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Profession Opticien-lunetier : qui, comment, pour quoi faire ?

7 adultes sur 10 portent des lunettes, d’ici 2050, le nombre de myopes au niveau mondial aura doublé, les 16-24 ans passent en moyenne 9h24 par jour devant un écran… le besoin en santé visuelle est croissant et le rôle de l’opticien également.

Le métier d’Opticien

L’opticien est un professionnel de santé à part entière. Sa vocation est d’apporter une solution aux problèmes visuels de la population. Professionnel polyvalent, son activité requiert des qualités relationnelles et commerciales ainsi qu’un esprit à la fois scientifique et créatif. L’opticien fait preuve de rigueur, de précision mais aussi de passion. Ses principales activités sont :

  • l’examen visuel : déterminer la compensation optique adaptée pour optimiser le confort visuel :
    • la myopie : l’image se forme en avant de la rétine (« œil trop long ») ;
    • l’hypermétropie : l’image se forme en arrière de la rétine (« œil trop court ») ;
    • l’astigmatisme : anomalie de courbure de la cornée qui déforme l’image perçue la cornée et donc de l’image perçue ;
    • la presbytie (qui n’est pas une malformation de l’œil, mais qui touche toute la population après 45 ans) : difficulté à accommoder de près.
  • le conseil au client : proposer et ajuster une monture en fonction de la forme du visage et des besoins de chacun ;
  • réalisation des équipements optiques : tailler les verres à la forme et à la dimension de la monture
  • design et mode : transformer un défaut visuel en atout, les lunettes devenant un élément de la personnalité.
    Rappelons que l’opticien-lunetier ne réalise pas un examen médical de l’œil. Seul l’ophtalmologiste est en mesure de relever des pathologies de l’œil, comme le glaucome (augmentation de la pression interne de l’œil) qui peut évoluer à bas bruit. Il est donc essentiel pour tout un chacun de consulter un ophtalmologiste au moins une fois tous les 2 ou 3 ans.

Rappelons que l’opticien-lunetier ne réalise pas un examen médical de l’œil. Seul l’ophtalmologiste est en mesure de relever des pathologies de l’œil

La réglementation

opticien modernité perspectives

Le récent décret d'octobre 2016 renforce le rôle de l’opticien, professionnel de santé à part entière, pour répondre à ce besoin croissant en santé visuelle.

L’exercice de la profession d’opticien-lunetier est défini par plusieurs articles du Code de la Santé publique (CSP) :

  • article L4362-1 du CSP : … Peuvent exercer la profession d'opticien-lunetier détaillant les personnes titulaires d'un diplôme, certificat ou titre mentionnés aux articles L. 4362-2 et L. 4362-3 enregistré conformément au premier alinéa… ;
  • article L4362-2 du CSP : Les diplômes et certificats ou titres mentionnés à l'article L. 4362-1 sont le brevet de technicien supérieur opticien-lunetier et le brevet professionnel d'opticien-lunetier, ainsi que toutautre titre désigné par arrêté des ministres chargés du commerce, de l'économie et des finances, de l'enseignement supérieur et de la santé… … L'intéressé porte le titre professionnel d'opticien-lunetier ;
  • article L4362-9 du CSP : Les établissements commerciaux dont l'objet principal est l'optique-lunetterie, leurs succursales et les rayons d'optique-lunetterie des magasins ne peuvent être dirigés ou gérés que par une personne remplissant les conditions requises pour l'exercice de la profession d'opticien-lunetier. Le colportage des verres correcteurs d'amétropie est interdit. Aucun verre correcteur ne pourra être délivré à une personne âgée de moins de seize ans sans ordonnance médicale.

La loi renforce le rôle de l’opticien pour répondre à ce besoin croissant en santé visuelle. Depuis octobre 2016, l’opticien est reconnu comme un professionnel de santé à part entière. Il est désormais autorisé à intervenir sur les modifications de corrections visuelles des patients selon le décret en vigueur. L’objectif de cette réforme est de renforcer la complémentarité entre l’opticien et l’ophtalmologue et ainsi réduire les délais d'attente des patients.

