Forum : Concours infirmiers

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Messagepar val12 » 06 Fév 2013 18:12

fini le cas de maths sur le site j'arrive pour le reste .... à ttes
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Messagepar Lenalan » 07 Fév 2013 16:42

papillon54 a écrit:
Lenalan a écrit:Jeanne, 52 ans, est hospitalisée pour tentative de suicide, associant la prise de différents médicaments et d'alcool. Le bilan de la 24ème heure montre l'existence d'un syndrome dépressif évoluant depuis 3 ou 4 ans. C'est sa 3ème tentative de suicide. Pendant l'entretien, le psychiatre engage une relation de confiance avec la patiente, qui le conduit à apprendre, au bout de 45 minutes d'entretien, l'existence de violences conjugales. Des hématomes sont effectivement constatés au niveau du dos et des cuisses, témoignant de violences datant de 5 ou 6 jours. Il n'y a pas d'arguments pour un traumatisme plus sévère. La patiente a perdu son travail depuis 3 mois et se trouve confrontée à une recrudescence des actes de violence de la part de son mari, ce qui semble motiver les trois épisodes de tentatives de suicides précédents.
La patiente ne souhaite pas être maintenue en hospitalisation et désire regagner son domicile. Elle ne veut pas porter plainte, ni même recevoir un certificat descriptif. Elle évoque son souhait de quitter l'hôpital le plus rapidement possible.

Question: en tant qu'aide-soignante, quelles priorités allez-vous respecter pour assurer les soins de cette patiente?

Consigne: 20 à 30 lignes environ.


Il est pas simple ce sujet ! tu as la correction ? :oops:


Oui, je vous laisse travailler un peu dessus avant de la mettre, il m'a posé des problèmes celui-ci :?
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Messagepar Lenalan » 08 Fév 2013 15:29

Lenalan a écrit:Jeanne, 52 ans, est hospitalisée pour tentative de suicide, associant la prise de différents médicaments et d'alcool. Le bilan de la 24ème heure montre l'existence d'un syndrome dépressif évoluant depuis 3 ou 4 ans. C'est sa 3ème tentative de suicide. Pendant l'entretien, le psychiatre engage une relation de confiance avec la patiente, qui le conduit à apprendre, au bout de 45 minutes d'entretien, l'existence de violences conjugales. Des hématomes sont effectivement constatés au niveau du dos et des cuisses, témoignant de violences datant de 5 ou 6 jours. Il n'y a pas d'arguments pour un traumatisme plus sévère. La patiente a perdu son travail depuis 3 mois et se trouve confrontée à une recrudescence des actes de violence de la part de son mari, ce qui semble motiver les trois épisodes de tentatives de suicides précédents.
La patiente ne souhaite pas être maintenue en hospitalisation et désire regagner son domicile. Elle ne veut pas porter plainte, ni même recevoir un certificat descriptif. Elle évoque son souhait de quitter l'hôpital le plus rapidement possible.

Question: en tant qu'aide-soignante, quelles priorités allez-vous respecter pour assurer les soins de cette patiente?

Consigne: 20 à 30 lignes environ.


