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L'ONI interroge les finalistes à la Présidentielle 2012

Cet article fait partie du dossier :

ONI

La santé n’a pas été un sujet souvent abordé durant la campagne électorale et ne semble pas revêtir un enjeu pour les deux candidats restant en lice. Pourtant, dans la recherche de protection, d’humanité et de solidarité qui motive les électeurs en ce scrutin présidentiel, la question de la santé et du devenir de notre système de santé devrait occuper la première place.

Communiqué de l'Ordre national des infirmiers - 2 mai 2012

L'ONI interroge les finalistes à la Présidentielle 2012L’Ordre national des infirmiers, représentant de la profession de santé la plus importante en nombre, étant comme d’autres professionnels en première ligne dans la prise en charge des malades, la prise en charge de la douleur et l’accompagnement de la dépendance, souhaite que les deux candidats s’engagent au sujet de la profession infirmière. A cette fin il propose deux questions à leur poser lors du débat du second tour, le 2 mai.

Améliorer les conditions de travail des infirmières pour augmenter la qualité des soins aux patients

Une enquête récente de l’Ordre national des infirmiers indique que près d’un infirmier sur deux estime ne pas pouvoir assurer une sécurité des soins optimale à ses patients au regard de ses conditions d’exercice (51% dans le secteur public et 44% dans le secteur privé). Ces chiffres rejoignent ceux d’une enquête internationale récemment publiée qui établit un lien entre la satisfaction des infirmières et celle des patients dans les treize pays étudiés. Les chercheurs ont pointé que « chaque patient en plus dont doit s’occuper l’infirmière va faire baisser sa satisfaction ». Or, la durée moyenne de séjour a diminué de moitié en 50 ans et le nombre de patients a été multiplié par trois. Le déficit d’infirmières est général. Rappelons qu’à Paris 600 postes d’infirmières ne sont pas pourvus.

Question : Quelles mesures comptez-vous prendre pour améliorer les conditions de travail des infirmières dans les hôpitaux afin d’assurer aux patients sécurité et qualité des soins ?

Permettre aux infirmières de prescrire pour répondre à la baisse du nombre des médecins et améliorer la prise en charge de la douleur

Confrontés à la baisse de la démographie des médecins et au désengagement de ceux-ci de certaines tâches, les infirmières souhaiteraient que la loi reconnaisse cette évolution. Ainsi, il ressort de l’enquête de l’Ordre des infirmiers que le droit de prescription, ouvert aujourd’hui timidement aux infirmiers, devrait urgemment être élargi. Dans la prise en charge de la douleur, dans le cadre de l’urgence, lors des soins au domicile, les infirmiers sont souvent en première ligne mais, pourtant, ne peuvent agir sans prescription du médecin. Alors que certains médicaments antalgiques sont en vente libre en pharmacie, il faut encore à l’hôpital une prescription du médecin pour que l’infirmier puisse soulager la douleur des patients constituant une perte de chance pour le patient. Nécessitant moins d’intervention du médecin, l’autonomie de prescription de l’infirmier serait aussi source d’économies.

Question : Entendez-vous faire évoluer la loi pour permettre aux infirmiers de prescrire certains médicaments notamment antalgiques ainsi que certains produits utiles à la dispensation des soins infirmiers ?

L’Ordre national des infirmiers souhaite rappeler que les infirmiers, s’ils sont disposés à accepter des missions nouvelles, entendent avant tout pouvoir exercer leur métier dans les meilleures conditions au bénéfice des patients et de la qualité des soins.

A propos de l’Ordre national des infirmiers

L’Ordre national des infirmiers groupe obligatoirement tous les infirmiers habilités à exercer leur profession en France. Il veille à maintenir les principes éthiques et à développer la compétence, indispensables à l'exercice de la profession. Il contribue à promouvoir la santé publique et la qualité des soins.


http://www.ordre-infirmiers.fr

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Commentaires (9)

moutarde

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#9

Y ont répondu ?

Bien que l’ONI ait enfin (...) communiqué sur son site dédié mais que l’accès à toute action participative et interactive nous en soit toujours interdit, permettez-moi SVP de poursuivre ici.

Outre que l’ONI représente donc, qui, quoi, comment ?

L’ONI a toujours jusqu’ici et à juste titre réfuté tout rôle et participation y compris à titre consultatif concernant les conditions de travail ; leur négociation comme celle des salaires ou de la formation professionnelle...etc sont de la compétence des partenaires sociaux c’est à dire les syndicats.
Quel est donc ce mélange des rôles à part pour créer et/ou ajouter à la confusion des moins au fait de ces questions là ?