Medhi Yahiani, diplômé de la Licence Professionnelle d’Optique témoigne

Medhi YahianiAprès un bac S et deux tentatives d’intégrer médecine, je me suis réorienté vers une faculté de biologie. Mais l’expérience s’est révélée plutôt déceptive : je n’aimais pas vraiment étudier les animaux, ni les végétaux ; j’étais davantage intéressé par l’humain. J’ai alors pensé à l’optique qui me permettrait de réunir toutes mes aspirations : la dimension humaine, l’exercice dans un milieu de santé et l’aspect technique […] Ayant à cœur d’enseigner et de vivre à l’étranger, je pars pour une mission d’un an en Chine pour former de futurs opticiens. L’ISO est une école géniale : la bonne ambiance et la proximité des enseignants ont largement contribué à la réussite de mes études.

Les études d’opticien et les débouchés

Le Brevet de technicien Supérieur (BTS) opticien-lunetier se prépare en deux ou trois ans (selon le type de bac obtenu). Un Bac scientifique est recommandé ou les filières STI génie optique ou STL sciences et technologies de laboratoire. Plusieurs écoles proposent cette formation. Le programme porte sur la physiologie de l’œil et ses défauts, les systèmes optiques, les mesures faciales, l’étude, la réalisation et le contrôle des équipements correctifs, la communication, la vente et la gestion. La formation se déroule en temps plein et en alternance.

Le marché du travail dans ce domaine est riche de perspectives. En effet, 84% des jeunes diplômés trouvent un emploi dans les trois mois suivant l’obtention de leur diplôme. Mais la plupart choisissent de poursuivre via une formation en sciences de la vision de Bac+3 à Bac+5 : spécialisation en optométrie, contactologie et basse vision.  Les débouchés sont ensuite nombreux : opticien optométriste, responsable en réfraction en cabinet d’ophtalmologie, adaptateur de lentilles de contact, chef de produits et responsable technique en laboratoire de verres ophtalmiques ou de contactologie, spécialiste en basse vision…

Pour s'installer, l’opticien doit être titulaire d’un BTS d’opticien lunetier (article L.4362-1 L.4362.2 et L1362.4 du Code de la santé publique) et faire enregistrer son diplôme auprès de l'ARS (agence régionale de santé) régissant sa zone d'exercice afin d’être inscrit sur une liste préfectorale et obtenir un agrément de la Caisse Régionale d’Assurance Maladie. Il doit également s’inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés. Il n’existe aucun numerus clausus limitant le nombre de magasins d’optique sur un secteur déterminé.

Salaire Moyen opticien-lunetier

Avec l’ISO, faites de votre passion un métier !

Leader de l’enseignement supérieur d’optique en France, l’Institut Supérieur d’Optique forme depuis 1988 les experts des métiers de la vision au travers de formations Bac+2 à Bac+5 en santé visuelle dans 9 écoles en France.

Après l’obtention de leur diplôme d’opticien, les jeunes diplômés développent leur expertise en santé visuelle en poursuivant leur formation en Licence Professionnelle d’Optique* et en Bachelor des sciences de la vision (cursus Bac+3) à l’ISO pour se spécialiser en optométrie, contactologie et basse vision - une spécialité très recherchée sur le marché de l’emploi. Cette spécialisation peut être complétée par le Master des sciences de la vision (Bac+5).

L’ISO bénéficie d’un vaste réseau de partenariats universitaires internationaux permettant aux étudiants de pratiquer en clinique universitaire aux Etats-Unis, en Chine et en Australie.

L’ISO propose une rentrée en février (réorientation en cours d’année) et en septembre.

* Diplôme délivré par l’Université Paris-Sud en partenariat avec l’ISO

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