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Messagepar cristal74270 » 10 Déc 2012 11:22

Salutation chers futurs infirmiers ! :D
voici quelques notes de l'émission " le monde en face" et quelques notes prisent sur le figaro et Futura santé, bonne lecture. :clin:

L’EUTHANASIE

En Belgique, l’euthanasie est permis quand la personne malade est capable d’en prendre la décision, sain d’esprit, par exemple pour la maladie d’Alzheimer il faut anticipé la date de sa mort car quand l’Alzheimer est déjà à un stade avancée les patients ne sont plus capable de prendre de décision.

Exemple: Hugo Claus, 78 ans, écrivain, poète, dramaturge et réalisateur belge, et était l’un des plus brillants romanciers contemporains d’expression Néerlandaise, il était atteint de la maladie d’Alzheimer, il a choisi lui-même le moment de sa mort ( le 19 mars 2009 )et avait fait une demande a être euthanasié qui est acceptée en Belgique, selon certains cas. Selon Jacqueline Herremans, présidente de l'Association belge pour le droit de mourir dans la dignité, « le cas de l'auteur a certainement été entouré de toutes les garanties prévues par la loi, y compris la visite à un psychiatre ».

:fleche: 3 grandes lois en Belgique, loi de l’euthanasie, loi des soins palliatifs et loi sur le droit des patients, toutes publiés et mises en application en 2002, elles ont été négociées en même temps.
:fleche: La loi sur l’euthanasie concerne uniquement le patient et le médecin, c’est-à-dire que cette loi rendre dans le cadre de la pratique médicale. Néanmoins il n’est pas évident pour le médecin de mettre fin volontairement à la vie, il tue son patient,, c’est le médecin qui s’occupe de tout, d’aller chercher le médicament, d’injecter le produit…

:fleche: La loi a également prévue une clause de conscience que le médecin peut invoquer, il doit donner les raisons de son refus à pratiquer l’euthanasie au patient.

Définition officielle de l’euthanasie de la Belgique et Pays-Bas : c’est l’acte de mettre fin à vie d’ une personne, acte pratiquée volontairement à la demande du malade.

:fleche: C’est un acte qui fait parti du droit pénal, il n’y aura pas de poursuite si l’euthanasie a été respectée sous certaines conditions : acte posé par le médecin, le patient doit être adulte et compétent, pas d’euthanasie pour les enfants, le patient doit faire une demande volontaire, réfléchie, réitérée sans pression extérieure. Le patient doit être en souffrance physique pou psychique inapaisable et infection grave et incurable. Il y aura une procédure de réalisée afin de voir que toutes ces conditions sont présentes.

:fleche: Des patients atteints d’Alzheimer sont soulagés de savoir qu’il existe l’euthanasie, ils ont une meilleure qualité de vie, profitent de chaque moment avec leur famille, ils se rapprochent . Ils se disent que si ça va mal, ils pourront toujours choisir de partir pour ne pas trop souffrir et de ne pas atteindre un état d’oubli totale car pour eux, oublier les proches (enfant, mari, épouse) c’est inconcevable !

:fleche: Après l’euthanasie, le contrôle sociétal : le médecin qui a pratiqué l’euthanasie doit en faire la déclaration auprès d’une commission fédérale d’évaluation et de contrôle et cette commission est composée de façon paritaire c’est-à-dire qu’il y a 8 néerlandophones, 8 francophones, _8 médecins, 4 juristes,4 personnes issues de la société plus concernées par la problématique des patients incurables ,il y a aussi un point de vue de conception philosophique religieuse, en conclusion il y a aussi des personnes de la société qui sont pour ou contre. Il s’agit de voir si oui ou non la déclaration a bien été appliquée.

1 000 euthanasies par an en Belgique soit 1% des décès seulement.

