AU COEUR DU METIER

L’ONI interpelle Marisol Touraine sur la vaccination antigrippale

Cet article fait partie du dossier :

ONI

Amélioration de la vaccination antigrippale : l’Ordre national des infirmiers propose à la ministre de la Santé d’élargir le droit des infirmiers à vacciner sans prescription médicale

Communiqué de presse de l’Ordre national des infirmiers (ONI)1 - 15 octobre 2012

L’ONI interpelle Marisol Touraine sur la vaccination antigrippaleLe vaccin contre la grippe saisonnière est en vente libre en pharmacie. Mais alors que les infirmiers et infirmières peuvent sans prescription médicale l’injecter à leurs patients âgés (65 ans et plus) ou atteints de certaines pathologies, une personne adulte bien portante entre 18 et 64 ans doit obligatoirement obtenir une prescription médicale, et donc se rendre chez son médecin. Ces conditions rendent l’accès à la vaccination parfois difficile, notamment dans les zones de « déserts médicaux ».
Mettre fin à cette contradiction permettrait d’améliorer la couverture vaccinale de la grippe saisonnière en France, dont l’insuffisance est reconnue.

L’Ordre national des infirmiers préconise une modification du Code de la Santé publique (article R4311-5-1) par décret, afin d’élargir la vaccination antigrippale sans prescription par les infirmiers à une plus grande part de la population adulte.
En l’état actuel du droit, les infirmiers ne sont en effet habilités à vacciner sans prescription médicale préalable que les personnes de 65 ans et plus, et les adultes atteints de certaines pathologies (maladies respiratoires, pathologies cardiaques, diabètes…), hors femmes enceintes.

Cette mesure proposée par l’Ordre national des infirmiers permettrait également de réduire les coûts directs et induits de la prise en charge de la grippe saisonnière par l’Assurance maladie et la société.
Plus généralement, l’Ordre national des infirmiers préconise d’associer davantage les infirmiers à la stratégie vaccinale pour d’autres pathologies (comme les ROR) afin d’améliorer le taux de couverture.

Lire ici la lettre adressée par l’Ordre national des infirmiers à la ministre des Affaires sociales et de la Santé (PDF)

Note

  1. Avec 123.000 inscrits l’Ordre national des infirmiers est le deuxième des sept ordres de professions de santé en France. Il est chargé par la loi de veiller à maintenir les principes éthiques et à développer la compétence, indispensables à l'exercice de la profession. Il contribue à promouvoir la santé publique et la qualité des soins. Il assure la défense de l'honneur et de l'indépendance de la profession d'infirmier. Il en assure la promotion. Il participe au suivi de la démographie de la profession d'infirmier et étudie l'évolution prospective des effectifs de la profession au regard des besoins de santé. Il accomplit ses missions par l'intermédiaire des conseils départementaux, des conseils régionaux ou interrégionaux et du conseil national de l'ordre.


Secrétaire générale adjointe ONI
http://www.ordre-infirmiers.fr/

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Commentaires (6)

moutarde

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367 commentaires

#6

Sacerdoce....

Selon borniche, les infirmières veulent vacciner (tous ceux qui passent) comme il aime à se répandre dans la presse...
Bien.
Et il tient ça de où ?
Je suppose qu’il leur a aussi demandé si la gratuité et le bénévolat sont aussi une demande parce que cela va un peu plus concerner les libéraux.
borniche est bien le chantre de la "colombiculture/colombiphilie" infirmière...
Allez, rou(cou)le ma poule....

Norma Colle

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86 commentaires

#5

et les pharmaciens?

http://www.egora.fr/sante-societe/acc%C3%A8s-aux-soins/153548-les-pharmaciens-veulent-pouvoir-vacciner

[quote]Les pharmaciens veulent pouvoir vacciner

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L'Académie nationale de pharmacie a rendu publiques mercredi des recommandations pour améliorer la proportion de personnes vaccinées en France, parmi lesquelles figure la possibilité pour les pharmaciens d'administrer les vaccins au sein de leurs officines.

Cette piste a été présentée alors qu'il existe depuis plusieurs années une défiance du grand public vis-à-vis de la vaccination en raison de la crainte d'effets indésirables, et alors que le ministère de la Santé a élaboré un programme national d'amélioration de la politique vaccinale pour 2012-17.

L'académie de pharmacie avance plusieurs raisons justifiant la possibilité pour les pharmaciens d'officine d'administrer des vaccins. Outre le but d'améliorer la couverture vaccinale, il s'agit également de l'évolution récente du cadre juridique de leurs missions définit par la loi hôpital, patients, santé et territoire (HPST) de 2009. Les académiciens mettent aussi en avant la présence d'officines à travers tout le territoire français.

La publication d'un décret sera cependant nécessaire pour autoriser les pharmaciens à injecter des vaccins. Actuellement, seuls les médecins et les infirmières sont autorisés à injecter, les sages-femmes pouvant également le faire dans certaines situations.

