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Des conséquences du diabète gestationnel...

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Diabète

Le diabète gestationnel influence le taux de césariennes, d'admission en néonatalogie et le coût des soins dans les maternités, selon une étude menée en Irlande et parue dans Diabetes Care.

maternité diabète gestationnel césariennePaddy Gillespie de l'université nationale d'Irlande à Galway et ses collègues ont évalué le coût et l'activité de soins requis par 4.372 femmes dont 8,1% étaient atteintes d'un diabète gestationnel.

Leur étude, à la différence des précédentes études menées sur le sujet, s'est attachée à évaluer les effets indépendants du diabète gestationnel en contrôlant les résultats vis-à-vis d'autres facteurs déterminants possibles, soulignent les auteurs.

Le diabète gestationnel était associé, en analyse multivariée, à une hausse du risque de césarienne réalisée en urgence de 75%, à un triplement du risque d'admission en service de néonatalogie et à une hausse des coûts de 34%.

Pour la maternité, le coût moyen des soins en l'absence de diabète gestationnel s'élevait ainsi à 4.028 euros contre 6.092 euros en présence d'un diabète gestationnel.Des interventions visant à prévenir le diabète gestationnel pourraient donc avoir un bénéfice clinique et économique important, jugent les auteurs.

Le deuxième facteur de surcoût après le prématurité

D'autres variables influençaient les risques et les coûts: l'obésité, un âge avancé, la primiparité et les naissances prématurées. Le risque de césarienne en urgence était augmenté, par ordre décroissant, en cas de primiparité, de prématurité, d'âge supérieur à 30 ans et a fortiori 40 ans, d'obésité et de diabète gestationnel.

Le risque de césarienne programmée était augmenté, par ordre décroissant, en cas de surpoids ou d'obésité, d'âge supérieur à 40 ans et en cas de naissance entre 36 et 39 semaines.

Enfin, le risque d'admission en néonatologie était essentiellement augmenté en cas de prématurité (naissance avant 36 semaines), loin devant le risque associé au diabète gestationnel, qui représente néanmoins le deuxième facteur le plus à risque.

La plus forte hausse des coûts était ainsi associée aux naissances avant 36 semaines (+95%) mais le diabète gestationnel arrivait en deuxième position (+34%).

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