Cette patiente a absorbé des médicaments associés à de l’alcool. Dans un premier temps, cette patiente sera hydratée afin d’éliminer ces produits toxiques ; l’aide-soignant(e) devra surveiller l’hydratation mise en place et noter les quantités absorbées dans une fiche de surveillance, la diurèse sera également surveillée.
La patiente est dépressive et il s’agit de sa troisième tentative de suicide. Toute l’équipe assurera une surveillance étroite pour assurer sa sécurité, restera vigilante par rapport aux objets ou produits dangereux (rasoirs, produits
alcoolisés, médicaments …) et pensera à vérifier la sécurité des fenêtres.
Il faudra aussi surveiller la prise des médicaments afin qu’elle n’en stocke pas et vérifier que ses visiteurs ne lui apportent pas d’alcool.
Cette patiente présente des hématomes au niveau du dos et des cuisses, depuis 5 à 6 jours. Il est nécessaire de surveiller leur évolution, l’état cutané et la douleur éventuelle. Si un traitement est prescrit, il est assuré par l’infirmier.
Elle a évoqué ses problèmes familiaux avec le psychiatre et il est important de rester à son écoute si elle souhaite
s’exprimer.
Enfin, la patiente ne souhaite pas obtenir de certificat médical lui permettant de porter plainte contre son mari qui la
maltraite depuis plusieurs mois. De plus, elle évoque le fait de quitter l’hôpital le plus rapidement possible.
Conformément aux droits des malades (loi de 2002), elle ne peut pas être hospitalisée dans le cadre d’une
hospitalisation d’office. Le psychiatre, toute l’équipe soignante dont l’aide-soignante devront faire oeuvre de persuasion
pour la convaincre de rester dans le service de soins afin de se soigner (dépression, effets de l’alcool et des
médicaments ingérés) et de rester à distance de son mari. Une relation de confiance s’est instaurée puisqu’elle a évoqué
les violences conjugales qu’elle subit ; l’hospitalisation peut lui apporter protection, sécurité et lui donner du temps de
réflexion pour envisager ce qu’elle doit faire et peut-être la convaincre, avec un peu de temps, à porter plainte pour
sortir de la spirale de la violence dans laquelle elle est enfermée. Le psychiatre ou l’assistante de service social pourront
l’orienter vers des associations qui peuvent lui apporter de l’aide si elle le souhaite.
L’aide-soignant(e) doit effectuer les transmissions orales et écrites concernant les soins, noter ses observations (état des
hématomes) et l’état psychologique de la patiente.
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Messagepar val12 » 08 Fév 2013 15:42

Jeanne, 52 ans, est hospitalisée pour tentative de suicide, associant la prise de différents médicaments et d'alcool. Le bilan de la 24ème heure montre l'existence d'un syndrome dépressif évoluant depuis 3 ou 4 ans. C'est sa 3ème tentative de suicide. Pendant l'entretien, le psychiatre engage une relation de confiance avec la patiente, qui le conduit à apprendre, au bout de 45 minutes d'entretien, l'existence de violences conjugales. Des hématomes sont effectivement constatés au niveau du dos et des cuisses, témoignant de violences datant de 5 ou 6 jours. Il n'y a pas d'arguments pour un traumatisme plus sévère. La patiente a perdu son travail depuis 3 mois et se trouve confrontée à une recrudescence des actes de violence de la part de son mari, ce qui semble motiver les trois épisodes de tentatives de suicides précédents.
La patiente ne souhaite pas être maintenue en hospitalisation et désire regagner son domicile. Elle ne veut pas porter plainte, ni même recevoir un certificat descriptif. Elle évoque son souhait de quitter l'hôpital le plus rapidement possible.

Question: en tant qu'aide-soignante, quelles priorités allez-vous respecter pour assurer les soins de cette patiente?

Nous sommes en présence de Jeanne 52 ans admise pour tentative de suicide ( médicamenteux + alcool) suite à l'entretien avec le psychiatre il a fait le liens avec sa 4ème tentative de suicide. La patiente souffre de violence conjugale, elle souffre d'une dépression évoluant depuis 3 ou 4 ans qui l'amène à passer à l'acte. Des stigmates sur sa peau témoignes des coups reçus.
Pourtant la patiente ne souhaite pas être maintenue à l'hôpital, elle veut rentrer.
La patiente ne veut pas porter plainte, ni recevoir un certificat descriptif.

Au regard de la situation mon rôle sera d'être à l'écoute, de rassurer la patiente de l'amener au calme, d'apporter un climat de confiance et de gagner sa confiance, lui proposer une boisson chaude afin de la mettre en confiance, ensuite dans la limite de mes compétences l'amener à la réflexion sur le nombre de femmes qui meurent tous les deux jours sous les coups de leur mari ou compagnon. N'a t'elle pas des grands enfants, des amis à qui elle est attachés.
Que le fait de faire constater les stigmates sur sa peau lui est personnel c'est un document qui lui sera propre. Une preuve constater et écrite par un médecin, qui pourra être recevable par une personne de la justice. Sinon sans ce document ses sont ses paroles à elle contre celui de son compagnon et pendant ce temps là les stigmates auront disparus.
Que le fait de rester à l'hôpital lui permet de faire le point, d'être dans un terrain neutre sans peur ni angoisse.
Le fait de retourner à son domicile lui fait encourir de gros risque sur sa personne, elle doit penser à elle, à sa vie.
Le tant d'une hospitalisation elle pourra rencontrer des personnes ( associations qui peuvent l'aider à sortir de cette enfer).