L’EUTHANASIE EN SUISSE

:fleche: Première loi sur l’aide au suicide adoptée en Suisse : juin 2012
:fleche: L'euthanasie en Suisse est légalement autorisée sous conditions définies par la loi
:fleche: Les autorités fédérales de la Confédération suisse résument la situation de manière suivante1 :
« En Suisse, l'assistance au suicide n'est pas punissable, pour autant qu'elle ne réponde pas à un mobile égoïste. Cette réglementation libérale permet à la fois de protéger la vie humaine et de respecter la volonté des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours. La Suisse se distingue, sur ce plan, des pays qui l'entourent, ce qui a entraîné l'apparition du phénomène dit du "tourisme de la mort"2, avec ses conséquences indésirables. Il reste à savoir si ces deux formes d'euthanasie doivent être réglées expressément au niveau la loi. En revanche, il ne fait pas de doute que l’euthanasie active directe (homicide intentionnel visant à abréger les souffrances d’une personne) doit rester punissable dans tous les cas. »

:fleche: L'euthanasie passive et de l'euthanasie active indirecte sont donc tolérées en Suisse. Le code éthique de l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) autorise donc « la renonciation à la mise en œuvre ou arrêt des mesures nécessaires au maintien de la vie » (euthanasie passive) et l'« administration de substance pour réduire les souffrances et dont les effets secondaires sont susceptibles de réduire la durée de survie » (euthanasie indirecte active).
Exit, de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (A.D.M.D.), fournit aux résidents de suisse romande la possibilité de recevoir une aide au suicide. :fleche: D'autres associations de ce type existent, comme Dignitas.

L’EUTHANASIE AUX PAYS-BAS

:fleche: Premier État à s’être doté d’une loi dépénalisant l’euthanasie en 2001, les Pays-bas ont la plus longue tradition de réflexion sur la fin de vie et l’aide active à mourir.
:fleche: Dès les années 80, des critères ont été élaborés afin d’encadre la pratique médicale de l’euthanasie alors placée sous surveillance de la justice.

:fleche: L’euthanasie relève du code pénale donc interdite sauf si elle pratiquait par un médecin qui agit selon les « critères de minutie » inscrit dans la loi euthanasie.
Les conditions à respecter
- Être convaincu que la demande du patient est volontaire, réfléchie et réitérée.
- Être convaincu que la souffrance du patient est insupportable et sans issue.
- Avoir informé le patient sur son état actuel et sur le pronostic.
- Être arrivé avec le patient à la conclusion qu’il n’y a pas d’autre solution acceptable.
- Avoir consulté au moins un autre médecin indépendant qui, après avoir examiné le patient, a émis un avis concernant le respect des « critères de minutie ».
- Avoir procédé à la fin de vie selon les critères médicaux. Le praticien doit notifier à l’officier de police municipale l’acte qu’il a accompli et 5 commissions régionales -composées d’un médecin, d’un juriste et d’un spécialiste en sciences éthiques - examinent chaque cas d’euthanasie. Elles ne communiquent le dossier à la justice que si elles estiment que les « critères de minutie » n’ont pas été respectés. La loi reconnaît la validité d’une déclaration écrite anticipée de demande d’euthanasie pour le cas où un individu deviendrait incapable de s’exprimer. Le médecin doit s’y conformer si les « critères de minutie » sont réunis, à moins qu’il ait une raison valable de ne pas en tenir compte. Par ailleurs, dans le cas des nouveau
-nés non viables, le protocole de Groningen cadre la façon de gérer la fin de vie de ces nouveau
-nés, le cas échéant par un geste d’euthanasie.

Sanctions pénales
L’euthanasie reste punissable d’une peine maximale de 12 ans de réclusion et d’une très forte amende dès lors que les critères de minutie imposés par la loi ne sont pas respectés par un médecin. Au demeurant, la cour de cassation a précisé que le droit à l’euthanasie n’était légal que dans les cas de fin de vie spécifiés par la loi.

En chiffres :
Nombre d’euthanasies aux Pays-Bas :

2001 : 2 054
2002 : 1 882
2003 : 1 815
2004 : 1 886
2005 : 1 933
2006 : 1 923
2007 : 2 120
2008 : 2 331
2009 : 2 636
2010 : 3 136
2011 : 3 695
:fleche: Selon le rapport établi en 2006 par un collège de médecins, la loi a atteint ses objectifs et l’on n’a constaté aucune dérive dangereuse. Comme l’a affirmé la sénatrice Heleen Dupuis : « L’essentiel c’est de pouvoir choisir la façon dont on souhaite terminer sa vie ».

