux conséquences directes d'un excès de cette graisse dans l'organisme, c'est-à-dire la formation de plaques d'athérome (du grec athêrôma qui signifie «bouillie»). Ces amas de graisses et de cellules qui obstruent progressivement les artères peuvent se décrocher et bloquer la circulation, déclenchant un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Les chercheurs ont donc mesuré par échographie la formation de ces plaques graisseuses dans l'artère carotide (qui irrigue le cou) de plus de 1200 patients canadiens, âgés en moyenne de 61 ans. Outre leur consommation hebdomadaire de jaunes d'œufs, les participants ont également indiqué leur consommation de cigarettes.

Accélération à partir de 40 ans

Les scientifiques ont pu observer que la formation des plaques s'accélérait nettement à partir de 40 ans chez les sujets mettant régulièrement des jaunes d'œufs à leur menu, en particulier chez ceux qui en consommaient plus de trois fois par semaine. Plus frappant encore, cette détérioration des vaisseaux représentait les deux tiers de celle due au tabac, dont la nocivité sur le cœur et la circulation n'est plus à démontrer. Les résultats suivaient cette tendance quel que soit l'âge, la tension, l'IMC (indice de masse corporelle) ou le diabète éventuel des sujets.

Certes, d'autres facteurs ont pu intervenir, comme le niveau d'activité physique des participants (non mesuré dans l'étude). Ce qui n'empêche pas le Dr Spence, spécialiste de la prévention des AVC, de prévenir certaines personnes plus concernées (ayant déjà des taux de cholestérol élevé par exemple) qui devraient consommer les jaunes d'œufs «en prenant en compte leur risque cardiovasculaire global, leur prédisposition génétique aux crises cardiaques et leurs habitudes alimentaires», conseille-t-il.

En France, il est recommandé aux patients à la santé artérielle menacée de ne pas dépasser deux à trois œufs par semaine, et de limiter leur apport journalier de cholestérol à 300 mg. Or, si le jaune d'œuf en contient environ 200 mg, de nombreux plats préparés en sont autant de sources cachées: des pâtisseries aux sauces en passant par les quiches et les poissons panés. Une raison supplémentaire pour décrypter les étiquettes avec attention.
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Messagepar minijim » 16 Aoû 2012 08:43

Lors des tests réalisés sur l'homme, certaines crèmes obtiendraient des indices de protection plus élevés que la réalité grâce à des anti-inflammatoires qui retardent l'apparition des coups de soleil.





Débat sur les indices des crèmes solaires


Une scientifique française affirme que 25 à 30% des protections solaires qu'elle a testées en laboratoire ont un indice inférieur à celui qui est affiché.



Peut-on faire confiance aux chiffres de protection contre les UV inscrits sur les emballages des crèmes solaires? Selon des tests en laboratoire menés à l'université de Nantes, la réponse serait clairement non, avec 25 à 30% des produits qui auraient des indices inférieurs à ce qu'ils annoncent, rapporte le journal Libération. Au-delà des possibles coups de soleil, ces produits augmentent également les risques de cancers de la peau liés à l'exposition au soleil.

D'après les mesures publiées par l'équipe de la professeur Laurence Coiffard, au laboratoire de pharmacie industrielle et cosmétologie de l'université de Nantes, certaines crèmes de grandes marques avec un indice affiché de 60, n'auraient en fait qu'une protection d'indice 30, ce qui peut facilement tromper les utilisateurs. Pour d'autres marques, la protection testée par le labo nantais est parfois très supérieure à ce qui est annoncé, avec un produit d'indice 60 mesuré à 108.

De nombreux biais méthodologiques

Les fabricants de protections solaires contestent avec vigueur les résultats des tests menés à Nantes, les déclarants «faux» et «non validés par les autorités», d'après Libération. Il s'agit en fait d'un débat sur les méthodes d'analyse. L'équipe nantaise travaille depuis un peu plus de dix ans avec une méthode in vitro, réalisée en laboratoire dans des conditions contrôlées, mais qui n'est pas encore reconnue par la réglementation. L'industrie ne jure, elle, que par les tests in vivo, réalisés en irradiants d'UV les dos de volontaires rémunérés, et en mesurant en combien de temps l'érythème, le coup de soleil, apparaît.

