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IADE et relation au patientModérateurs: Superviseur, Infirmiers spécialisés - IADE
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IADE et relation au patientBonjour, je suis EIDE et je réalise un dossier sur les IADE. Je souhaiterai donc avoir si possible des témoignages concernant cette profession et plus particulièrement sur ce qui vous a attiré dans ce métier.
De plus, en commençant mes recherches, j'avoue que j'avais certains préjugés sur la relation soignant/soigné en tant qu'IADE ou plutôt pour moi l'absence de relation.... J'ai lu sur ce forum plusieurs choses qui me poussent donc à reconsidérer cette question à savoir "comment décririez vous la relation avec le patient en tant qu'IADE ? " J'aimerai bien pouvoir axer mon sujet et montrer les différences entre IDE et IADE sur ce point précis. Tous les avis me seront trés utiles alors merci d'avance!
Re: IADE et relation au patientTon questionnement est intéressant pour moi (c'est pour ça que je me permets d'intervenir chez les IADE
Je ne pense pas qu'il soit adapté de comparer la relation soignant-soigné entre IDE et IADE afin d'en sortir des différences. (la seule différence étant liée au temps) Il y a eu un sujet comparable sur le forum des AS. La qualité de la relation-soigné n'est pas liée selon moi à la tenue que l'on porte, il n'y a pas une profession qui est meilleure dans ce domaine qu'une autre. Donc ce n'est pas parce que les IADE ne font pas de nursing, ou de je ne sais pas quoi ,qu'ils n'ont pas de relation avec le patient IDE en psy
"Penser, c'est penser jusqu'où on pourrait penser différemment" Michel Foucault
Re: IADE et relation au patientJe suis d'accord avec toi sur le fait que la relation ne doit pas forcément être longue pour être de qualité et c'est pour ça que je suis sur ce forum, pour mettre en lumière cette fameuse relation, j'aimerai démontrer dans mon dossier que l'IADE n'est pas forcément qqun qui vient, qui pique et qui se barre!!!....
voilà c'est pour cela que j'aimerai avoir des témoignages de professionnels sur leur quotidien et sur ce qui les a motivé à passer le concours d'IADE
Re: IADE et relation au patient
En effet la réalité, c'est qu'on vient, on pique, on pousse les drogues et le tube, et après seulement on se barre (au café). Bon, plus sérieusement, une des raisons qui m'a amené à faire IADE (en plus d'un amour immodérée des boissons caféinées ) c'est justement la relation au patient. J'en avais marre de bosser à l'usine et d'avoir trois mn par jour à consacrer à chaque patient entre 2 visites/contre visites, avec une pile de dossiers et documents à ranger, un nombre illimité de case à noircir (pour prouver que je faisais bien les soins), un téléphone qui sonne toutes les deux mn pour prendre RDV avec le docteur machin ou pour parler à mme Bidule (qui est sortie il y a deux jours. -Non, non elle est encore chez vous -Non madame, je vous dis qu'elle est sortie.- Mais non elle est chez vous. -Non madame. -Mais si voyons, je suis sûr qu'elle est encore à la maison de repos des Lilas. -Oui mais vous êtes à la clinique des flamboyants ici madame. -Oh pardon !) ... Là j'ai le temps d'accueillir le patient, de discuter avec lui. La vérification de son identité, des documents, la pose de VVP, le monitorage, ... toutes ces actions permettent de nouer un contact avec le patient, de dépister ses angoisses, de répondre à ses interrogations. C'est pas uniquement pour le fun d'ailleurs, ça a un objectif thérapeutique et pratique. Un patient détendu sera plus facile à endormir et son reveil sera de meilleure qualité que chez un patient angoissé. La relation avec le patient est d'autant plus forte que celui ci est dans un endroit et une situation très anxiogène pour lui. Il n'est pas dans sa chambre à attendre que l'équipe vienne lui faire ses soins quotidiens de manière itérative et rituelle (la prise de sang, le petit dèj', la visite, le pansement, le midi, la température, le café, la contre visite, l'anticoagulant, la tisane, le somnifère, ...). Ce rituel journalier étant rassurant pour lui. Il est au bloc pour une action précise qui est en général la raison première de son état de santé actuel et de son hospitalisation. L'issue de cette intervention va généralement décider de son avenir à court et long terme. C'est pas spécifique au bloc, et ça n'est pas systématique. Mais c'est ce qui selon moi explique (entre autre) la qualité de la relation IADE/patient. "l'abondance de mitraille compense l'imprécision du tir", Ney.
