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Accompagnement sanitaire domiciliaire : le député Patrick Hetzel jette un pavé dans la mare

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Epidémiologie

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Pour casser les chaînes de contamination de Covid-19, l'Assurance Maladie annonçait compléter le dispositif "tester, alerter, protéger" du gouvernement dès le 21 janvier. Comment ? En proposant aux patients testés positifs au Covid-19 un accompagnement sanitaire, matériel et psychologique à l’isolement réalisé à domicile par un infirmier libéral. Pour être déployée et permettre la mise en relation de patients et de professionnels proches de leur domicile, cette visite domiciliaire sanitaire infirmière (VDSI) s'appuie sur des plateformes de géolocalisation et d'adressage désignées par la CNAM, en lien avec les URPS et les ARS. Quatre ont été retenues en l'occurrence, dont Inzee.care, dans huit régions (Bretagne, Centre-Val de Loire, Hauts-de-France, Île-de-France, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté, Guadeloupe). Une présence certes historique (créée par deux infirmiers, la startup est tombée en 2016 dans le giron majoritaire de la Fédération Nationale des Infirmiers) mais qui pose question à Patrick Hetzel, Député LR du Bas-Rhin, soucieux de lever le doute sur un possible conflit d'intérêt. Le 5 février, il interrogeait Olivier Véran par écrit sur les conditions de ce choix : entre autres, il souhaite que lumière soit faite sur le fait que la plateforme soit détenue par une société (Idelyo) dont l'un des actionnaires est par ailleurs Président d'un syndicat représentatif d'infirmiers libéraux, lequel est également signataire d'accords avec la CNAM. Dès le 4 février, veille de publication officielle de la question écrite du député alsacien, la FNI publiait justement sur son site un article intitulé "en toute transparence", lequel fait écho point par point aux questions (sécurisation des données personnelles, élaboration d'un marché public...) de Patrick Hetzel - en droit de relancer Olivier Véran dans trois mois si la réponse ministérielle se faisait attendre.

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