«Il existe malheureusement de trop nombreux biais qui font que les méthodes in vivo de l'industrie ne sont absolument pas fiables, explique au téléphone Laurence Coiffard. En premier lieu, les résultats dépendent de la couleur de la peau des volontaires, et on obtient des indices plus élevés avec des peaux très blanches. C'est pour cela que les tests se font plus en hiver qu'en plein été, et la plupart sur des volontaires moins rémunérés, en Europe de l'Est.»

L'effet invisible de molécules anti-inflammatoires

L'autre biais méthodologique vient tout juste d'être démontré par Laurence Coiffard dans une étude publiée dans la revue Archive of Dermatological Review. «Les crèmes contiennent des molécules qui ont une activité anti-inflammatoire, retardent l'apparition de l'érythème et font artificiellement augmenter l'indice lors des tests réalisés sur la peau», explique la chercheuse nantaise. En laboratoire, lors de la mesure de la quantité d'UV bloqués par une fine couche de crème appliquée sur une plaque plastique, l'effet anti-inflammatoire ne joue aucun rôle et donne des mesures d'indices de protection bien inférieurs à ce qu'obtiennent les fabricants de cosmétiques.

Pourquoi les fabricants voudraient-ils obtenir des indices plus élevés que ce qu'ils ne sont réellement? «Sous les pressions des lobbys bio, les industriels cherchent à remplacer les filtres organiques utilisés traditionnellement par des composés minéraux, comme le dioxyde de titane et l'oxyde de zinc, avec lesquels il est impossible d'obtenir de forts indices comme 50 ou 50+», affirme Laurence Coiffard.

«Il ne faut pas paniquer, car 70% des produits protègent quand même bien, mais il y a tout de même des produits qui devraient être clairement retirés du marché», résume Laurence Coiffard. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, ex-Afssaps) qui est en charge des contrôles pour ce type de produits n'a pas voulu répondre au Figaro.
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Messagepar minijim » 16 Aoû 2012 08:44

HANDOUT/REUTERS

À partir du 1er décembre, les paquets de cigarettes vendus en Australie n'auront plus le droit de porter les logos et les couleurs des marques.





L'Australie impose le paquet de cigarettes sans marque

Par lefigaro.fr - le 15/08/2012



L'industrie du tabac a perdu son appel en justice contre un projet du gouvernement australien qui va imposer la législation anti-tabac la plus dure au monde, avec le retrait de tous les logos et marques distinctives sur les paquets de cigarettes.



La justice australienne a débouté mercredi l'industrie du tabac qui contestait l'introduction de paquets uniformes censés lutter contre le tabagisme.

La Haute Cour de Sydney, dont les arrêts ne sont pas susceptibles d'appel, a statué que la nouvelle loi n'était pas contraire à l'esprit de la Constitution australienne et a donc rejeté le recours de Philip Morris, British American Tobacco (BAT), Japan Tobacco International et Imperial Tobacco. Ils ont été par ailleurs condamnés à payer les frais de justice du gouvernement.

Le succès judiciaire de l'Australie, qui met en place la législation contre le tabac la plus stricte au monde, est un signe très encourageant pour les nombreux pays, dont la France, qui réfléchissent aussi à la mise en place de paquets uniformes, neutres et sans marque. Le mois dernier, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait annoncé qu'elle allait se battre «en particulier au niveau européen, pour faire en sorte que nous allions vers un paquet qui ne soit pas attractif ni séduisant».

Des avertissements chocs

À partir du 1er décembre, les cigarettes distribuées en Australie seront donc vendues dans des paquets au design et à la forme identiques pour toutes les marques.

Les emballages d'un vert olivâtre sombre et couverts d'avertissements chocs porteront comme seul élément distinctif la marque et le nom du produit, frappés cependant avec les mêmes caractères. Le but de l'opération est de rendre les paquets le moins attractifs possible, et d'éviter tout effet de marketing, notamment sur les jeunes.

Les producteurs de tabac dénonçaient cette mesure au motif qu'elle viole le droit de la propriété intellectuelle et que les paquets seront plus aisés à copier par les contrefacteurs.

«C'est une victoire pour toutes les familles qui ont perdu quelqu'un des suites d'une maladie liée au tabac», s'est félicitée la ministre de la Justice, Nicola Roxon. «Et c'est un tournant pour le contrôle du tabac dans le monde. Les gouvernements du monde entier surveillent étroitement ce qui se passe à ce sujet en Australie et certains pourraient désormais nous suivre», a-t-elle dit.

