AU COEUR DU METIER

Deux nouvelles prises de position sur l'Ordre infirmier

Cet article fait partie du dossier :

ONI

À la veille de la réunion du Conseil national, le SNIIL réaffirme son attachement à l'Ordre, mais refuse que l'effort financier pèse essentiellement sur les infirmières libérales. Le conseil départemental du 76 propose "un budget réalisé en fonction des recettes".

Lettre ouverte du SNIIL (Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux) aux Conseillers Nationaux Ordinaux

" Mesdames et Messieurs les Conseillers Nationaux Ordinaux, Chers collègues,

Demain, vous aurez à prendre des décisions importantes : de vos délibérations dépendra le futur immédiat de l’Ordre Infirmier. Certains disent même qu’à ce moment précis, vous seuls aurez le pouvoir de vie ou de mort sur cette organisation.

Engagé dès juin 2004 en faveur de cette instance, via une participation active au sein du Collectif Infirmier pour la Création de l’Ordre, puis au sein du groupe Ste Anne, le Sniil sort aujourd’hui de son silence. Faisant partie de ceux qui ont porté l’Ordre sur les fonds baptismaux, il est, en effet, hors de question pour le Sniil de se taire alors que l’heure est aussi grave.

Le Sniil s’indigne contre l’idée d’un Ordre rendu obligatoire pour les seuls libéraux. Car ceci n’a aucun sens. Et, même, signifierait la condamnation à mort de l’Ordre… car aucune des missions qui lui incombent ne pourrait être remplie. Ni la promotion du métier infirmier, puisque l’Ordre n’en représenterait qu’un seul mode d’exercice. Ni le maintien de principes éthiques nécessaires à l’exercice de l’art infirmier, puisqu’il existerait une déontologie à deux vitesses. Ni, enfin, la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession infirmière, puisque cette dernière serait divisée.

En conséquence de quoi, le Sniil réaffirme comme il l’avait déjà fait dans son Manifeste de juin 2010, son attachement et son soutien à un Ordre rassembleur, unique et commun à l’ensemble des 500 000 infirmières et infirmiers de France, salariés ET libéraux.

Reste qu’apparemment, l’Ordre Infirmier est aujourd’hui en danger. L’opposition farouche des grandes centrales syndicales, le manque de soutien des politiques mais aussi, sans doute, des erreurs de management et de communication de la part du Conseil National ont contribué à le fragiliser. Et à le conduire dans cette situation particulièrement difficile.

Demain, mardi 29 mars, vous devrez donc en toute conscience, décider de ce qui est le mieux pour NOTRE Ordre. Et tout mettre en œuvre pour sa pérennité, en termes structurels et budgétaire. Vous aurez alors à vous poser la question cruciale du montant de sa cotisation. Et le débat sera sans doute difficile…

Pour autant, il convient de le tenir. Dans cette optique, le Sniil se positionne aujourd’hui en vous indiquant clairement qu’à ce jour, les libéraux ne sont absolument pas prêts à voir leur cotisation augmenter. Ni à payer l’intégralité des dettes de l’Ordre. Pour le reste, le Sniil n’a aucune légitimité à s’exprimer au nom des infirmières et infirmiers salariés. Il ne le fera donc pas.

Demain, mardi 29 mars 2011, beaucoup d’infirmières et infirmiers, dont les adhérents du Sniil, auront les yeux tournés vers vous. Attendant de savoir ce que deviendra leur Ordre. Un Ordre indispensable à notre profession.

Un Ordre qui, aussi, pourrait représenter une réelle force politique et qui, donc, à ce titre, dérange… "

Motion adoptée à l'unanimité par le CDOI 76 le 25 mars 2011

" Lors de la session du 25 mars 2011, Le CDOI76 propose ce qui suit :

Montant de la cotisation


Baisse de la cotisation (collège public et privé): à 30€
Jeunes diplômés : 50% de la cotisation (1ere année)
Collège libéral : 75 €
Retraités : 50% de la cotisation
Souhait de déductibilité fiscale de la cotisation ordinale.

Budget de l’exercice 2011-2012

Avoir un budget réalisé en fonction des recettes.
Exigence d’un plan de retour à l’équilibre.

Demander la transparence TOTALE et des informations crédibles sur

• Comptes d’exploitation
• Clauses du crédit contracté auprès la BRED
• Budget prévisionnel 2011-2012
• Appels d’offres systématiques au-delà d’un montant défini par le CNOI et faire déclaration d’absence de conflit d’intérêt pour les décisionnaires.
• Allocation de moyens humains et financiers aux départements et régions attribuée en fonction du nombre des infirmiers ADELI (avec un minimum d’un mi-temps/département)

Procédure d’inscription

Simplifier la procédure d’inscription des IDE
Créer un groupe de travail pour optimiser le logiciel COMPIERE.

Frais

• Elus : Supprimer l’indemnité des Présidents jusqu’au retour de l’équilibre budgétaire.
• Suppression autres frais : prestataires, consultants, etc..
Mutualisation à tous les niveaux : Locaux, personnels et matériels.