J’aime le 1er lien qui redirige sur une publication en anglais et le 2nd sur “erreur 404” :))

J’espère aussi les intéressés apprécieront la notion alléguée par l’ONI […Confrontés à la baisse de la démographie des médecins et au désengagement de ceux-ci de certaines tâches,…]

Ainsi que « la perte de chance pour le patient » que constitue la prescription médicale d’un antalgique y compris s’il est en vente libre…

Et pour finir, l’autonomie (bénévole) de prescription (comme c’est déjà le cas pour un certain nombre de dispositifs) est en effet une source d’économie (sans retour sur investissement) pour la collectivité mais aussi un VRAI travail gratuit et une VRAIE prise de responsabilité sans couverture assurancielle.
Autonomie soit disant revendiquée par les 520 000 IDE (sont d’accord avec les chiffres de la DREES quand ça les arrange, hein ?…) alors que à peine 100 000 sont inscrits à l'ordre et 17 825 « auraient » répondu au sondage (une autre image me vient à l’esprit…) ni vérifié ni vérifiable et transformé pour la VRAIE cause en VRAIE grande enquête nationale…

execho

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#8

les médecins

vont être ravis d'apprendre qu'ils se désengagent.Que la baisse de la démographie des médecins,l'ordre infirmier en prend acte ,et voila c'est toute leur analyse!Tiens,j'ai une idée:pour des raisons inconnues(?),il manque d'infirmières dans les hôpitaux,il n'y a pas un ordre des aides soignantes avec aussi de bons tuyaux à filer aux présidentiables?

moutarde

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#7

Indépendance...

Mme Fabregas, il ne me semble pas vous avoir demandé à aucun moment de vous justifier de quoi que ce soit.

Les publications du site sont bien assorties d’une partie « commentaires des internautes » je suppose au nom de la liberté d’expression ; celle dont j’entends me prévaloir sauf à ce qu’on me l’interdire…

Mon avis est donc que ce n’est pas une information comme une autre.

Que ce n’est même pas une information.

C'est un communiqué de presse de l’ordre infirmier qui se sert d’un média coopératif pour véhiculer ses mensonges.

Et j'espère que ce même média est et restera coopératif vis à vis des IDE qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer sur le site de l'ONI décliné en autant de clones départementaux et régionaux.

eusèbe

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#6

Mariolle.

L'ordre infirmier continue à être agité de soubresauts et à faire le mariolle pour se prouver qu'il existe encore.

Mais l'ordre infirmier, qui n'a jamais rien fait, qui ne sert à rien et qui pollue le paysage de notre profession n'en finit pas de mourir : que c'est long !!!

ridfa69

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#5

me fabregas

comme vous le noter c'est un communiqué de l'ordre infirmier, malgré son peu d’intérêt et la représentativité faible de l'oni ça me choque pas de le lire.
merci de nous tenir au courant de l'actualité des IDE

syndicat RESILIENCE

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#4

Mensonges et tromperies !

Comment l'ordre infirmier qui ment - sur son propre site - au sujet de la cotisation ordinale ...
Comment son secrétaire général qui vient de se ridiculiser en donnant une interview sur le sujet au magazine Actusoins ...
Comment l'ordre infirmier qui n'a toujours pas publié son bilan comptable et financier de l'exercice 2010/2011, qui vient de terminer 2011/2012 et qui débute 2012/2013 sur les chapeaux de roues ...
Comment ce même ordre infirmier qui n'a toujours pas communiqué les chiffres des cotisants/adhérents comme il s'y était engagé ...

Comment un tel organisme rejeté par plus de 80% de la profession peut-il encore prétendre parler au nom des infirmières ?

Bernadette Fabregas

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#3

Indépendance, oui...

Cet article vient compléter notre dossier qui se veut exhaustif sur les Présidentielles 2012. C'est une information comme une autre, quoi que vous en pensiez. C'est d'ailleurs pesant que de devoir se justifier à chaque parution où le mot "ONI" est présent. Demain, nous continuerons sur la question de l'Ordre puisque les libéraux sont aujourd'hui dans un bras de fer dont nous publierons le détail en fin de journée. Merci de votre compréhension.

moutarde

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#2

Indépendance....

L’ONI communiquerait-il directement sur le site d’infirmiers.com ?

C’est un risque calculé certainement, quand on sait que l’ordre ment sur son propre site par exemple sur la non augmentation de la cotisation 2012-2013 le 22 mars 2012 et que à peine un mois après cette taxe subit une hyperinflation de 20 %

Donc, on peut supposer que l’ONI viendra fournir ici les explications

- quant à cette augmentation ,

- sur l’absence de bilan comptable de l’exercice 2010-2011 alors que l’exercice 2011-2012 vient de s’achever… et que 2012-2013 débute sur cette tromperie.

Par ailleurs, j’hâte de pouvoir prescrire des antalgiques en vente libre… Si, si !!!

Enfin, l’ONI confondrait-il son (absence de) rôle, dans les faits, avec celui des syndicats ?

peggy

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1 commentaires

#1

est-ce vraiment la priorité?

franchement, les infirmiers disent ne pas avoir assez de temps pour faire leur travail, et que demande l'oni, le droit de prescrire, que l'on nous donne le moyen de faire ce que l'on sait faire correctement avant de vouloir nous en rajouter!
a se demander si l'oni demande vraiment a la profession leurs besoins