Notre but en tant que soignant est d'adapter notre soin à chaque circonstance afin d'apporter une prise en charge globale de la personne tant physique que psychique, de voir que notre travail n'est pas en vain et la satisfaction d'un patient satisfait de l'aide que nous avons pu lui apporter.

Consigne: 20 à 30 lignes environ.


franchement je ne sais pas si je suis hors sujet ou pas j'attend la correction ....
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Messagepar val12 » 08 Fév 2013 15:47

Lenalan a écrit:
Lenalan a écrit:Jeanne, 52 ans, est hospitalisée pour tentative de suicide, associant la prise de différents médicaments et d'alcool. Le bilan de la 24ème heure montre l'existence d'un syndrome dépressif évoluant depuis 3 ou 4 ans. C'est sa 3ème tentative de suicide. Pendant l'entretien, le psychiatre engage une relation de confiance avec la patiente, qui le conduit à apprendre, au bout de 45 minutes d'entretien, l'existence de violences conjugales. Des hématomes sont effectivement constatés au niveau du dos et des cuisses, témoignant de violences datant de 5 ou 6 jours. Il n'y a pas d'arguments pour un traumatisme plus sévère. La patiente a perdu son travail depuis 3 mois et se trouve confrontée à une recrudescence des actes de violence de la part de son mari, ce qui semble motiver les trois épisodes de tentatives de suicides précédents.
La patiente ne souhaite pas être maintenue en hospitalisation et désire regagner son domicile. Elle ne veut pas porter plainte, ni même recevoir un certificat descriptif. Elle évoque son souhait de quitter l'hôpital le plus rapidement possible.

Question: en tant qu'aide-soignante,quelles priorités allez-vous respecter pour assurer les soins de cette patiente?

Consigne: 20 à 30 lignes environ.


Cette patiente a absorbé des médicaments associés à de l’alcool. Dans un premier temps, cette patiente sera hydratée afin d’éliminer ces produits toxiques ; l’aide-soignant(e) devra surveiller l’hydratation mise en place et noter les quantités absorbées dans une fiche de surveillance, la diurèse sera également surveillée.
La patiente est dépressive et il s’agit de sa troisième tentative de suicide. Toute l’équipe assurera une surveillance étroite pour assurer sa sécurité, restera vigilante par rapport aux objets ou produits dangereux (rasoirs, produits
alcoolisés, médicaments …) et pensera à vérifier la sécurité des fenêtres.
Il faudra aussi surveiller la prise des médicaments afin qu’elle n’en stocke pas et vérifier que ses visiteurs ne lui apportent pas d’alcool.
Cette patiente présente des hématomes au niveau du dos et des cuisses, depuis 5 à 6 jours. Il est nécessaire de surveiller leur évolution, l’état cutané et la douleur éventuelle. Si un traitement est prescrit, il est assuré par l’infirmier.
Elle a évoqué ses problèmes familiaux avec le psychiatre et il est important de rester à son écoute si elle souhaite
s’exprimer.
Enfin, la patiente ne souhaite pas obtenir de certificat médical lui permettant de porter plainte contre son mari qui la
maltraite depuis plusieurs mois. De plus, elle évoque le fait de quitter l’hôpital le plus rapidement possible.
Conformément aux droits des malades (loi de 2002), elle ne peut pas être hospitalisée dans le cadre d’une
hospitalisation d’office. Le psychiatre, toute l’équipe soignante dont l’aide-soignante devront faire oeuvre de persuasion
pour la convaincre de rester dans le service de soins afin de se soigner (dépression, effets de l’alcool et des
médicaments ingérés) et de rester à distance de son mari. Une relation de confiance s’est instaurée puisqu’elle a évoqué
les violences conjugales qu’elle subit ; l’hospitalisation peut lui apporter protection, sécurité et lui donner du temps de
réflexion pour envisager ce qu’elle doit faire et peut-être la convaincre, avec un peu de temps, à porter plainte pour
sortir de la spirale de la violence dans laquelle elle est enfermée. Le psychiatre ou l’assistante de service social pourront
l’orienter vers des associations qui peuvent lui apporter de l’aide si elle le souhaite.
L’aide-soignant(e) doit effectuer les transmissions orales et écrites concernant les soins, noter ses observations (état des
hématomes) et l’état psychologique de la patiente.