:fleche: En 2010, une proposition de loi présentée par le groupe citoyen « of free Will » ouvre un nouveau débat. Elle envisage de créer une assistance par suicide pour toutes personnes âgées de plus de 70 ans qui estime que sa vie est « accomplie ».

L’EUTHANASIE EN France Loi Bioéthique
La mort est encore tabou dans notre société.
Euthanasie : 86% des Français favorables à une légalisation

Le figaro santé
:fleche: Des nouvelles propositions de Jean Leonetti à celles de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, les pistes d'évolution de la loi sur la fin de vie se multiplient.
:fleche: Le débat sur l'euthanasie est loin d'être clos. Aujourd'hui encore, près d'un Français sur deux estime que la loi actuelle sur la fin de vie ne permet pas «suffisamment d'atténuer les souffrances physiques ou morales» des malades, selon un sondage Ifop sorti dans Pèlerin . 86% sont également favorables à une loi qui légaliserait la pratique de l'euthanasie.
:fleche: Témoin d'un intérêt actuel pour la question difficile du «mal-mourir», le succès du film Quelques heures de printemps, porté médiatiquement par son acteur principal, Vincent Lindon, qui aborde le thème du suicide assisté. Dans sa proposition 21, François Hollande suggérait que «toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée» puisse «bénéficier d'une assistance médicalisée».
«Il faut prévoir une sédation terminale»
:fleche: Mais d'autres idées pour améliorer la fin de vie commencent déjà à émerger. À commencer par celles avancées jeudi par l'auteur de la loi de 2005 lui-même, le médecin et député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti. Dans les colonnes de La Croix , il estime que le texte peut évoluer dans «certaines situations particulièrement douloureuses après une réanimation»: un nourrisson très grand prématuré promis à une vie végétative, un jeune cérébro-lésé après un accident et sans espoir de retour à la conscience, etc.
:fleche: «En France, la démarche est de réanimer au bénéfice du doute (...) Le revers de cette approche est de pousser parfois trop loin la réanimation dans des cas désespérés, reconnaît le député. Je ne crois pas qu'il soit responsable et éthique de rendre à sa mère un bébé dont le cerveau comporte des lésions si graves qu'il ne pourra ni voir, ni marcher, ni penser, et qu'il ne pourra jamais établir aucune relation».
:fleche: «Dans ces cas dramatiques, il faut prévoir une sédation terminale, qui, c'est vrai, est à la limite de l'euthanasie, ajoute Jean Leonetti, mais se justifie car il n'est pas question de laisser la personne mourir à petit feu durant une ou deux semaines après l'arrêt des traitements.»
:fleche: Avec ces nouvelles propositions, la tête pensante de la loi sur la fin de vie devance la commission du Pr Didier Sicard, chargé par François Hollande de réfléchir à une évolution sur la fin de vie. Ce groupe de travail doit rendre son rapport le 22 décembre au terme d'une grande «consultation citoyenne». Jean Leonetti, en repoussant encore un peu plus loin les limites fixées par sa loi, va dans le sens de la réflexion souhaitée par le chef de l'État. Ce «pas en avant», déjà esquissé dans la proposition de révision de loi de 2008, entrouvre donc la porte vers une nouvelle évolution du texte.
:fleche: Autre suggestion de l'ancien ministre des Affaires européennes: une meilleure prise en compte des directives anticipées. Ces «dernières volontés» donnent la possibilité à chacun de consigner ses souhaits pour sa fin de vie. La loi prévoit qu'elles s'appliquent pour une durée de trois ans, sont réversibles à tout moment et qu'elles doivent être consultées par le médecin. «On pourrait imaginer un système plus contraignant», suggère le député. «Une personne apprenant qu'elle est atteinte d'Alzheimer pourrait fixer certaines limites (...) afin que les traitements qu'elle jugerait disproportionnés ne soient pas entrepris», donne-t-il en exemple.
:fleche: Jeudi matin, la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), faisait, elle aussi, ses propositions pour répondre à l'inquiétude des Français sur les conditions de la fin de vie. Si son président, le Dr Vincent Morel, estime qu'il n'est pas nécessaire de toucher au texte, il suggère lui aussi de rénover le système des directives anticipées, actuellement mal prises en compte.
:fleche: «Il faudrait pouvoir y accéder en consultant la carte Vitale ou créer une base de données nationales», estime Vincent Morel, reprenant une idée de Louis Puybasset, directeur de l'unité de neuro-réanimation chirurgicale du groupe hospitalier Pitié-Salpétrière.
:fleche: Autre piste de la SFAP: mieux lutter contre l'acharnement thérapeutique, condamné par la loi Leonetti, en quelque sorte «favorisé» par le système de tarification à l'acte dans les hôpitaux. «Pourquoi pas mieux valoriser la réflexion collective des équipes sur la fin de vie en la valorisant financièrement?», lance Vincent Morel.

