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Les infirmières scolaires accueillent favorablement la « sur pilule du lendemain »

Suite à la mise sur le marché de la « sur pilule du lendemain », le SNICS FSU (Syndicat National des infirmier(e)s conseiller(è)s de santé FSU) se dit favorable à sa mise sur le marché.

Communiqué de presse du  SNICS FSU

Le SNICS-FSU, syndicat majoritaire des infirmier(e)s de l’éducation nationale, accueille favorablement la sortie prochaine de la « sur pilule du lendemain ». Cette nouvelle molécule est annoncée comme une avancée en matière de contraception d’urgence puisqu’en comparaison avec le Norlévo - produit principalement utilisé en ce domaine actuellement – le "EllaOne" aurait une efficacité immédiate supérieure mais également une durée d’action plus longue.

Compte tenu que toutes les actions qui peuvent être menées pour améliorer l’accès à une contraception adaptée aux besoins des jeunes filles participent à un recul du nombre des IVG encore trop important en France, le SNICS-FSU souhaite que les infirmières et infirmiers de l’éducation nationale, à l’issue d’une période d’observation nécessaire de ce nouveau produit, soient le plus rapidement possible autorisées à délivrer le "Ella One" comme elles l’avaient été pour le Norlévo.

En effet, les infirmier(e)s de l’éducation nationale, professionnel(le)s de santé de premier recours, dont le nombre est toujours nettement insuffisant (+/- 7000 pour plus de 8500 établissements du 2d degré), ont fait la preuve qu’elles (ils) étaient auprès des jeunes des acteurs essentiels pour l’accès et la délivrance de la contraception d’urgence mais aussi pour en assurer le suivi. Si cette sur pilule du lendemain devait se subsister à la pilule du lendemain, il apparaîtrait inconcevable d'en priver des jeunes filles qui ne peuvent consulter un médecin afin d’obtenir une prescription médicale ou qui ne disposent pas de la somme nécessaire à l’achat de ce contraceptif d’urgence dont le prix varie entre 30 et 50 €. Quant aux infirmier(e)s de l’éducation nationale auxquelles la loi HPST a permis de renouveler sous certaines conditions la contraception orale, elles(ils) ne comprendraient pas qu'on ne leur permette d'apporter à ces jeunes filles qu’une réponse de moindre efficacité.

Soucieux de permettre aux infirmières et infirmiers de l’éducation nationale, dans le cadre de leurs missions pour la réussite des élèves, d’améliorer les réponses de santé apportées aux jeunes, le SNICS-FSU restera particulièrement attentif aux suites qui seront données à la commercialisation de cette nouvelle pilule.

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