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L'aorte, la plus grosse artère de l'organisme, peut aussi être le siège d'anomalies sévères

PARIS, février 2004 (APM Santé) - L'aorte, la plus grosse artère de l'organisme qui part du coeur pour nourrir tous les organes vitaux, en parcourant un trajet thoracique puis abdominal, peut être le siège d'anomalies sévères telles qu'un anévrysme ou une dissection, selon un article publié dans la revue "Coeur et Santé".

L'anévrysme de l'aorte correspond à une dilatation et à une fragilisation de la paroi artérielle qui augmente de calibre. Il peut se localiser dans la portion ascendante de l'aorte thoracique avec le risque d'une dilatation considérable de l'aorte initiale et/ou au niveau de la crosse de l'aorte (celle-ci décrivant une sorte de boucle au-dessus du coeur). L'anévrysme peut également se situer sur le trajet abdominal.

L'anévrysme de l'aorte thoracique a pour origine une altération du tissu élastique de la paroi artérielle, soit congénitale (syndrome de Marfan), soit acquise (telle qu'au cours de la grossesse ou due à un traumatisme).

L'échographie cardiaque, le scanner, l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) et parfois l'angiographie permettent un diagnostic précis des lésions et de déterminer le moment venu, l'indication d'un acte chirurgical (remplacement par une prothèse placée à la place de l'anévrysme).

Pour l'aorte abdominale, l'anévrysme se localise après la naissance des artères destinées aux reins. Sa cause reste dominée par l'athérosclérose. Le diagnostic est suspecté devant la survenue de douleurs abdominales et l'existence d'un fin liseré calcaire au niveau de la paroi de l'artère (visible sur les radiographies de l'abdomen). Il est confirmé par l'échographie et le scanner abdominal. La chirurgie doit intervenir en cas de risque de rupture évalué selon les résultats des examens complémentaires.

LA DISSECTION AORTIQUE : L'URGENCE À REDOUTER

La dissection aortique représente une évolution redoutable des dysplasies artérielles (anomalies du tissu élastique de la paroi), qui compliquent une hypertension artérielle.

Elle correspond au clivage de la paroi de l'aorte, créant un faux chenal responsable de la rupture. La douleur thoracique ou abdominale est intense, migratrice suivant le trajet de l'aorte, avec souvent associée une chute tensionnelle brutale. Le risque de mort subite rend l'indication chirurgicale très urgente.

Parfois, la dissection aortique peut survenir à la suite d'un traumatisme sur un anévrysme existant, provoqué par une brutale décélération lors d'un choc frontal : elle concerne essentiellement la partie située entre la crosse et l'aorte thoracique descendante./ajr

(Coeur et Santé, février 2004, n°141 : p.6)

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