Futura santé (le nouveau magazine de votre santé)
:fleche: Une étude nationale révèle les pratiques médicales relatives à la fin de vie du patient. Bien qu’illégale en France, l’Euthanasie. L’euthanasie désigne l’acte de faire mourir quelqu’un intentionnellement afin de lui éviter l’agonie, dans le cas où les souffrances des patients atteints de maladies incurables (cancer en phase terminale…) sont difficiles, voire impossibles à apaiser à l\'aide des soins palliatifs. L’euthanasie...','Cliquez pour plus d\'information');" onmouseout="killlink()"euthanasie concernerait 0,6 % des décès. Un phénomène marginal en parallèle de la loi dite Leonetti, permettant d’empêcher l’acharnement thérapeutique.
:fleche: L’euthanasie, selon le Petit Robert, consiste en « l’usage de procédés qui permettent d’anticiper ou de provoquer la mort, pour abréger l’agonie d’un malade incurable ou lui épargner des souffrances extrêmes ». Illégale en France, elle est néanmoins pratiquée à un degré inconnu… jusqu’à aujourd’hui. Pour la première fois, l’Institut national d’études démographiques (Ined) démontre le niveau réel de l’euthanasie : celle-ci serait pratiquée pour 0,6 % des décès.
:fleche: Le travail rendu public par l’Ined a été mené auprès de médecins qui ont répondu sous couvert d’anonymat, et a pris en compte 5.000 décès survenus en 2010 en milieu hospitalier, à domicile et dans divers établissements médicosociaux.
:fleche: En liaison avec l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV), cette première étude sur les conditions de la fin de vie en France était largement inspirée par des travaux similaires réalisés en Belgique et aux Pays-Bas. Deux pays où l’euthanasie est légale depuis 10 ans. Pour l’étude française, les auteurs ont interrogé les médecins ayant signé les CertificatDocument électronique rattaché à une clé publique par un tiers de confiance, qui fournit la preuve que la clé publique appartient à un propriétaire légitime et n\'a pas été compromise.','Cliquez pour plus d\'information');" onmouseout="killlink()"certificats de décès.

:fleche: Arrêt du traitement, excès d'antidouleurs... Certains médecins pratiquent parfois l'euthanasie alors que la loi le leur interdit. © Anatoly43, StockFreeImages.com
L’euthanasie pratiquée dans l’illégalité
:fleche: Au total, sur 5.000 décès, « 148 (soit 3,1 %) ont été provoqués par une décision médicale prise dans l’intention délibérée de mettre fin à la vie du patient », souligne l’ONFV. Or, seules 29 de ces décisions ont été prises sur la demande explicite du patient concerné… L’euthanasie sur demande formulée par le patient ne serait donc impliquée que dans 0,6 % des décès en France. Précision supplémentaire : ces morts provoquées le sont dans « [un tiers des cas] par administration d’une substance létale. Les [deux tiers] restants sont principalement le fait de médecins qui ont intensifié les antidouleurs dans le but de provoquer la mort, ou qui ont arrêté une réanimation », nous précise Lucas Morin, directeur de l’ONFV.
:fleche: Si en France, la loi Leonetti de 2005 maintient l’interdiction de donner délibérément la mort à autrui, elle condamne « l’obstination déraisonnable », aussi appelée acharnement thérapeutique. Elle donne également le droit au patient de refuser un traitement. Selon les auteurs de l’étude de l’Ined, « sa mise en œuvre reste très inégale. Les décisions de fin de vie ne sont pas suffisamment discutées avec les patients ni avec les équipes soignantes. Ainsi, quand les personnes [en fin de vie] étaient considérées comme capables de participer à la décision, celle-ci n’a fait l’objet d’aucune discussion [avec elles] dans plus d’un cas sur 5. Plus grave, lorsque la personne malade était inconsciente, la décision d’arrêter le traitement a été prise par un médecin seul dans la moitié des cas. »
:fleche: Des données fiables sur la fin de vie et l'euthanasie en France
Il en ressort qu’un peu moins de 7 % des décisions visant à limiter ou à interrompre les traitements sont effectivement prises à la demande du patient. :fleche: En fait, seuls 2,5 % des malades concernés avaient rédigé des directives anticipées, comme les y autorise la loi Leonetti. Dans un cas sur 4, la décision a été prise par une « personne de confiance » désignée pour représenter le malade.
:fleche: Ainsi, selon l’ONFV, on dispose enfin « pour la première fois de données fiables [permettant] d’appréhender de façon rigoureuse la réalité de la fin de vie dans notre pays ». Voilà de quoi alimenter le débat public en données de qualité.