Pierre Bégué, membre de l'Académie nationale de médecine, estime que la prescription médicale de la vaccination demeure essentielle et que l'injection doit conserver son caractère médical, en particulier pour le nourrisson, l'enfant et l'adolescent.[/quote]


en commentaire dessous,un médecin probablement?
[quote] Par LEONIE, le 19 octobre, 2012 - 16:41.

On est en train de détériorer la médecine générale.

Ce n'est pas en faisant faire les vaccins par les pharmaciens que l'on va vacciner ceux qui ne veulent pas le faire. Au cours de la consultation, les patients campent sur leur position bien qu'il n'aient pas de meilleurs arguments à nous opposer. Et pourtant, ils nous font confiance pour d'autres choses mais le discours pour la vaccination ne passent pas le mur érigé par certains patients. On y passe du temps, plus que ne pourrait le faire le pharmacien. Le flop de la vaccination anti h1n1 a fait énormément de mal à la vaccination en général. Les patients n'ont plus confiance dans notre système de santé.

De grâce laisser faire la médecine par les médecins. Curieusement personne , infirmières , pharmaciens ne demandent à rédiger les bons de transport à notre place, dossier AMDPH, arrêts de travail, accidents de travail ...

Quand on laisse faire des actes par plusieurs corps de métier, c'est là que ça se dégrade.

L'exemple criant est celui des frottis ou des mammographies. Les patientes nous disent qu'elles sont suivies par leur gynécologue. Nous n'avons pas le double des examens et résultats des courses, le gynécologue croit que le généraliste a prescrit les examens, et le généraliste pense la même chose et rien n'est fait .

Laisser aux généralistes les actes de médecine qui nous ont fait choisir ce métier. Depuis le temps que la profession réclamme l'allègement des tâches administratives.

On pourrait très bien immaginer le patient remplir lui même sa demande de prise en charge pour son transport.

cordialement .[/quote]

moutarde

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#4

Il a demandé à qui ?

La dernière supplique du moment d’un président oniesque aux abois ne représentant à grand peine que lui-même et encore, à sa ministre de tutelle du… moment.

Parce que oui, tout le monde comprend bien que même les fonctions les plus « élevées » ne sont qu’éphémères.

Bien, revenons à nos brebis galeuses y compris les égarées.

Sur quelle littérature et critères scientifiques s’appuierait notre inénarrable borniche national, fort prolixe ces derniers temps pour faire pratiquer une vaccination anti-grippale par des IDE(L), sans prescription médicale préalable, étendue à toutes les personnes jeunes et bien portantes c’est à dire « au reste de la population » soit « un peu plus », convenons-en, que les recommandations OMS/HCSP ?

Qui plus est à des tarifs défiant toute concurrence et sans prise en compte de la responsabilité (actuellement rémunérée à hauteur de 3 €) des professionnels dont il s’est arrogé le droit de soi-disant promouvoir l’exercice ? C’est à dire (hors déplacement/domicile) 6 € au total et au maximum pour les IDEL, voire gratuitement et bien sûr gracieusement si VAG effectuée à l’occasion d’une « séance de soins infirmiers », ou au décours d’un « interrogatoire » incluant le questionnement sur la DDR qui peut exclure le « client/usager » de cet acte relevant du rôle propre de d’IDE, contre 23 € pour les médecins pour stricto sensu le même acte…

Et pour le coup en effet, cette mesure serait également de nature à réduire les coûts directs blablabla, blablabla.

Notons aussi que borniche et autres acolytes ordinaux sont toujours très prompts à échanger avec tout le monde sauf avec les IDE qu’ils sont supposés représenter...

eusèbe

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263 commentaires

#3

Gesticulations.

L'agonie de l'ordre infirmier se fait dans des gesticulations pathétiques : à quand la fin ?

Sancho

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160 commentaires

#2

Un courrier intéressant

Pratiquant régulièrement des vaccinations dans le cadre du décret actuel mais aussi sur PM (et de temps en temps "malheureusement" hors cadre) , il est claire qu'il faut que cette démarche évolue.

C'est une nouvelle fois de l'hypocrisie pure et simple comme beaucoup chose dans les pratiques infirmières.

Quand on s'y intéresse, la vaccination anti grippale ne comporte pas de CI à part les CI habituelles de la vaccination (Episode infectieux en cours, vaccination dans les 10 jours précédents, ...)

Cette pratique est déjà pratiquée depuis longtemps chez nos voisins et elle va dans le bon sens => Amélioration de la santé public de façon raisonné pour ne pas mettre en danger le patient.

Dommage que les demandes de ce type émane si tardivement de l'ONI.

nico1

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13 commentaires

#1

L’ONI interpelle Marisol Touraine

c'est vrai qu'en matière d'économie.....