Autre appellation
Infirmier en cancérologie
Pré requis
- Diplôme d'état d'infirmier déclaré et inscrit sur le fichier ADELI en DDASS
- Diplôme d'infirmier de la communauté européenne, de la Suisse et Andorre après validation par la DDASS
Expérience conseillée
- Débutant accepté
- Expérience en médecine ou chirurgie souhaitée
- Formation au dispositif d'annonce ou soins palliatifs sont un plus.
Conditions d'exercice (selon les établissements) :
- Plannings sur 4 ou 5 semaines
- Horaires de jour en 7h ou 12h, ces derniers sont de plus en plus nombreux.
- 1 week-end sur 2 en général.
- Horaires de nuit en 10h ou 12h.
- 13ème mois selon convention ou accords d'établissement
- Prime d'intéressement selon accords d'établissement
Savoir faire requis
- Tous soins relevant du décret de compétence
- Décret 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V (dispositions réglementaires) du code de la santé publique et modifiant certaines dispositions de ce code
- Maîtrise des chambres implantables et chimio souhaitée
Connaissances associées
Soins infirmiers | Connaissances techniques | Connaissances théoriques | Risques et vigilances | Démarches qualité | Capacités relationnelles |
3 | 2 | 3 | 2 | 1 | 3 |
1: connaissances générales 2: connaissances détaillées 3: connaissances approfondies
Conditions statutaires et salariales
L'IDE en oncologie ne relève pas d'une spécialisation reconnue par les grilles salariales, elle est donc intégrée à la filière soignante des conventions collectives.
Elle est généralement classée en catégorie T.a (technicienne), ou T.b.
Le coefficient de départ dans la convention collective unifiée de 2002 (FHP) est 246 soit 1672,80 euros brut mensuel (T.a) ou 254 soit 1727,20 euros.
Ce métier dans le privé...
L'exercice du DE en service d'oncologie dans le privé ne diffère guère du public.
On retrouve cependant une flexibilité propre au privé qui permet plus facilement à l'IDE qui le souhaite de changer de service ou de discipline.
Le burn-out y étant relativement courant les changements de services sont généralement facilités
Rencontre d'une professionelle
Entretien avec F. Infirmière en médecine oncologique et chimiothérapie ambulatoire
Depuis combien de temps êtes-vous ?
Je suis en médecine oncologique depuis 7 ans et j'assure la chimio ambulatoire depuis 2 ans
Si je vous demande de définir votre métier par deux qualificatifs, que diriez-vous?
Lourd et usant
Que pensez-vous de votre métier en termes de pénibilité ?
Ce n'est pas une pénibilité physique, mais morale. Il y a un burn out important, je suis la plus ancienne du service, en moyenne les jeunes IDE restent un à deux ans, pas plus.
C'est dur de voir toute l'année des patients cancéreux, c'est dur de les voir disparaitre quand on les a vus pendant un, deux ou trois ans essayer tout type de protocoles sans succès. Le désarroi des familles on ne s'y fait pas, malgré les groupes de paroles;
Mais on a paradoxalement le sentiment d'être très utiles.
Avez-vous envie d'en changer ?
Souvent, mais l'ambiance de l'équipe, la clinique, tout me retient, mais je sais qu'un jour faudra que je tourne la page, j'envisage peut être de me tourner vers l'enseignement en IFSI
Quels sont les aspects qui le rendent attractif ou passionnant ?
Le lien avec le patient et sa famille, le relationnel intense, le partage avec les collègues et les médecins, mais aussi le développement des chimio et les progrès qui permettent d'avoir des périodes de remissions plus longues
Si vous deviez donner un conseil à un jeune professionnel qui serait intéressé par cette carrière, que lui diriez-vous ?
Bien réfléchir, essayer en intérim avant de prendre un poste, mais d'être vigilant, on n’est pas un bon soignant quand on est en souffrance
Directeur des soins Infirmiers
Ancien Président et fondateur de l'ANCISSP
Rédacteur Infirmiers.com


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