Dans ce rapport les infirmiers sont plusieurs fois cités
La commission fait le constat d'une pénurie de soignants spécialisés en psychiatrie avec une perspective d’accentuation compte tenu de la pyramide des âges des infirmiers psychiatriques, corps en extinction depuis 1992. Les postes en service de psychiatrie sont pourvus par des titulaires du diplôme d'état d'infirmier. Ces professionnels issus d'une formation générale dans laquelle l'enseignement de la discipline psychiatrie est souvent minimal connaissent des difficultés d'adaptation à la spécificité de la prise en charge des patients psychiatriques, de plus il est très difficile de leur confier des missions de première évaluation et d’orientation. Ce problème qualitatif va être majoré d'une difficulté quantitative aigüe compte tenu des mouvements démographiques prévisionnels des cinq prochaines années pour les infirmiers diplômés d'état (40 % de départs).
Recommandation n°12 : Préparer, par la concertation avec tous les professionnels concernés, une nouvelle répartition des taches, des champs de compétence et des responsabilités. Ménager la possibilité d'expérimenter sous l'égide de l'observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), différentes formules de coopération entre les psychiatres et les infirmiers spécialisés en santé mentale, et entre les psychiatres et les psychologues.
Au sujet de la formation des infirmiers, la formation d’adaptation au poste en psychiatrie et le tutorat, prévus par le plan de santé mentale, ont été mis en place. Cet effort est à poursuivre et à accentué notamment par le développement du tutorat et la reconnaissance de cette activité exercée par des professionnels expérimentés (deuxième carrière).
De plus, il est nécessaire d’aller progressivement, et dans le cadre de la mise en place de la réforme de la formation sur le format LMD, vers une spécialisation des infirmiers en santé mentale et en psychiatrie, comme cela existe pour la puériculture, l’anesthésie ou l’activité des blocs opératoires.
Une référence nationale indicative du nombre d’infirmiers spécialisés en psychiatrie et santé mentale pourrait être recommandée dans un pôle et/ou un GLC (groupement local de coopération) pour garantir le niveau d'expertise requis au sein des équipes soignantes permettant d'assurer les missions d'orientation, de première évaluation et de référent.
Dès à présent et dans l’attente de la mise en place de ce dispositif, la commission estime nécessaire de développer le temps de formation initiale en psychiatrie durant le cursus de formation des IDE et de rendre obligatoire le stage en secteur psychiatrique durant la formation IDE, ou de prévoir une adaptation à l’emploi pour les IDE exerçant en psychiatrie à la sortie des IFSI.
Recommandation n°16 : Création d’un diplôme d’infirmier spécialisé en psychiatrie et santé mentale (master professionnel de spécialisation) dans le cadre de la mise en place de la réforme LMD.
Ces recommandations seront-elles suivies ? L’avenir nous le dira !!!
A lire aussi
Rédacteur en chef
http://www.infirmiers.com
Source :
Missions et organisation de la santé mentale et de la psychiatrie
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000037/0000.pdf


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