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Addiction : mieux faire connaître les consultations jeunes consommateurs

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Tabacologie

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La mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), le ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) lancent une campagne pour mieux faire connaître les consultations jeunes consommateurs (CJC).

adolescente tabac addiction

De nombreux documents ont été créées à l'occasion de cette campagne pour mieux faire connaître les consultations des jeunes consommateurs souffrant d'addiction.

Cette campagne, annoncée initialement pour novembre 2014, puis pour début 2015, s'inscrit dans le cadre du Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-17. Elle est destinée au grand public et aux professionnels de santé, ont expliqué le 12 janvier 2015 les représentants de la Mildeca, du ministère et de l'Inpes lors d'une conférence de presse. La campagne grand public sera diffusée à la télévision depuis lundi et jusqu'au dimanche 8 février. Elle comprend trois spots pour la télévision (cannabis, alcool et jeux vidéo). Ces derniers mettent en scène les visions caricaturales et fantasmées induites par des comportements potentiellement addictifs et montrent comment les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) peuvent être un lieu de retour au dialogue entre l'adolescent et son entourage. La campagne comprend aussi un volet digital (bannières, intégration éditoriale, "community management"...).

Pour aider les professionnels de santé et l'ensemble des intervenants éducatifs, sociaux et sportifs à relayer le message auprès des jeunes, un ensemble de documents d'information (affiches, dépliants, carte mémo...) ont été créés à l'occasion de la campagne. Ils ont été envoyés à plus de 90.000 destinataires. Pour cette campagne, un logo jaune et noir en forme de goutte a été créé et est décliné sur tous les supports.

Regarder le spot TV de la campagne CJP - Alcool

Un dispositif mal connu

affiche consultations jeunes consommateursIl existe aujourd'hui 400 CJC. Animées par des professionnels des addictions et de l'adolescence (médecins, psychologues, éducateurs), elles accueillent gratuitement les jeunes de 12 à 25 ans ou leurs parents pour leur permettre de faire le point sur les différentes consommations (alcool, cannabis, jeux vidéo, tabac...). Mais, ce dispositif de proximité demeure méconnu des familles, a expliqué François Bourdillon, le nouveau directeur général de l'Inpes. Un quart des parents et des adolescents ont déjà entendu parler de lieux destinés à accueillir les jeunes ou leur famille pour discuter des conduites addictives (surtout de structures de proximité ou des établissements de soins), selon une enquête BVA/Inpes. Celle-ci a été réalisée auprès de 300 parents de jeunes de 14 à 17 ans et 200 adolescents âgés de 15 à 17 ans interrogés du 26 novembre au 4 décembre 2014. En revanche, aucun d'entre eux ne cite spontanément les CJC. Seuls 16% des parents et 23% des adolescents ont déjà entendu parler de ces consultations, mais peu savent réellement de quoi il s'agit. François Bourdillon a expliqué que les objectifs de la campagne étaient d'augmenter la notoriété des consultations. Il s'agit aussi de dédramatiser le recours à ces consultations, qu'elles ne soient pas vécues comme des consultations pour toxicomanes avec tout le côté péjoratif que ceci pourrait avoir. La cible principale de la campagne est clairement l'entourage adulte du jeune consommateur. Il est démontré que l'implication des familles fait partie des conditions qui peuvent améliorer le succès des interventions auprès des adolescents, a relevé le directeur général de l'Inpes.

Interrogée par APM sur les délais d'attente pour l'obtention d'un premier rendez-vous en CJC, Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération addiction, a répondu qu'ils étaient différents d'une consultation à une autre. Généralement, les premiers rendez-vous sont donnés assez rapidement, a-t-il affirmé, rappelant que ces consultations étaient adossées à d'autres structures comme les centres de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa).

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