Re: IADE et relation au patient
Vous êtes ÉSI.
Je suppose que ça n'a rien à voir avec le tfe, et si c'était le cas, je serais surpris qu'on ait validé votre sujet.
Le plaisir de pouvoir passer les portes marquées BLOC OPÉRATOIRE ENTRÉE INTERDITE Commencer sa journée en se mettant en pyjama, porter des sabots... Et j'adore le café ;-)
Eh oui, pas facile de se faire une idée sur une profession sans l'exercer, ou tout du moins la côtoyer... Bien sûr qu'il y a une relation soignant/soigné en tant qu'iade. Il faut se souvenir que : -une bonne part des interventions sont de courte durée ; finalement, on voit le patient à peu près autant quand il est éveillé que quand il est endormi (je rappelle qu'il ne s'agit pas d'un sommeil mais d'un coma) ; -les iade exercent aussi en sspi, en réanimation (rare) et au smur ; -une partie des interventions se réalise sous anesthésie locale ou loco-régionale, et donc patient conscient. Cela dit, même si on considère une intervention type de plusieurs heures sous AG avec pour seul contact la période pré-anesthésique, il s'établit une relation soignant/soigné. Elle est intense et brève avant l'anesthésie, et nous avons bien conscience qu'elle a une valeur capitale dans le vécu global de l'hospitalisation. De quoi va se souvenir le patient ? Il va se souvenir de son arrivée et de son accueil au bloc, il va se souvenir de l'induction anesthésique (est-ce qu'on lui a dit bonjour, est-ce qu'on l'a appelé par son nom, est-ce qu'on l'a installé confortablement, est-ce qu'il faisait froid ou chaud, est-ce qu'on lui a expliqué ce qui allait se passer, est-ce qu'on l'a piqué sans lui faire mal...). Il va se souvenir de son réveil et de son séjour en SSPI, en particulier s'il a eu mal, s'il y avait du bruit, s'il a eu l'impression d'y traîner ou au contraire d'en être jetté. Et il aura une cicatrice, témoin visible de son opération, et la beauté de sa cicatrice sera pour lui le reflet de la qualité de la chirurgie. Il existe également une relation soignant/soigné pendant la perte de conscience. Bien sûr, on ne discute pas avec le patient, mais on prend soin de lui, on veille à ce que son organisme soit dans des conditions de fonctionnement idéales, on s'assure qu'il soit bien réchauffé, on soigne son installation... Bref, on est attentif à lui, à chaque battement de son cœur...
Pareil qu'Augusta, éviter les comparaisons, préférer une description. Pour revenir à ce qui m'a poussé à faire ce métier, j'avais entendu le plus grand bien sur la formation. Effectivement, on approfondi réellement les notions de physiologie et de physiopathologie des grandes fonctions (circulatoire, respiratoire, neurologique, hépatique, rénale). Tout est décortiqué, expliqué, justifié. La pharmacologie prend aussi une place importante : j'ai oublié un bon nombre de médicaments que j'ai pu distribuer en tant qu'ide, je connais une cinquantaine de produits, mais je les connais sur le bout des doigts, ce que le médicament fait à l'organisme, ce que l'organisme fait au médicament, à quelle vitesse il s'élimine, combien de temps il agit, et toutes les raisons pour que ça soit modifié dans un sens ou dans l'autre. Contrairement à ce que je faisais en tant qu'ide, je sais pourquoi je donne un médicament et je connais les doses. J'ai également été attiré par le fait que la relation est unique, on ne s'occupe pas d'un groupe de personnes, mais d'une personne à la fois. Et c'est un soin continu, il y a toujours une personne à côté du patient qui s'occupe de lui. Voili voilà, j'aurais pu faire plus bref, ou plus long...