Salut je vois que je n'ai pas fait comme toi je me suis préoccupées de ' quelles priorités' pour moi je pensais à l'amener à la reflexion pour qu'elle prenne conscience. Et comme la question ne demandait pas d'actions je n'en ai pas mis !!
:?:
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Messagepar Lenalan » 08 Fév 2013 15:55

J'avais répondu un peu comme toi, j'ai eu 6/10 :?
Là ce que j'ai mis c'est la correction du CNED, ils m'ont dit de bien stipuler la surveillance du risque de récidive (que je n'ai pas du tout stipulé, comme la surveillance des fenêtres/médicaments/objets tranchants mais il me semble qu'en psychiatrie c'est automatique pour tout le monde donc je me suis dit que c'était une évidence!). J'avais parlé de la surveillance de l'élimination des médicaments (lui proposer souvent à boire), la surveillance des hématomes et de la continuité du climat de confiance qu'a instauré le psychiatre, en lui conseillant de profiter des quelques jours d'hospitalisation pour "souffler" loin de son mari, j'avais aussi proposé de lui donner les coordonnées d'associations d'aide aux femmes, si jamais plus tard elle change d'avis.
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Messagepar val12 » 08 Fév 2013 15:59

Lenalan a écrit:J'avais répondu un peu comme toi, j'ai eu 6/10 :?
Là ce que j'ai mis c'est la correction du CNED, ils m'ont dit de bien stipuler la surveillance du risque de récidive (que je n'ai pas du tout stipulé, comme la surveillance des fenêtres/médicaments/objets tranchants mais il me semble qu'en psychiatrie c'est automatique pour tout le monde donc je me suis dit que c'était une évidence!). J'avais parlé de la surveillance de l'élimination des médicaments (lui proposer souvent à boire), la surveillance des hématomes et de la continuité du climat de confiance qu'a instauré le psychiatre, en lui conseillant de profiter des quelques jours d'hospitalisation pour "souffler" loin de son mari, j'avais aussi proposé de lui donner les coordonnées d'associations d'aide aux femmes, si jamais plus tard elle change d'avis.


Ok donc il fallait mettre des actions grrr !!! bon je le recommencerai plus tard mais parfois c'est pas simple quand mettre ou ne pas mettre des actions :(
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Messagepar Lenalan » 08 Fév 2013 16:03

Je sais jamais s'il faut les mettre ou pas! Là je pensais qu'il fallait vraiment se concentrer sur le côté psychologique et essayer de la convaincre de rester et l'encourager à accepter le certificat descriptif. Visiblement il fallait mettre aussi le reste! En 20-30 lignes, comme en plus j'écris gros, c'est pas simple.....
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Messagepar Lenalan » 08 Fév 2013 16:07

Lenalan a écrit:Un patient âgé de 35 ans, paraplégique à la suite d'un accident de moto survenu il y a quelques mois, est hospitalisé en service de médecine pour des escarres nécrosées au niveau du siège et des talons.
Suite à son accident, il ne peut plus réaliser seul les gestes de la vie quotidienne et connaît des problèmes d'incontinence. Sa prise alimentaire est très réduite car il n'accepte pas de suivre son régime hyperprotéiné.
Il reste alité une grande partie de la journée, affirme que la rééducation ne lui sert à rien, que les activiés proposées ne sont pas intéressantes et que le personnel est incompétent. Lors de son hospitalisation, il s'exprime de façon très agressive avec le personnel de santé et déclare "je ne supporte pas de me voir ainsi, j'aurais préféré mourir"

Question: en tant qu'aide-soignante, quels soins allez-vous assurer auprès de ce patient, seul ou en collaboration avec l'infirmière?


