C’est dans le cadre de la stratégie décennale «Soins palliatifs, prise en charge de la douleur et accompagnement de la fin de vie», rendue publique en avril 2024, que l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est a mené cette campagne de labellisation. Elle visait deux objectifs : évaluer l’offre de lits en soins palliatifs présente sur le territoire et la mettre plus en adéquation avec les besoins des habitants. En tout, plus de 800 lits en soins palliatifs (LISP) ont été identifiés dans la région. Dans le détail, 242 lits correspondent à des créations – soit 30% – et 566 lits ont bénéficié d’une nouvelle labellisation. «Ce développement contribue directement à améliorer l’accessibilité aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire, en renforçant une offre de proximité, mieux répartie et adaptée aux besoins des populations», explique l’ARS dans un communiqué.
Les LISP, soit les lits identifiés en soins palliatifs, ont été instaurés par une circulaire en 2008. Il s’agit de lits dédiés à la prise en charge de patients en fin de vie dans des services confrontés à des décès fréquents, mais dont l’activité n’est pas dédiée spécifiquement aux soins palliatifs. Le dispositif, quoiqu’encadré, ne rencontre pas une application homogène sur l’ensemble du territoire français ; en août 2022, une enquête du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, menée auprès d’une trentaine d’établissements dans 4 régions, constatait des écarts importants entre départements. Quand certains présentaient un quota de LISP inférieur à la moyenne nationale, soit 8,4 LISP pour 100 000 habitants, d’autres atteignaient presque les 21 lits pour 100 000 habitants.
La labellisation des LISP, alors que seule la moitié des besoins en soins palliatifs sont couverts, constitue donc un enjeu pour les régions. Mais elle ne suffit pas. L’ARS Grand Est indique également renforcer les équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) et accompagner la création d’unités de soins palliatifs (USP). «Cette articulation entre dispositifs est essentielle pour assurer la continuité des parcours, la cohérence de l’offre et l’efficacité des prises en charge, au plus près des besoins des patients et de leurs proches», conclut-elle.
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