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Agression d'un IDEL : les syndicats réagissent...

Un infirmier libéral a été blessé par balle dans l'Hérault par le conjoint d'une patiente à qui il était venu prodiguer des soins, samedi 31 août. Les syndicats d'infirmiers libéraux, le Sniil et Convergence Infirmière, ont tenu à exprimer leur sympathie envers la victime et interpellent le ministère de Solidarités et de la Santé afin que des mesures réelles et concrètes soient prises pour limiter ces actes de violences devenus trops fréquents !

Une infirmier libéral se fait tirer dessus. Les syndicats revendiquent des mesures de sécurité pour les professionnels.

Samedi 31 août, dans la soirée, un infimier libéral s'est rendu au domicile d'une de ses patientes handicapée. C'est alors que le mari de celle-ci lui a tiré dessus avec un fusil. Atteinte à l'abdomen, la victime a juste eu le temps de se réfugier dans son véhicule afin d'appeler les secours. Elle a été hospitalisée à Béziers. Ses jours ne sont pas en danger.

De son côté, le tireur s'est retranché à son domicile où il a menacé de s'en prendre à sa femme. Il a finalement été interpellé dimanche vers 5 heures du matin après intervention d'un négociateur et du GIGN. Quant à l'épouse malmenée, elle a été transférée saine et sauve dans un établissement de soins.

Il est impératif que l’insécurité qui frappe notre profession soit considérée et que des mesures concrètes soient prises afin que les infirmières et les infirmiers puissent exercer leur métier dans des conditions normales et que des vocations continuent à naître pour que notre système de santé continue à exister sur tout le territoire

Des mesures concrètes pour la sécurité des soignants

Ce fait divers d'une rare violence avait déjà suscité l'émoi sur notre page facebook, les syndicats des infirmiers libéraux ont également tenu à réagir à cet événement et à apporter leur soutien à la victime. Si Convergence Infirmière a également une pensée pour cette femme menacée par son mari, le Sniil affirme vouloir aussi épauler l'ensemble des autres infirmiers et infirmières victimes d'actes de violences au quotidien.

En outre, l'agression de ce week-end ne fait que mettre en lumière, une fois de plus, la situation d’insécurité inquiétante dont est victime la profession infirmière libérale, s'agace le Sniil.  En effet, selon le questionnaire « sur la réalité de l’exercice infirmier libéral » réalisé par le syndicat en avril 2018, 58% des infirmiers libéraux ont déjà été confrontés à des situations mettant leur sécurité en danger. Un point de vue partagée par Convergence qui souligne que les menaces et agressions sont malheureusement devenues le lot de notre profession. Or, selon le Sniil, malgré les nombreux drames qui ont déjà eu lieu, rien n'a été fait pour endiguer le fléau. Pire même : en cas d’agression, le soutien que les infirmières et infirmiers libéraux reçoivent du Ministère de la Santé n’est jamais à la hauteur, martèle-t-il.

C'est pourquoi, les deux syndicats insistent pour que des mesures soient prises et rapidement afin de protéger ces professionnels qui exercent sans aucune protection, de jour comme de nuit, auprès de tous types de patients y compris psychiatriques, et dans tous les types de communes ou quartiers, même les plus difficiles. Convergence Infirmière propose notamment que les soignants puissent automatiquement bénéficier d'un boîtier d'alerte afin que les services de polices soient immédiatement alertés en cas d'actes de violences à leur encontre. A ce jour ce n’est pas fait. Nous réitérons instamment cette demande auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé. C’est plus que jamais indispensable. De son côté, le Sniil estime que pour commencer il serait judicieux de mettre en place un accompagnement psychologique et juridique des infirmiers libéraux victimes d'agressions lors de l'exercice de leurs fonctions.

La rédaction souhaite de prompts rétablissements aux deux victimes de ce triste événement.

Journaliste infirmiers.com roxane.curtet@infirmiers.com  @roxane0706

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