Le patient est hospitalisé en service de médecine car il présente des escarres des talons et du siège. Les pansements
d’escarres et les traitements spécifiques sont assurés par l’infirmière ; ce sont des soins réalisés sur prescription
médicale. Lors de ces soins réalisés après la toilette, l’aide-soignant(e) va assister l’infirmière.
L’aide-soignant(e) va assurer l’aide à la toilette de ce patient, en le faisant participer dans la mesure de ses possibilités,
et assurer la prévention des escarres, par des soins à type d’effleurement sur les zones sensibles du corps et sur les
points d’appui. Comme ce patient se lève peu, l’aide-soignant(e) va l’informer que l’immobilisation, l’alitement
renforce ce risque. Il est aussi essentiel lors de la toilette, de sécher au mieux la peau pour éviter le phénomène de
macération qui favorise l’apparition d’escarre.
Pour faciliter la cicatrisation des escarres et prévenir d’autres problèmes analogues, la nutrition riche en protéines et
l’hydratation sont fondamentaux. L’apport de protéines est essentiel pour maintenir l’intégrité du tissu cutané or ce
patient refuse son régime hyperprotéiné. Ce patient a le droit de refuser un soin (Charte droits des malades, 2002). Dans
un premier temps, il faut le laisser s’alimenter comme il le souhaite, selon ses goûts. Mais rapidement l’aide-soignant(e)
doit lui expliquer l’intérêt d’une alimentation hyperprotéinée et essayer de négocier quelques compléments alimentaires
protéinés ; puis l’infirmière envisagera avec son entourage et éventuellement une diététicienne comment enrichir son
alimentation sans le contrarier, en lui expliquant l’intérêt de cet enrichissement.
L’incontinence est un problème fréquent lors des paraplégies. C’est une situation très difficile à accepter en termes
d’image et de dépendance à autrui. Dans un premier temps, l’aide-soignant(e) va assurer ses soins d’hygiène, changer
ses protections selon le protocole établi tout en préservant au maximum son intimité. Progressivement, d’autres
solutions pourront lui être proposées quand il sera capable d’entendre les soignants.
Compte tenu de son état psychologique, le refus de s’alimenter va de pair avec le refus de réaliser son état ; il n’accepte
pas son handicap physique, son état de dépendance vis-à-vis de son entourage familial. Dans un premier temps, il est
important de l’écouter, de comprendre son attitude, d’instaurer des moments d’échange pour le laisser exprimer son
désarroi, son anxiété par rapport à son avenir, sa colère par rapport à son handicap, sa douleur morale du fait de sa
dépendance. Il ne pourra plus marcher, refaire du sport (en tous cas comme avant l’accident) …, cela lui rend son avenir
impossible à envisager, à accepter pour le moment. Cette écoute bienveillante permettra progressivement de désamorcer
son attitude plutôt agressive. Ce patient va devoir faire le deuil de son corps de jeune sportif pour arriver à accepter plus
ou moins de vivre avec un corps paralysé, en fauteuil roulant et de développer une autre forme d’autonomie.
Toutes les informations inhérentes aux soins réalisés par l’aide-soignant(e), au comportement du patient, à son état psychologique, sont notées dans les transmissions ciblées du dossier de soins du patient.
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Messagepar papillon54 » 09 Fév 2013 16:57

j'aurai même pas réussi à faire le sujet sur la tentative de suicide..C'est vraiment un sujet compliqué !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Merci beaucoup pour la correction lenalan !!!!
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Messagepar Yama88 » 11 Fév 2013 14:36

Petite question

Lors d'un isolement BMR, vous faites quoi des sur blouses ??

Je viens de faire un cas concret de mon livre et en lisant la correction il est marqué que les sur-blouses sont changées à chaque équipe ou en cas de souillures importantes . . .
Moi je n'ai jamais fait comme çà, j'ai toujours jeté les sur-blouses après les soins effectués.