bye :clin:
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cristal74270
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Messagepar cristal74270 » 21 Déc 2012 08:05

Bonjour,
j'ajoute à mes notes précédentes la loi LEONETTI, nouvelles notes de ce jeudi 19 décembre, bonne lecture
Cristal :clin:

- LES SOINS PALLIATIFS / Jean LEONETTI][
* Si 86 % des Français se disent favorables à l’euthanasie, les questions compliquées autour de la fin vie, de la mort volontaire sont toujours nombreuses au cœur des débats.
* Le professeur Didier SICARD, après avoir fait de nombreuses consultations, il a terminé son rapport sur la fin de vie et l’a remis au président de la république soit François Hollande,

Jean LEONETTI (député de alpes maritimes, auteur en 2005 de la loi sur les droits des malades et à la fin de vie) qui règlemente le droit de mourir pour les malades arrivant en fin de vie et pour qui la médecine ne peut plus rien. Une loi qui présente de nombreuses avancées mais qui a peut être des limites et qui n’est pas bien comprise ou appliquée par des médecins. Certaines familles doivent se battrent pour leur proche pour que la loi soit correctement appliquée.
REPORTAGE :
* Monsieur et Madame PIERRA : parents d’ « Hervé », décédé suite à sa pendaison, son père l’ayant trouvé effectue appelle les pompiers qui font repartir son coeur, il pense l’avoir sauvé mais Hervé a d’importantes lésions cérébrales qu’il ne soupçonnait pas.
La mère cite : son agonie a été abominable, cauchemardesque, nous avons été traumatisés comme ses sœurs qui le sont encore.[i][/i]
Le père cite: c’est 15/20 jours après que l’infirmière en chef nous a reçu et nous a dit qu’il fallait trouver une autre structure pour Hervé car il est dans un état tel qu’on ne peut plus rien faire pour lui.
La mère cite : ce n’était pas du tout un coma que l’on peut imaginer c’est-à-dire avec un jeune homme tranquille et qui a l’air de dormir dans son lit, mon fils était plié en deux, rouge, il s’étouffait , son squelette prenait des positions viciées (synonyme : impur), tout recroquevillé sur lui-même et je pense que la médecine n’avait plus les moyens de garder le corps de notre fils et l’institution nous refusait le droit qu’il puisse partir!
* Hervé restera 8 ans et demi dans cet état végétatif irréversible, et toutes ces années , aucun médecin n’entend la requête des parents.
* Quand la loi Léonetti est votée en 2005, les parents d’Hervé espèrent enfin trouver une issue mais là encore, ils se heurtent à un mur.
* Après 1 an de bataille, en novembre 2006, les médecins cessent d’alimenter et de d’hydrater Hervé mais rejètent la demande de sédation pourtant prévue par la loi.
La mère cite: Donc il s’en est suivi des troubles électrolytiques insupportables, Hervé faisait des bons de 50 cm dans son lit, il était cyanosé et brûlant, il a eu 6 jours d’agonie absolument cauchemardesque. La frontière est trop ténue (impalpable) entre ce que permet la loi Léonetti et l’euthanasie et c’est cette frontière qui est à l’origine de tout les drames, « le patient part trop vite alors peut-être il a été euthanasie ! », donc il faut faire durer l’ agonie et c’est inacceptable !
Le père cite: [i]j’étais prêt à filmer Hervé pour prouver au monde entier qu’il était dans cet état là mais on a fait tellement de bruit , on a hurlé dans cet hôpital ce jour là pour nous dire 1 heure après qu’Hervé est décédé, je me pose beaucoup de questions !
La mère cite: Pendant 8 ans et demi, j’allais voir mon fils tous les jours, et l’instant où il est décédé je n’étais pas là !
[/i]