Ministère

• Engagement concernant le respect de la loi : inscription automatique des infirmiers et publication
des décrets : code de déontologie, élections.
• Améliorer les relations avec les acteurs décisionnels (ministère, employeurs).

Gouvernance

Exiger la démission immédiate du Bureau du Conseil National."

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Commentaires (10)

psycats

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2 commentaires

#10

tous les moyens sont bons

cela devient vraiment du n'importe quoi, infirmière depuis 30 ans dans le privé et la fonction publique hospitalière et jusqu'à présent je n'ai pas eu besoin d'un ordre pour travailler et pour moi l'ordre est un racket organisé. Alors qu'il y a un manque crucial d'infirmier(e)s dans les services et on veut nous imposer un ordre pour avoir le droit de travailler et en plus il faudrait que l'on continu a payer à la retraite.Il faut vraiment que nos ministres réfléchissent un minima avant de lancer de telle abération

Phil

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7 commentaires

#9

Titanic

En effet, pourquoi laisser l'obligation d'adhérer aux libéraux ?

N'ont quà adhérer ceux qui le veulent.

Vous prétendez toujours que 92% des infirmiers sont partants ?

Ou vous préférez imposer de force un truc non voulu ?

Imposé en mentant aux députés sur les chiffres réels ?

erick

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#8

changement rapide et massif de la perception de l’Ordre par la profession

en déclarant:
"le Sniil n’a aucune légitimité à s’exprimer au nom des infirmières et infirmiers salariés"
Puis, pour le CDOI76

"Améliorer les relations avec les acteurs décisionnels (ministère, employeurs)."

Les professionnels, notemment les salariés, sont les grands absents de leurs décisions, que ceux qui ont voulu cet ordre qui n'est autre qu'un impôt de plus, payent ensemble cet emprunt.

Les économies qu'ils escomptent faire je pourront jamais leurs donner des moyens supplementaires pour améliorer leurs communications déjà proche de zero.

Même gratuit, l'ordre c'est non.

aqrv

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#7

ON POURRAIT

FAIRE PAYER LES MORTS ET LEURS DESCENDANTS ! SUBTIL!Non.....

ridfa69

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#6

bon par contre

je pense qu'ils pensaient aux retraités qui ont une fonction benevole ou liberal en tant qu'infirmier.
Ca change rien on veut pas de cette ordre

papillonbis

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#5

Tant qu'à délirer, autant y mettre le paquet!!!

De plus en plus délirant.
Faire cotiser les retraités Ide... A mourir de rire
La prochaine fois, ils demanderont une quote part sur l'héritage au même titre que les héritiers????

Tout simplement démentiel. Les ordistes perdent la raison..... Vous allez finir par l'avoir votre révolution...

lapikouzesimone

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#4

faire en plus payer les retraitées !!!!!

déjà en activité , nous refusons de payer pour cette inutilité d'oni , mais en plus avec nos maigres retraites !!!!!!!! pour des élus nationaux à 5000 euros voir plus !!! non à ce scandale éhonté !!!!!

frondupepagiline

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#3

il faut écouter vos collègues !!!!

.. quelque soit le prix : NOUS NE VOULONS DE PAS CETTE CHARGE SUR NOTRE DOS !
il est honteux pour vous , que vous envisagiez de faire plier sous la contrainte des infirmières qui n'ont aucunes envie d'etre soumis à l'oni !!!!!
vous n'avez aucunes légitimité ! vous en aurez encore moins si vous continuez à vous fourvoyer dans un ordre infirmier non désiré et non admis par la majorité des infirmières de France !

ridfa69

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#2

a titre personnel

en tant que liberal ca fait un moment que ma carte du snill est decoupé en morceaux,
et je sais que je ne suis pas seul.
j'ai l'impression que se syndicat à egalité avec FNI NE SERVENT qu'à proteger les acquis d'ancienne IDE qui s'etaient révé en medcin et aujourd'hui en juges

.cedr1c.

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#1

réaliste?

Autant je suis d'accord en tout point sur la nécessité d'engager la responsabilité des élus national dans leur ensemble, et non pas de la présidente, autant je me pose la question de la faisabilité de leurs propositions, au plan financier surtout:

- les chiffres publiés par Resillience, validés par le CODI qui a eu les mêmes infos, montrent bien que la plupart des dépenses sont incompressibles (par exemple, les prochaines élections couteront à minima 750000€, les frais des locaux, etc)

- il va y avoir une hausse de la masse salariale avec des nouvelles embauches.

- il y a des intérets à payer auprès des banques, et 10 millions à rembourser (11.5 sur 10 ans?)

Dans tout cela, je ne vois pas une banque accepter une baisse des rentrées supposées d'argent. Aussi, j'ai du mal à voir le ministère accepter de repousser la faillite à Avril 2012, en pleine période électorale.

Enfin, pour la baisse des indemnités de présidents (soit pour un libéral une indemnité de sa journée, couplée à une indemnité de transport, de repas, et une prime de responsabilité), qui peuvent monter annuellement jusqu'à 6 mois de salaire pour une infirmière débutante, pas certain que la majorité des présidents soit pour...