Et vous, vous procéder comment :?: :?:
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Messagepar cassou 13 » 11 Fév 2013 15:19

moi j'aurais dit comme toi je jette la blouse a chaque fois que je sort de la chambre. Elles sont a usage unique, donc tu doit les changer a chaque fois. Si non risque de contamination +++ ;)
As et bientôt EIDE 2014 !!!

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Messagepar Yama88 » 11 Fév 2013 21:03

Bonsoir, je publie un sujet que je n'ai pas réussit a résoudre.
C'est en lisant le corrigé que j'ai compris la question . . .

Vous êtes aide soignante en service de neurologie et accueillez ce matin Mme J., 80ans pour un AVC survenu cet nuit a son domicile. Elle vit seule dans son appartement au 3ème étage et gère son quotidien.
Elle a un bon voisinage qui veille sur elle.
A son entrée, elle présente une baisse de la vigilance et une aphasie ainsi qu'une hémiplégie droite.

Le médecin a prescrit:
- un traitement par anticoagulant;
- une hydratation par perfusion intraveineuse;
- la pose d'une sonde a demeure;
- la surveillance de la tension artérielle, pouls et température 3 fois par jour;
- mise au fauteuil progressive

Le lendemain de son arrivée dans le service, vous êtes en charge des soins d'hygiène et de bien être de Mme J.

Vous devez assurer la toilette génitale chez Mme J porteuse d'une SAD avec une étudiante AS qui vient d'étudier la prévention des infections nosocomiales et la technique de la toilette génitale.

Exposez votre démarche auprès de cette étudiante dans le but de prévenir une infection urinaire.


Je publierais la correction indiqué dans le livre plus tard, pour que chacun puis ce faire ça propre idée . . .
:coucouc:
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Messagepar Lenalan » 12 Fév 2013 10:17

Yama88 a écrit:Petite question

Lors d'un isolement BMR, vous faites quoi des sur blouses ??

Je viens de faire un cas concret de mon livre et en lisant la correction il est marqué que les sur-blouses sont changées à chaque équipe ou en cas de souillures importantes . . .
Moi je n'ai jamais fait comme çà, j'ai toujours jeté les sur-blouses après les soins effectués.

Et vous, vous procéder comment :?: :?:


Dans la (mauvaise) pratique, les blouses restent parfois accrochées dans la salle de bains (ou dans le sas) et sont réutilisées plusieurs fois par des personnes différentes (oui oui :D). La bonne pratique c'est l'usage unique, donc jetées après chaque soin.
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Messagepar Lenalan » 14 Fév 2013 11:25

Yama88 a écrit:Bonsoir, je publie un sujet que je n'ai pas réussit a résoudre.
C'est en lisant le corrigé que j'ai compris la question . . .

Vous êtes aide soignante en service de neurologie et accueillez ce matin Mme J., 80ans pour un AVC survenu cet nuit a son domicile. Elle vit seule dans son appartement au 3ème étage et gère son quotidien.
Elle a un bon voisinage qui veille sur elle.
A son entrée, elle présente une baisse de la vigilance et une aphasie ainsi qu'une hémiplégie droite.

Le médecin a prescrit:
- un traitement par anticoagulant;
- une hydratation par perfusion intraveineuse;
- la pose d'une sonde a demeure;
- la surveillance de la tension artérielle, pouls et température 3 fois par jour;
- mise au fauteuil progressive

Le lendemain de son arrivée dans le service, vous êtes en charge des soins d'hygiène et de bien être de Mme J.

Vous devez assurer la toilette génitale chez Mme J porteuse d'une SAD avec une étudiante AS qui vient d'étudier la prévention des infections nosocomiales et la technique de la toilette génitale.

Exposez votre démarche auprès de cette étudiante dans le but de prévenir une infection urinaire.


