Les revendications de la pétition AVERPAS sont les suivantes :
- Restructuration de la durée des études AS
- Un diplôme d'Etat (obtenu)
- Un décret de compétences ainsi qu'un rôle propre
- La possibilité d'une installation en libéral
- Augmentation des salaires
- Passage en 2e année pour les AS voulant entreprendre des études d'infirmier(e).
Je remarque que l'AVERPAS a fait le choix d'une pétition très généraliste tendant à une revalorisation globale de la profession, dont le statut libéral.
Autrement dit, ce n'est pas parce qu'une personne signe volontiers cette pétition qu'elle la signe d'office pour l'installation des AS en libéral à proprement parler. N'importe quel soignant As ou IDE peut trouver dans cette liste des raisons très diverses de signer. Ce qui, pour autant, ne remet pas en cause la valeur de l'ensemble des revendications.
Parce que l'AVERPAS a sans aucun doute un tantinet réfléchi à la question avant de se prononcer, une revalorisation des études, un décret de compétences et un rôle propre sont bien adjoints à la revendication d'un statut libéral. Si je ne trouvais pas une telle cohérence dans cette liste, je me dirais alors
"l'AVERPAS est-elle une association sérieuse ?"Or, je suis rassurée, que l'on soit d'accord ou non avec la question du libéral, l'AVERPAS semble bien consciente que cette revendications ne va pas sans les autres (hors revalorisation des salaires et entrée en IFSI)
De même, l'AVERPAS s'opposait (hors cette pétition) à la réduction de la durée des études AS à 10 mois au lieu de 12. Pourtant, nos gouvernants l'ont bel et bien faite passer à 10.
Je comprends les revendications de l'AVERPAS parce qu'elles ont le bénéfice de s'inscrire dans une réflexion globale qui n'isole pas le statut libéral des autres questions.
Il est réducteur de ne voir que les aspects éventuellement positifs d'un statut libéral AS (pénurie, saine concurrence...). Il n'est pas difficile d'imaginer une résultante idéale. L'idéal, moi aussi je suis pour, nous le sommes tous, non ?
L'AVERPAS a raison de réclamer beaucoup de choses en même temps. D'une part, il est toujours préférable dans ce type de démarche de réclamer le maximum pour obtenir le minimum ;
d'autre part, ceux qui sont chargés de réfléchir à l'ensemble de la problématique "statut libéral AS" (commissions parlementaires, groupes de travail, syndicats, associations etc.), savent très bien qu'on ne répond pas à cette question sans répondre à d'autres avant, que ce sont ces questions préliminaires qui sont les plus difficiles à résoudre (rôle propre, durée de formation, implantation des besoins, rémunération des actes/Sécu, etc).
En gros, il y a bien des bases à mettre au propre avant que ne se pose la question du libéral. Le statut libéral arrive au bout de cette course là, pas avant.
Même si nous sommes tous conscient des aberrations du système de PEC actuel, il ne suffit pas de dire que ce statut serait utile et bénéfique. Encore faut-il le nourrir d'une réflexion de fond.
Oui le niveau V (et ses 10 mois) de la formation AS pose un problème. De même, il est très facile de discuter des éventuels rôles propres AS et IDE avec des pointillés et des approximations dans la discussion, il est beaucoup plus difficile de les déterminer avec justesse et discernement dans un cadre textuel des plus stricts. Je plains et encourage à deux mains ceux et celles qui auront la charge de s'y atteler et de mettre tout le monde d'accord à l'échelle nationale.
Pour tenter d'aller au bout d'une logique de discussion, un topic "expérimental" sur ce que chacun envisagerait dans la réalité d'un rôle propre AS (ce qui rejoint sa formation) pourrait s'avérer très complémentaire à cette discussion et apporterait, je pense, un éclairage non négligeable sur l'étendue des difficultés (ou des non difficultés) liées à la question du statut. Qu'en pensez-vous ?












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