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Après les paroles, les infirmiers veulent maintenant des actes !

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La stratégie nationale d'amélioration de la qualité de vie au travail de l'ensemble des professionnels de santé, dont le premier volet - il concerne les professionnels exerçant en établissements sanitaires et médico-sociaux, le second sera dévoilé en début d'année 2017 et concernera les professionnels de santé libéraux - a été présenté par Marisol Touraine le 5 décembre dernier. Elle était attendue avec intérêt par la communauté soignante. Depuis, les réactions ordinales et syndicales se sont fait entendre. Voilà ce que l'on peut en retenir : les paroles ne suffiront pas, il faut qu'elles s'accompagnent, rapidement, d'actes concrets et efficaces...

slogan, manifestation, infirmière

"L’infirmier agit en toutes circonstances dans l’intérêt du patient" ; ce patient aujourd'hui lui aussi malmené par une gestion des soins technocratique où l'humanisme, valeur première de la démarche soignante, peine à trouver place.

La qualité de vie au travail est un thème fort défendu aujourd'hui par les pouvoirs publics qui peinent cependant à y répondre concrètement. Tous les environnements de travail sont concernés et celui des soignants plus particulièrement encore. Ils se sont en effet exprimés sur le sujet à plusieurs reprises depuis la rentrée 2016 après un été particulièrement douloureux, pontué de suicides. Manifestant avec le slogan #SoigneEtTaisToi en bannière, ils ont crié leur mal-être persistant mais aussi leur colère : colère de n'être pas entendu par une ministre de la Santé qui restait sourde à leur malaise, colère de voir leurs conditions de travail se dégrader au jour le jour, colère de ne plus pouvoir soigner comme ils s'étaient engagés à le faire, colère d'être ignorés et malmenés alors que leur lassitude ne trouve aucun écho. La ministre des Affaires sociales et de la Santé avait promis d'agir en la matière, sa stratégie après consultation des organisations professionnelles et syndicales se devait donc de dépasser le simple effet d'annonce dans une époque pré-électorale où les promesses des uns et des autres affluent... 

Autant dire que sa stratégie d'amélioration de la qualité de vie au travail intitulée "Prendre soin de ceux qui nous soignent" était particulièrement attendue, voire bienvenue, pour redonner du souffle à des soignants épuisés et déprimés. Alors oui, reconnaissons-le, les mots sont beaux, puissants, porteurs de belles perspectives - donner une impulsion nationale, pour porter une priorité politique, améliorer l'environnement et les conditions de travail des professionnels au quotidien, accompagner les professionnels au changement et améliorer la détection des risques psychosociaux - mais ce que veut maintenant la communauté soignante, au-delà des paroles, ce sont surtout des actes, rapides et efficaces.

Les infirmiers s’étaient mobilisés en nombre le 8 novembre dernier pour dire leur malaise profond face à un rationnement des soins allant à l’encontre de la qualité de leur travail et face à des procédures de management au sein des hôpitaux faisant perdre toute motivation et tout sens aux soins rendus. Du côté des syndicats infirmiers...Première réaction suite à l'annonce de cette stratégie d'amélioration des conditions de travail des professionnels de santé, celle de...

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Commentaires (1)

eusèbe

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499 commentaires

#1

Pénibilité

Le SNPI, dont le secrétaire général est M. Amouroux, parle d'une "bonification retraite d'un an tous les ans, pour tous les secteurs d'activité (public, privé, libéral)" ; ça doit être tous les 10 ans plus probablement, comme cela existe encore pour les IDE de la FPH restés en catégorie B, elle-même en voie d'extinction.
C'est au moment du droit d'option qu'il aurait fallu réagir car désormais, les nouveaux embauchés à l'hôpital public ne peuvent espérer, au mieux et en l'état actuel (fluctuant) des choses, qu'un départ à 62 ans : en termes de promotion de la profession, et si l'on rajoute tous les éléments du moment, il faut vraiment avoir la vocation pour embrasser la profession.
Quant aux différents avis, rien de représentatif et d'essentiel, c'est habituel.