RECHERCHE

Recherche - A propos de l’éducation thérapeutique...

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Recherche en soins infirmiers

Florence Ambrosino, infirmière libérale, coordinatrice de réseau de santé, a terminé en juin 2012 son Master 1 en Sciences cliniques infirmières (2011-2012) à l’École des Hautes Études en santé publique (EHESP). Trois travaux de recherche lui ont permis, tout au long de l’année, de valider cette formation universitaire, travaux qu’elle souhaite aujourd’hui partager avec la communauté d’Infirmiers.com. Qu’elle en soit remerciée. Voici la synthèse de sa deuxième recherche : « Éducation thérapeutique d’un patient stomisé à son domicile ».

Les travaux de recherche de Florence Ambrosino ont concerné trois thématiques :

Recherche – A propos de l’éducation thérapeutique...Florence a souhaité partager avec la communauté d’Infirmiers.com le fruit de sa réflexion. Voici donc aujourd’hui un résumé de sa deuxième recherche et la pièce maîtresse en fichier joint. Merci à elle.

« Le paysage de la santé Française s’articule autour de deux contextes principaux : un contexte sociétal (baisse de la démographie médicale, vieillissement de la population, chronicisation des maladies, difficultés d’accès aux soins, technicité de la médecine, droits des patients) d’une part et un contexte économique (maîtrise des dépenses de santé, déremboursements, diminutions de la durée moyenne d’hospitalisation, tarification à l’acte, politique de gestion des risques et d ‘amélioration de la qualité et la sécurité des soins) d’autre part.

Face à cette double contrainte, les professionnels de santé se doivent de travailler en coopération avec les patients, afin de leur permettre de retrouver au plus vite leur autonomie et ainsi de sortir du circuit de soins. Ceci dans des conditions optimales de sécurité et d’efficience.

L’information au patient, l’accès au dossier médical, la désignation d’une personne de confiance et le droit à la fin de vie ont déjà été instaurés grâce aux lois du 4 mars 2002 et Léonetti 2005. La loi HPST du 21 juillet 2009, dans son article Art. L. 1161-1, inscrit l’éducation thérapeutique dans le parcours de soins du malade pour l’aider à retrouver un meilleur niveau d’autonomie, en lui laissant la liberté d’accepter ou pas cette prestation de soin. Certains cancers sont désormais considérés comme maladies chroniques. Les patients stomisés, environ 80000 en France, représentent une population cible pour l’éducation thérapeutique. En effet, de nombreuses études ont mis en évidence les difficultés liées à l’autogestion des soins, à l’observance thérapeutique du patient, aux concepts d’image corporelle altérée et d’altération de la qualité de vie.
Le cas de Monsieur A, stomisé suite à un cancer colo rectal, nous permettra d’aborder un exemple d’adhésion thérapeutique, avec l’établissement du diagnostic éducatif, la définition du programme personnalisé d’ETP, la planification des séances et l’évaluation des compétences acquises.

Un survol des outils proposés et utilisés permettra de comprendre comment monsieur A est devenu autonome, acceptant de vivre avec sa stomie, et prenant en charge ses soins. Les ressources et freins inhérents à une éducation thérapeutique au domicile seront également abordés ainsi que le bénéfice pour la qualité de vie du patient de son entourage. Dans une approche réflexive, une question pourrait être posée, car actuellement le cadre législatif ne reconnaît pas l’éducation thérapeutique comme acte soumis à remboursement. Comment gérer ces 15 millions de patients chroniques sans reconnaissance financière pour les acteurs de ce processus d’autonomisation ? Quelles possibilités de prise en charge pour le retour au domicile ? Quelle rémunération prévue pour l’ETP au sein des soins de ville ? »

La conclusion de sa recherche sera celle-ci : « Un enjeu de taille est au cœur de ce dispositif : assurer une qualité de vie optimale à une grande partie des 15 millions de français vivant avec une maladie chronique. Les professionnels s’engageant dans cette voie encore semée d’embûches, de doutes et d ‘incertitudes sont des pionniers, et gageons qu’ils sauront montrer la voie à leurs pairs, s’inscrivant dans une démarche maïeutique. »

Accéder à la recherche de Florence Ambrosino
« Éducation thérapeutique d’un patient stomisé à son domicile » (PDF)

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Commentaires (2)

quichou13

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58 commentaires

#2

master 2

en effet cela se fait bien sur 2 ans. je reprends les cours fin septembre.
et un M1 ne "vaut" pas rien, dans ce sens que c'est reprendre tous les fondamentaux de la "science infirmière", et des initiations a la recherche et à la pratique basée sur des preuves. Plus une certaine rigueur d'analyse et réflexion.
Et ça c'est capital dans la vision de l'activité quotidienne, pourtant exercée depuis des années et qui prend un nouveau sens....

binoute1

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163 commentaires

#1

master 1 ?

c'est bien, elle bosse...mais finalement un master 1, ça ne vaut rien, ce n'est que la 1ière année d'un cursus de 2 ans, me trompe-je ??
si c'est le cas...