* Patrick COFFEL, Vincent HUMBERT, Chantal SéBIRE : Directement ou par la voie de leur proche tous ce sont battus pour avoir le droit de mourir.
*Si la loi Léonetti permet aujourd’hui à plus de la moitié des malades de partir en paix, d’après les associations elles restent insuffisantes.
Jean-Luc ROMERO, président Association Pour le Droit de Mourir dans la Dignité, cite: On a plein de situation où cela s’est mal passé, des gens qui mettent trois semaines pour mourir. Au final on se rend compte que c’est une loi qui a été faite par des médecins pour des médecins, et qui remet le médecin au centre notamment quand la personne n’est plus consciente, au final c’est le médecin qui décide, et donc pour nous c’est pas acceptable car on défend le fait que c’est la personne qui meurt, qui doit décider si elle le souhaite et en est capable et que c’est mieux pour elle.
Que n’ a-t-on fait pendant 7 ans pour expliquer aux gens que quand on est en pleine forme de pouvoir écrire, d’anticiper son testament, et voilà c’est aussi cela le rôle des pouvoirs publics, c’est d’expliquer qu’il faut réfléchir à ce qu’il pourrait arriver de pire, par exemple un accident et qu’il faut prévoir cela en un mont.

* La loi sur l’euthanasie, le professeur Louis PUYBASSET qui s’efforcent chaque jour de sortir ses patients du coma, ne veut pas en entendre parler ! Pour lui c’est tout le système de soins qui doit être repensé à un mont.
Il cite: Dire qu’on va l’euthanasier parce qu’il souffre, ça n’a tout simplement pas de sens, il faut d’abord traiter sa souffrance et sa douleur et le laisser tranquille et généralement il n’y a plus de demande d’euthanasie. Il faut absolument lutter contre l’acharnement thérapeutique, les dérives liées au système de soin lui-même car c’Est-ce système tel qu’il est organisé aujourd’hui qui pousse à l’acharnement thérapeutique par le biais des remboursements à l’acte et transformer des médecins en acte fait qu’ils font des actes !
* En Belgique et aux Pays-bas, l’euthanasie est légale et concerne près de 3% des décès.


