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Affluence dans les centres de vaccination

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Grippe

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La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a indiqué mardi sur l'antenne de France info qu'elle allait redonner des consignes pour limiter la vaccination contre la grippe A(H1N1) aux personnes ayant un bon.

Pour la ministre, la campagne de vaccination est "un grand succès" car la fréquentation des centres a été multipliée par sept en une semaine, s'élevant à 70.000 personnes samedi contre 10.000 à la fin de la semaine précédente. "On a mis en pièces un certain nombre de défaitistes et de catastrophistes", s'est-elle réjouie.Roselyne Bachelot a appelé la population à ne pas se présenter dans les centres de vaccination avant d'avoir reçu un bon de vaccination. "C'est absolument indispensable" car "il faut vacciner selon un ordre de priorité" puisque "nous avons des livraisons de vaccins qui vont s'étaler jusqu'en février", a-t-elle expliqué. "Pas de bon, pas de vaccin", a-t-elle résumé.

La ministre a reconnu que des réglages devaient encore être apportés au fonctionnement des centres de vaccination. "On va tout faire" pour remédier à ces problèmes d'organisation, "qui sont assez faciles à régler", a-t-elle indiqué. "Nous n'attendions pas, c'est vrai, un tel engouement des Français pour la vaccination, nous pensions à une montée en charge plus lente", a-t-elle observé.

Elle a indiqué que le nombre de personnels serait augmenté et que les horaires d'ouverture seraient étendus.

"Une fois que nous aurons réglé ce problème de modelage du dispositif", c'est-à-dire "dès lundi", les centres de vaccination pourront accueillir les enfants de plus de deux ans et ceux qui sont en maternelle ou en primaire.

S'agissant des élèves du secondaire (lycée et collège), ils seront vaccinés dès cette semaine dans les établissements scolaires avec l'autorisation des parents et l'accord des élèves, a-t-elle rappelé.

Interrogée sur des problèmes d'approvisionnement en dosages pédiatriques de Tamiflu* (oseltamivir, Roche) dans les officines, la ministre a répondu que la France disposait de "stocks" qui permettront de remédier à ce problème. Elle a également rappelé aux médecins qu'ils doivent se référer aux protocoles de prescription de Tamiflu*.

S'agissant de la participation des médecins généralistes à la vaccination dans leur cabinet, la ministre a rappelé que cela était rendu difficile par le conditionnement multidoses des vaccins et par les problèmes liés au suivi des stocks. "Nous ne pouvons pas disperser nos stocks chez les généralistes, les pharmaciens et les pédiatres", sinon "nous n'[aurons] plus les moyens de contrôler les stocks" et nous risquons de "graves dysfonctionnements", a-t-elle expliqué.

Dans un communiqué diffusé lundi soir, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé 60 nouveaux cas graves de grippe A(H1N1), depuis le bilan dressé mercredi 18 novembre. "Au total, depuis le début de l'épidémie, 305 personnes ont été hospitalisées" et, parmi elles, "101 sont toujours en réanimation", ajoute l'InVS.

Le nombre de décès signalés en métropole depuis le début de l'épidémie (cas confirmés et cas probables) s'élève à 57, soit un de plus par rapport au bilan établi vendredi.

Dans un communiqué diffusé lundi, l'association de lutte, information et études des infections nosocomiales et sécurité des patients, Le Lien, a demandé aux "autorités compétentes" de "rendre obligatoire le port du masque par tous les professionnels de santé non vaccinés en relation avec des patients".

 

Paris, 25 novembre 2009 (APM)

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