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Attentats du 13 novembre : 4,5% des professionnels de santé présentent un trouble du stress post-traumatique

Forces de l’ordre, pompiers, professionnels de santé, des milliers de personnes sont intervenues lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Une enquête de santé publique a été réalisée afin de mesurer l’impact psychologique de ces événements sur cette catégorie de la population particulièrement exposée. Les premiers résultats publiés dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) montrent que l’intensité de l’exposition, le manque de préparation et l’isolement social augmentent le risque de développer un trouble du stress post-traumatique.

Attentats du 13 novembre : 5% des intervenants présentent un trouble du stress post-traumatique

D’après les premiers résultats de l’enquête 4,5% des professionnels de santé intervenus le 13 novembre ont développé un trouble de stress post-traumatique.

Le bilan des attentats du 13 novembre 2015 faisait état de 130 morts, 400 blessés physiques et des milliers de blessés psychiques. De nombreux intervenants ont été appelés pour les prendre en charge et apporter les premiers secours d’urgences. Dans les semaines qui suivirent, la mobilisation est restée importante, notamment pour la poursuite des soins et la mise en place de dispositifs de soutien.
Suite à cela, une enquête a été menée auprès de ces intervenants afin de mesurer l’impact de ces évènements sur leur santé. Les caractéristiques sociodémographiques et les facteurs de vulnérabilité pour la survenue de troubles de stress post-traumatiques (TSPT) ont également été analysés. Bien que les études sur le sujet demeurent parcellaires, on estime que la prévalence du TSPT augmente dans la première année suivant l’exposition et que ce type de trouble varie en fonction de cette exposition, du corps d’appartenance et du type d’attentat.

Baptisée l’ESPA-13 novembre, l’enquête a été lancée entre juillet et novembre 2016 via un web questionnaire. Le diagnostic de TSPT était posé en fonction de la PLC-5 (Post-Traumatic Stress Disorder Checklist Scale, DSM-5). En tout, les données de 698 personnes ont été conservées pour les analyses. Parmi elles, plus d’un tiers étaient des professionnels de santé avec des profils très variés comme des personnels intra-hospitaliers et du Samu, des réservistes sanitaires de Santé publique France qui sont intervenus via la cellule d’aide aux victimes ou encore des psychiatres et des psychologues de cellules d’urgence. De manière générale, la proportion de femme était plus importante dans cette population que chez les autres intervenants et le niveau d’études supérieurs était plus élevé.

L’étude ESPA montre que 5% des intervenants ont développé un trouble de stress post-traumatique et 14% des troubles anxieux Les facteurs de vulnérabilités : des antécédents traumatogènes, un manque de préparation et de support socialLes volontaires associatifs s’avéraient les plus nombreux à avoir suivi une formation spécifique sur les risques psychosociaux. En effet, 78% d’entre eux en avaient reçu une contre 62% pour les professionnels de santé et les sapeurs-pompiers et...

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