Jean LEONETTI cite :[[b]/b] [i]La loi dit qu’on peut arrêter les traitements quand ils paraissent inutiles ou sont disproportionnés et qui n’ont que le but d’être le seul moyen artificiel du maintien de la vie et évidemment Hervé PIERRAT était maintenu artificiellement en vie donc on ne pouvait arrêter ses traitements, malheureusement la loi était peut être trop récente, les directeurs d’hôpital même les juges ne connaissaient pas la loi, et donc on aurait dû arrêter les traitements et en même temps l’endormir profondément c’est-à-dire une « sédation profonde terminale » et faire en sorte qu’on offre à cette famille une fin de vie apaisée, sereine, ce qui n’a pas été le cas !
Après l’affaire Pierrat, à la demande du 1er ministre François FILLON, j’ai modifié la loi sur l’article 37 du code de déontologie, quand on arrête un traitement qui maintient en vie, on a l’obligation de mettre en place des sédatifs et des antalgiques pour faire en sorte que cette vie finissante soit sans douleur, sans souffrance, et pour respecter la famille.
Cela ne dure pas très longtemps, effectivement on peut dire que c’est une forme frontière parce qu’à la fois on arrête un traitement qui maintient en vie et en même temps on met un traitement avec des doses importantes pour être sûre qu’il ne souffre pas et en même temps c’est un double effet qu’on sait qui va accélérer la mort. Et bien il faut l’assumer et la loi l’assume, malheureusement ces choses là passent difficilement dans le public alors qu’elles me paraissent assez légitimes, normales.
Aujourd’hui des affaires Pierrat existent encore alors qu’elles ne devraient plus exister. Des médecins refusent d’appliquer cette loi car pour eux c’est donner la mort, je dis que selon le code de déontologie ce n’est pas tuer c’est soulager le patient, l’aider à ne plus souffrir.
Sur le rapport de SICARD, il y a une chose où je suis d’accord c’est là où il dit qu’il faut faire appliquer la loi actuelle plutôt que de faire une nouvelles loi ! Et puis en même temps, SICARD explore 2 pistes : l’euthanasie telle qu’elle est appliquée en Belgique et aux Pays-bas et il l’écarte en raison des dérives que l’on connaît dans ces pays et puis SICARD s’intéresse au suicide assisté à la mode Américaine, l’état de l’Oregon. En France, des associations aident les gens à se suicider avec des critères larges et flous qui fait que 30% des gens qui en Suisse bénéficient d’un suicide assisté sont en réalité des gens qui n’ont pas de maladies graves , ils sont simplement las de vivre, ils sont arrivés à un certain âge de la vie et décident qu’il est temps de partir et donc on les aide à se suicider !
Dans l’Oregon, les choses sont mieux organisées : d’abord c’est un collège de médecin qui juge s’il ne reste au patient que quelques mois à vivre, ensuite on lui met à disposition les médicaments que le patient prend quand il veut et si il veut, et près d’une fois sur 2 il ne le prend pas, comme si le fait de l’avoir en secours permet de mieux assumer la fin de vie en se disant « Si c’est vraiment trop dur, j’ai la possibilité de mourir » mais il ne l’utilise pas !
6 pour 1000 décès dans l’Oregon, ça veut dire que on est à 30 ou 40 fois plus d’euthanasies dans les pays européens qui l’on permit que dans l’Oregon.
Je continue à être contre le suicide assisté car la société qui le fait perd la solidarité élémentaire qui fait qu’on doit soulager la souffrance et non pas donner la mort, mais en même temps je considère que là dans ce contexte on est arrivé quand même que l’autonomie se détache de l’accompagnement et du soin. Ce n’est pas la mort médicalisée, ce n’est pas non plus un suicide proposé et donné , c’est une liberté ouverte et le dernier problème c’est le taux de suicide dans tous les pays qui est marqueur de souffrances d’une société et dans nos urgences, on continue à réanimer les gens qui se sont suicidés et on en sauve quelques uns et donc il y aura un paradoxe qui est de se retrouver dans l’assistance au suicide d’un côté et sauver les suicider d’un autre côté.
SICARD dit bien dans son rapport que quand on fait une loi permissive, transgressive qui fait tomber un interdit, immédiatement on vous demande faire tomber un autre interdit et donc si vous faites une loi sur le suicide pour les personnes qui sont en fin de vie et celui qui n’est pas enfin de vie comme Vincent Humbert, et qui lui reste 4 ans de vie devant lui, alors pourquoi on lui refuse, au nom de quoi on lui refuse?
En Belgique, ça fait 25 fois qu’on modifie les critères, une fois on dit qu’on va le donner aux enfants, aux malades mentaux, aux déments, aux Alzheimer, pourquoi pas eux s’ils souffrent? Et SICARD le dit très bien « abandonnons l’utopie ( projet imaginaire)» d’une loi qui pourrait régler tous nos problèmes, de toutes nos morts, car comme la vie, la mort est personnelle, elle est individuelle, sans complexe et vouloir tout régler dans une loi serait une loi totalitaire si elle existait.
[color=#8000BF][b]
[/b][/i][/color]
* cette loi énonce l’interdiction de l’obstination des raisonnables qui prône le respect de la volonté des patients, qui interdit de donner délibérément la mort à autrui, et loi qui adopte pour principe la préservation de la dignité des patients et l’obligation de dispenser des soins palliatifs.
* le rapport SICARD préconise d’appliquer cette loi Léonetti en ce qui concerne la « sédation profonde » ou encore les directives anticipés et pour cela, il faut une meilleure information des professionnelles de santé sur la loi qui existe aujourd’hui, le professeur SICARD le recommande vivement !
voilà :clin:
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