clad_ask a écrit:Je met le lien du document à qui voudra bien m'aider pour y répondre :)
https://docs.google.com/open?id=0B1ZZk_ ... F9VT2gwOXMMa question de départ est :
Pourquoi la prise en charge infirmière est-elle spécifique pour les patientes ayant subies une IVG ?
C'est une bonne idée de mettre un lien mais vous auriez pu aller plus loin, en permettant de répondre directement sur google document.
Je ne suis pas un pro du tfe. J'ai travaillé dans un service réalisant environ 25 IVG par semaine. J'ai également quelques remarques.
Comment qualifiez-vous l'état des patientes ayant subi une IVG ? Que ressentent-elles après l'intervention ?
1) Ces patientes ne subissent pas une IVG. Elles en bénéficient. C'est leur choix, elles le font après mure réflexion, elles ont eu un entretient et elles ont eu un délai de réflexion.
2) Il n'y a pas un état commun à toutes les patientes. Il y a mille façons de vivre une IVG.
3) Bien entendu, l'infirmier(e) a un rôle à jouer dans cette situation. Mais je n'ai pas l'impression que notre rôle soit prépondérant, ni que la communication soit si importante. Il y a à mon avis d'autres interlocuteurs plus importants que nous. Sans oublier que dans un certain nombre de cas, le personnel soignant peut être toxique, certains (de tous corps de métier) n'hésitant pas à faire part de leurs convictions sur le sujet.
4) En tant qu'iade, je n'ai pas l'impression qu'il y ait des spécificités spécifiques à utiliser spécifiquement dans cette situation spécifique. La patiente attend de moi un accueil rassurant et bienveillant, une installation confortable, des médicaments qui lui suppriment la douleur, des informations et des réponses à ses questions... Rien de très spécifique...
5) Il serait bon de sortir des clichés qui circulent sur l'ivg. On imagine les pauvres jeunes filles très mal informées qui se retrouvent avec un polichinelle dans le tiroir sans avoir compris ce qui se passait. C'est une très petite minorité des ivg. La très grande majorité des ivg concerne des femmes majeures et bien informées.
Je n'ai aucune explication et je ne porte aucun jugement. Je n'ai pas non plus d'idée géniale à proposer pour diminuer le recours à l'ivg (autour de 220 000 par an en France, à comparer aux 830 000 naissances). La France se situe dans la moyenne des pays européens, mais largement au-dessus des Pays-Bas. Pourquoi, je ne sais pas.