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Les infirmières scolaires en quête d'équité...

Le mardi 8 novembre 2011, une nouvelle manifestation des infirmières scolaires est organisée à Paris à l'appel du SNICS - FSU (Syndicat National des Infirmier(e)s Conseiller(e)s de Santé)  et du SNIES UNSA Education (Syndicat national des infirmiers et infirmières éducateurs de santé ).  Le but : obtenir enfin la reconnaissance de leur diplôme d'Etat au niveau licence comme leurs consœurs de la fonction publique hospitalière. Brigitte Accart, secrétaire générale du SNIES - UNSA Education, nous dresse l'état des lieux.

Les infirmières scolaires en quête d'équité...

Rappelons, en préalable, que les infirmières scolaires, environ 7500, ont un statut de fonctionnaires d’État et dépendent du ministère de l'Éducation nationale. Alors que dans la fonction publique hospitalière (FPH), la réforme pour une intégration en catégorie A des infirmières est effective depuis décembre 2010, les infirmières scolaires, malgré les promesses, attendent toujours... et s'impatientent.

« Suite à plusieurs manifestations de notre part, notre ministère de tutelle s'est pourtant engagé à la sortie du décret statutaire à l’horizon de la fin de l’année civile, explique Brigitte Accart. Nous sommes en novembre 2011 et rien ne se profile à l'horizon. Les carrières des collègues de l’Education nationale accusent un retard injustifié dans la mise en œuvre de la revalorisation statutaire par rapport à leurs homologues de la FPH, ce qui n'est pas acceptable et montre un certain mépris des pouvoirs publics. Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes : notre revalorisation ne représenterait que 2,6% par rapport au budget attribué à celle des infirmier(e)s de la Fonction Publique Hospitalière. Cette mobilité entre les fonctions publiques pose réellement problème, sans compter que l’éducation nationale n’est plus un secteur attractif, entraînant ainsi une pénurie de personnels, ce dont nous n'avons pas besoin, compte-tenu déjà du peu de moyens humains que l'on connaît ». Plus de 1.500 équivalents temps plein ne sont effectivement pas pourvus.

Alors, pourquoi la reconnaissance du diplôme d’État des infirmières scolaires au niveau licence et l'obtention de la catégorie A tarde-t-elle autant à venir ? Pour Brigitte Accart, « l’argument invoqué est la contrepartie donnée par les infirmières hospitalières de l’abandon du service actif. Le Ministre de l’Education Nationale souhaitait revoir les missions des infirmières, ce que notre syndicat a accepté mais après l’obtention de la catégorie A. Les infirmières de l’Education nationale sont en effet prêtes à évoluer vers des pratiques avancées. En ce qui concerne le travail engagé sur les missions, nous attendons un renforcement de l’autonomie des infirmières, sous une responsabilité administrative du chef d’établissement, pour mieux répondre à l’évolution des besoins de santé des élèves. Les missions doivent impérativement respecter le code de santé publique et en aucun cas inclure des actes non inscrits. L’infirmière réalise des consultations infirmières mais ne pratique aucunement des visites médicales. C’est aussi l’occasion d’actualiser les médicaments listés sur le protocole des soins et des urgences. Ces évolutions rappellent la place décisive du soin infirmier des élèves de la maternelle à l’université. »

Pour la quatrième fois, les infirmières scolaires sont donc appelées à se faire entendre. Le mardi 8 novembre 2011 à partir de 13 heures, un rassemblement à proximité du ministère de la fonction publique (place du bataillon du Pacifique, dans le 12e arrondissement parisien) est prévu à cet effet. Espérons que cette dernière initiative portera ses fruits.

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Commentaires (2)

Bernadette Fabregas

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#2

La suite...

Communiqué du SNICS-FSU et du SNIES UNSA Education.
Près de 10 % des infirmières de l’Education Nationale s’est rassemblé devant le Ministère du Budget à Paris le mardi 8 novembre 2011, la 4e fois en un an pour leur intégration en catégorie A. La montée de l’exaspération a conduit la profession à des occupations et blocages spontanés de la circulation routière devant la gare d’Austerlitz, puis la gare de Lyon. C’est bien l’entêtement du ministre de la Fonction publique à vouloir refuser ce que le président de la République s’était engagé à mettre en œuvre, qui poussent les infirmières de l'éducation nationale à sortir des sentiers traditionnels de revendications. Encore une fois, le nouveau décret est sorti depuis plus d’un an dans la Fonction Publique hospitalière. Rien ne justifie le retard imposé aux 7700 infirmières de l’Education Nationale ! Des qualifications identiques doivent correspondre à une carrière identique ! Sans négociations positives, le ministre de la Fonction publique endossera la responsabilité de voir s’engager des actions plus dures, comme celles entreprises par les infirmières anesthésistes.

EQUATEUR

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#1

Respect des engagements. Maintenant!

Les engagements du ministère de l'Education nationale qui prévoyait une sortie concomitante des décrets de la catégorie A pour les infirmières hospitalières et celles de l'Education nationale n'ont pas été tenus . Même Nicolas Sarkozy, d'abord en tant que candidat à la présidentielle, puis en tant que président de la République s'est engagé sur la reconnaissance de la profession.
Le ministère de la fonction publique et celui de l'Education Nationale doivent arrêter de tergiverser et appliquer tout de suite la catégorie A aux aux corps des infirmières et infirmiers des services médicaux des administrations de l'Etat .