Je publierais la correction indiqué dans le livre plus tard, pour que chacun puis ce faire ça propre idée . . .
:coucouc:



Personne ne s'y jette? Bon bah je vais essayer, j'espère ne pas faire de hors sujet, tu m'inquiètes, je me demande s'il faut chercher très compliqué :D



Je suis aide-soignante en service de neurologie où je prends soin de Mme J, 80 ans, victime d'un AVC survenu à son domicile. Elle est porteuse d'une sonde urinaire à demeure et d'une perfusion intraveineuse pour son hydratation. Elle bénéficie d'un traitement anticoagulant, et je dois relever ses paramètres vitaux 3 fois par jour.
Je dois aujourd'hui m'occuper des soins d'hygiène et de confort de Mme J et encadrer une étudiante AS qui travaille sur la prévention des infections nosocomiales et doit apprendre la technique de la toilette génitale.

Les infections nosocomiales sont des infections contractées à l'hôpital. Ces infections peuvent être transmises directement de patient à patient (par contact ou par voie aérienne) ou indirectement par le biais de matériel souillé ou par les soignants, et notament par les mains (contamination manuportée). Mme J présente plusieurs risques d'expositions à ce type d'infection: c'est une personne âgée (les personnes les plus vulnérables se situent aux deux extrêmités de la vie: prématurité et vieillesse), porteuse d'une voie veineuse périphérique et d'une sonde urinaire (voies possibles d'entrées des agents pathogènes). L'infection urinaire étant l'infection nosocomiale la plus fréquente.
La meilleure prévention des infections nosocomiales manuportées reste le respect rigoureux des règles d'hygiène, notament au moment de la toilette génitale chez cette patiente porteuse d'une sonde urinaire.
Je vais donc expliquer à cette étudiante aide-soignante, d'une part la technique de la toilette génitale chez une personne porteuse d'une SAD et d'autres part insister sur la prévention des infections nosocomiales pour que les règles d'hygiène soient comprises et respectées de manière optimale.
La sonde urinaire à demeure est une sonde directement introduite dans la vessie et reliée à une poche de receuil. La pose de la sonde et le changement de la poche relève de la compétence de l'infimière. La toilette génitale et la vidange de la poche relève de la compétence de l'aide soignante, en collaboration avec l'infirmière et sous sa responsabilité.
Dans un premier temps je désinfecte et prépare le chariot de soins: gants jetables, solution hydro-alcoolique, compresses stériles, antiseptique, absorbex, papier toilette, gant de toilette et serviette de toilette propre.
S'il existe un protocole dans le service, il sera respecté.
Nous commençons par nous laver les mains puis nous mettons des gants pour procéder à la toilette génitale. S'il s'agit de la première toilette génitale de l'étudiante aide-soignante je lui montre la manière de procéder, si elle l'a déjà effectuée je l'observerai et la corrigerai au besoin.
Je nettoie minutieusement la vulve et le méat urinaire en allant toujours de la vulve vers l'anus sans revenir en arrière. La sonde est lavée à l'eau et au savon, toujours du méat vers la sonde sans revenir en arrière. Après un séchage en tamponnant je désinfecte la sonde avec une compresse stérile et un antseptique dans le même ordre (méat vers sonde).
Je procèderai ensuite au vidange de la poche, en changeant de gants (utilisation de la SHA entre les 2 paires de gants). Pour ce faire je pose un absorbex sur le sol où j'aurai posé le pot à diurèse, au dessus duquel je vais vider la poche à urines. Pour manipuler le robinet de vidange j'utilise une compresse stérile et un antiseptique, le robinet ne devra jamais être en contact avec le pot à diurèse ni avec le sol. je surveille l'aspect des urines (couleur, odeur, quantitité). Une fois la vidange effectuée je m'assurerai que le robinet est bien an position "fermée" et je le fixerai au lit ou au fauteuil à l'aide d'un support en métal, de manière à ce que la poche soit toujours en déclive et jamais en contact avec le sol, la tubulure ne doit pas être coudée ni pincée.
Je m'assure par ailleurs que l'étudiante aide-soignante a bien compris le soin et les surveillance à effectuer.

Le soin sera noté sur le dossier de la patiente, le relévé des paramètres reportés sur le diagramme de soins, les observations transmises de manière écrites et orales auprès de l'infirmière et du reste de l'équipe (paramètres, surveillance des urines et de la sonde, surveillance de la voie veineuse).


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