Je viens pour vous demander des conseils. J'aimerais réussir mes stages, y arriver, pouvoir me dire que je serais infirmière. Je suis actuellement ESI en 2éme année, il me faut un bon coup de pieds au train.
Je vais essayer de récapituler mes stages. Je penses qu'il vous manquera des détails, mais vous pouvez toujours me poser des questions. Attention, je vous met un « pavé », empli de désespoir.
Voilà, j'ai eu un parcours de stage assez « chaotique ».
Lors de mon premier stage, en EHPAD, il en ressort en résumé que je suis immature, et que c'est ma première entrée dans le monde du travail. C'est vrai en même temps. Je n'avais jamais travaillée avant. En prenant du recul, je vois mes faiblesses et je me dis que oui, effectivement...
Il s'agissait de ma première rencontre avec les patients, des personnes âgées malades, atteintes de démences.
Pour mon deuxième stage, en médecine interne, il s'est passé beaucoup de choses. Pendant la plus grosse partie de mon stage, je tournais avec les aides-soignantes. Parfois, j'étais lâchée dans le bain, parfois une AS me disais de faire comme ça, une autre me disais de faire ça, une autre me disais que faire ça ce n'était pas bien... Et puis, quand je regardes mes fiches techniques sur les toilettes, je me rends compte que personnes ne fait comme dans les fiches. Il en ressort que j'ai l'impression de ne plus savoir faire une toilette et que tout le monde dit des choses différentes.
Arrive enfin une AS qui parle le même « langage » que moi : tu fais ça, ça, ça, parce que c'est pour … Halléluya. J'arrives enfin à me débrouiller ! Par contre, j'arrives pas à me souvenir de tout ce que je dois faire...
Des infirmières me prennent avec elles pour faire des soins. Je fais mes premiers Lovenox, mes premières Calciparines (ça m'émeut), des dextros... Génial.
Malheureusement, un jour, épidémie dans le service. Des isolements partout, je dois jongler avec tout un tas de mesures de prévention ( une heure pour donner les bros, c'est pas possible!). Et là, je replonges. Je suis Pierre Richard, dans « Le jouet ». J'enchaînes les gaffes ( oubli de sac poubelle sur mon chariot de toilette, dire que le dextro de mon patient est à 14, alors que c'est 1,4...).
Ma formatrice vint me voir deux fois. Elle me dit trop émotive. Et c'est vrai. Je stress, j'angoisses, je veut bien faire et j'y arrives pas. Ma formatrice me propose de me faire un cahier où je me ferais des fiches techniques de chaque soin que je vois. Ainsi, avant de le refaire, je regardes mon cahier pour me remémorer les étapes. Qu'elle bonne idée ! J'ai aussi retenue une petite phrase peu anodine, de la part de ma formatrice : « On ne va pas vous faire arrêter le stage pour ça ». Que lui a dit ma cadre ?! Je savais que c'était à couteau-tiré entre nous mais quand même...
À la fin du stage, il en ressort que je suis immature professionnellement, encore jeune et naïve. Ma tutrice me conseillais de travailler en tant qu'AS pendant un an, afin de « prendre de la bouteille » et de prendre confiance en moi ( confiance ? Ça s'achète où ce truc là?).
Mon troisième stage est un stage de rattrapage. Je n'ai pas fais beaucoup de soins infirmiers. J'étais assez complexée quand au fait de ne pas avoir la compétence 3.
Au final, j'ai eû de bon commentaires disant que j'étais dévouée et appréciée des patients. J'ai validée quelques soins. Mais toujours pas cette compétence 3.
Un jours, j'ai discutée avec un ASH du service, dans le train. Il m'a dit qu'il ne comprenait pas pourquoi je ne faisais pas plus de soin. Il a entendu les infirmières dire que j'avais beaucoup de lacunes. Oui, mais si on m'apprends pas hein ? (*Cri de désespoir*)
Pour mon quatrième stage, celui de deuxième année donc, je me retrouves en CMP, avec des adolescents.
De longues journées passées sur une chaise à attendre que le temps passe. Mes tentatives de rapprochement de l'équipe se sont soldées par un échec à coup de « cet ado, il vaut mieux que je le vois seule », « elle est très timide, je ne penses pas qu'elle t'acceptera », « c'est l'expérience qui te le dira ». Et je ne sais pas faire des IM, je suis trop émotive, je ne sais pas ce qu'est un CMP...
Au final, il en ressort que je ne poses pas de questions. C'est vrai, je n'en ai pas posée beaucoup. Je ne voyais pas ce que je pouvais poser en restant assise sur ma chaise.
L'infirmière m'a même « conseillée » de changer de métier. Mais je ne veut pas !
J'ai très mal vécu ce stage. Moi j'ai besoin de faire des choses, de bouger, de me rendre utile, d'apprendre...
J'en ai parlée à une amie plus gradée que moi. Elle m'a plutôt fait retomber dans la déprime, en me disant des choses assez dures. Je penses qu'elle voulait me faire réagir. Et ça m'a fait réagir =>
Une autre amie de la promo me dit qu'il ne faut pas que je l'écoutes, que je suis mal encadrée.
La doyenne de la promo me dit qu'elle était comme moi avant, et au final, elle a réussit quand même.
L'AS de médecine interne, avec qui je restes en contact, me dit qu'il faut que je m'accroches, que l'expérience va venir.
Au final, je sais pu quoi penser. Enfin, si. Il y a un problème. Qu'il vienne des autres, ou de moi, je m'en fiches, parce qu'au final, je n'y arrives pas (et il y a bien un problème !).
C'est pour ça que je viens vous demander de l'aide. J'aimerais tellement y arriver.
En Janvier, je vais faire un stage de 4 semaines en pédopsy, lit ado, à l'hôpital.
Que pouvez-vous me conseiller pour m'améliorer ?
(Question bonus : ça s'achète où la confiance en soi?)