La ministre a notamment évoqué le Canada, la Nouvelle-Zélande et plusieurs pays de l'Union européenne. «Le message envoyé au reste du monde est que l'industrie du tabac peut être vaincue», a poursuivi la ministre.

Une bataille juridique menée au niveau international

BAT a déclaré qu'il allait certes respecter la «mauvaise loi», mais a averti que celle-ci allait entraîner une explosion du marché noir car le paquet uniforme va faciliter la contrefaçon et donc «bénéficiera seulement au crime organisé».

Son rival Philip Morris s'est montré moins conciliant et a fait savoir qu'il allait engager d'autres actions en justice contre la décision australienne. Une démarche qui semble perdue d'avance, d'après certains experts.

L'Australie fait en outre l'objet de plaintes de pays comme le Honduras, l'Ukraine et la République dominicaine auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Pour Nicola Roxon, la décision de la Haute Cour va permettre à Canberra de «muscler sa défense contre toute action engagée devant des instances internationales», ce que rejette le cigarettier Philip Morris.
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Messagepar minijim » 16 Aoû 2012 08:46

Par Romain Gubert

C'est peut-être du fond des océans que viendront les prochains médicaments susceptibles de donner un nouveau souffle à la recherche contre le cancer. Car, depuis 1970, les scientifiques y ont découvert pas moins de 10 000 structures moléculaires inconnues jusqu'alors. La revue Vivre de la Ligue contre le cancer a récemment consacré un article très intéressant à ces produits marins et, notamment, aux "boucliers moléculaires" développés par certains organismes pour se protéger de leurs prédateurs. Car des animaux immobiles comme les éponges de mer seraient des proies parfaites si elles ne disposaient pas de toxines puissantes et très concentrées à "larguer" au moindre danger.

"Nous recherchons des toxines qui ciblent certaines protéines kinases, lesquelles contrôlent la division des cellules cancéreuses", explique Laurent Meijer, chercheur en biochimie longtemps soutenu par la Ligue et qui a reçu un prix de l'Académie des sciences en 2009 pour ses découvertes dans ce domaine. "Bloquer ces kinases reviendrait à endiguer la prolifération des cellules tumorales." Ce scientifique a fondé une société pour valoriser ses découvertes. Il a, entre autres, mis au point la Roscovitine (du nom de sa ville Roscoff), qui est actuellement en expérimentation contre les cancers du poumon, du pharynx et du sein.

"Transporteurs blindés"


Le fond des mers intéresse aussi les chercheurs qui souhaitent, cette fois, mettre au point de nouveaux vecteurs de médicaments, capables d'apporter les substances actives au bon endroit et au bon moment, sans qu'ils soient expulsés de l'organisme. L'idée consiste à copier la stratégie des micro-organismes vivant dans des conditions sous-marines extrêmes. Thierry Benvegnu et son équipe de l'École nationale de chimie de Rennes ont décidé de copier leurs membranes cellulaires, particulièrement résistantes, afin de fabriquer des capsules très robustes capables de contenir des molécules de chimiothérapie et de naviguer dans l'organisme humain.

"Un médicament pris par voie orale passe nécessairement par l'estomac où le taux d'acidité est important, tout comme dans les sources chaudes sous-marines", précise-t-il. "Nous voulons que nos capsules se dirigent directement vers les cellules cancéreuses et, une fois qu'elles les ont identifiées, qu'elles délivrent leur contenu". Certains de ces "transporteurs blindés" ont déjà été testés chez la souris, mais il faudra encore attendre de longues années avant d'espérer de les voir utilisés pour traiter des malades.

Quant aux micro-algues marines, elles renferment des pigments dotés de propriétés antitumorales dignes d'intérêt. Virginie Pasquet, biochimiste au laboratoire "Littoral, environnement et société" de La Rochelle, a isolé un pigment de la famille des caroténoïdes (comme la carotte). Sa thèse, financée par la Ligue, a démontré le caractère toxique de ce pigment pour la tumeur du sein, ainsi que son efficacité pour freiner la prolifération des cellules et les entraîner dans le cycle de mort cellulaire. Là encore, les recherches ne font que commencer. Et nul ne doute que la mer est en train de livrer d'autres secrets...

Par Anne Jeanblanc
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