Re: IADE et relation au patientj'apporte mon témoignage en tant que patiente, car j'ai subi une intervention chirurgicale mardi matin, c'est donc tout frais.
Je suis arrivée le matin même de l'intervention, assez flippée, dans le service de chirurgie, j'ai eu la chance d'être accueillie par une ESI qui venait de faire un stage dans mon propre service et qui a été enchantée de me prendre en charge. Bref, avant de passer au bloc, je n'ai vu que l'ESI, pas un bonjour de l'IDE, je ne sais même pas quelle tête elle avait d'ailleurs lol. Après je suis descendue au bloc, les brancardiers m'ont "déposé" dans un sorte de couloir (j'imagine le sas entre le bloc et les couloirs) et j'y suis restée plus de 40 min. 40 min où j'ai vu des tas de gens défilés, me dévisager, sans meme un sourire, j'ai entendu parler des problèmes du service (le bureau de la cadre étant derrière ce sas), bonjour la confidentialité d'ailleurs, vu que je bosse dans cet hopital. J'ai entendu les conflits entre les brancardiers du bloc qui se chamaillaient (pas très gentiment d'ailleurs), j'ai entendu parler les ibodes qui parlaient de moi "après on a une thyroïde (c'était moi la thyroïde ....), le temps qu'on l'installe, on a le temps de prendre le petit déj.." (là j'étais énervée, je ne suis pas sensée entendre ça quand même)... et j'en passe d'autres. Bref après avoir poireauté 40 min dans mon lit, à stresser, après un rapide bonjour au chirurgien venue rapidement jeter un coup d'oeil sur mon dossier, voilà qu'on m'emmène dans le bloc pour "m'installer". Et là, changement complet d'ambiance, que des sourires, que des bonjours, que des moi je suis un tel, je suis l'infirmier anesthésiste, moi je suis le Dr.. , l'anesthésiste etc... Bon ils m'ont installée dard dard car j'ai bien compris que la chirurgienne n'était pas contente que je ne suis pas encore "prête", mais l'équipe anesthétiste m'a vraiment bien accueilli. L'anesthésiste m'a recconnu et du coup, on a parlé de mon boulot, on a plaisanté sur les tailles des cathéters pendant que l'iADE me perfusait (je n'ai pas l'habitude de piquer avec des verts moi, ça l'a fait rigoler). Bref, ils m'ont détendu, ils ont compris que j'étais complétement flippée derrière mes plaisanteries et mes sourires. Bref je les remercie car ils m'ont vraiment accompagnés lors de l'anesthésie. Et malgré que ce sont les personnes que j'ai le moins vu lors de mon séjour à l'hopital, ce sont eux qui m'ont le plus marqués par leur gentillesse et leur accueil. Bref, même si l'accompagnement est court dans le temps, l'IADE a vraiment un contact avec le patient, un contact ultra important pour celui ci. Infirmière Puéricultrice aux urgences pédiatriques actuellement
Re: IADE et relation au patient
Punaise, quand je lis ça, je me dis que nous avons encore des progrès à faire. Parce qu'en plus, non seulement je sais que c'est vrai (la suite aussi, les conversations, la préparation rapide ou inexistante en salle, les potins du bloc...) mais qu'en plus des fois c'est bien plus de 40 minutes...
Et quand je lis ça, je suis vraiment content de faire ce métier. La "thyroïde de la salle 2", c'est pas bien compliqué, ça ne dure pas des heures, on ne lui posera pas des tuyaux partout et on ne la transfusera pas. Mais réaliser un bon accueil, une bonne installation, permettre une bonne chirurgie, et assurer un réveil de qualité avec une bonne prise en charge de la douleur, c'est ça notre métier, et c'est un beau métier. Parce qu'on peut y exprimer son humanité.
Re: IADE et relation au patientMerci pour ton témoignage Leopold Anasthase
IDE en chir
Prépa concours IADE
Re: IADE et relation au patientBonjour à tous, je reviens une nouvelle fois vers vous pour faire avancer le débat sur cette fameuse relation soignant/soigné en tant qu'IADE.
J'ai élaboré un petit questionnaire et je viens vous le soumettre afin de compléter mon dossier sur le sujet (j'ai déjà rendu une première partie au semestre 5 et je dois rendre le résultat de mes recherches au semestre 6). Merci d'avance à tous les IADE qui prendront quelques minutes pour y répondre! Question 1 : Depuis qd etes vous IADE ? Question 2 : Dans quel service travaillez vous ? Question 3 : Lors de votre formation abordez vous de façon plus approfondie la prise en charge du patient anxieux, la relation soignant/soigné, tout ce qui touche au soin relationnel et à la complexité de le mettre en place dans un délai tres court ? OUI/NON Question 4 : Pensez vous qu'une relation soignant/soigné plus courte "oblige" le soignant à la rendre de meilleure qualité ? OUI/NON Question 5 : Selon vous quels sont les 3 critères les plus importants pour un accueil de qualité ? Sourire et amabillité / Humour / Toucher / Ecoute /Clarté du discours / Durée de l'accueil Question 6 : Lors d'un entretien avec une IADE fraichement diplomée, elle m'a confiée qu'elle appréciait cette relation soignant/soigné plus courte car elle était trés sensible et qu'elle en avait souffert en tant qu'IDE. Pour elle, cette relation beaucoup plus courte était aussi une façon de se protéger, un mécanisme de défense. Qu'en pensez vous ? Merci encore!!!
Re: IADE et relation au patient
Depuis longtemps.
Dans un service d'anesthésie et de réanimation.
Non.
Non.
J'en pense que c'est son point de vue. Je ne vois pas bien où ce questionnaire va vous mener, ni ce qu'il va vous apporter. Deux remarques, à mon humble avis, vous devez tout faire pour faciliter la tâche de celui qui répond, et je vous propose deux voies de progressions : -corriger les fautes d'orthographe de votre questionnaire, -le proposer en ligne ; google (entre autre) propose des outils très simples pour réaliser un questionnaire disponible en ligne ; pour y accéder, le plus simple est de faire une recherche... sur google ; ensuite, vous n'avez qu'à publier le lien, ou à l'envoyer par courriel ; chacun peut y répondre très facilement, et vous pourrez disposer des résultats quand vous voudrez. Par exemple, je vous propose de répondre à un questionnaire sur la prise en charge de l'arrêt cardiaque.
Re: IADE et relation au patientIl faut aussi éviter d'utiliser des mots qui "font bien", en les déviant de leur sens.
Pas sûr que l'on puisse parler de mécanisme de défense au sens Freudien du terme, dans la situation que vous décrivez. Pourquoi ne pas dire les choses plus simplement? Je crois que les termes "relation d'aide", et autres "empathie" utilisés à tout bout de champ, en leur faisant perdre leur sens, ça agace un peu les professionnels.
Re: IADE et relation au patientOk.........
Je pense qu'il y a des façons plus sympathique de dire les choses mais je prend note.... D'autres avis ??
Re: IADE et relation au patientComme léo, je ne voit pas trop où vous voulez en venir. Difficile de répondre simplement à vos questions.
Quelques années.
anesthésie.
Laquelle ?
Il y a plusieurs question la dedans. Mais non, on aborde pas spécifiquement "LE patient anxieux". On parle par contre de l'anxiété pré opératoire.
Meilleure qualité par rapport à quoi ? A qui ? Combien de temps en moyenne passe un IADE auprès de chacun de ses patients ? Combien de temps un infirmier passe auprès de chacun de ses patients dans un service de chir/médecine/EHPAD/...
Ca dépend de chaque patient.
C'est son point de vue. "l'abondance de mitraille compense l'imprécision du tir", Ney.
Re: IADE et relation au patient
C'est un forum, la communication va à l'essentiel. Mais le but est d'aider.
Re: IADE et relation au patient
Comme je dis à Madame, c'est à prendre ou à lécher... Et elle me répond que l'un n'empêche pas l'autre...
24 messages
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