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"Aujourd'hui, il faut se bouger. Tout le monde se plaint des mêmes choses !"

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Une grande manifestation organisée par le Collectif Inter-Urgences se déroulera ce 15 octobre place de la République à Paris. Depuis, quelques mois, les soignants, d’abord des services d’urgences puis maintenant des autres services, affichent clairement leur colère face à des conditions de travail intenables qui les empêchent de travailler dans de bonnes conditions. Pour eux, c’est clair, l’hôpital public est au bord du craquage ! Orianne Plumet, vice-présidente du Collectif, nous fait part des dysfonctionnements quotidiens auxquels est confrontée son équipe à la Pitié-Salpêtrière où elle exerce comme infirmière de nuit.

Infirmiers.com : Qu'est-ce qui vous a poussé à former le Collectif ? Quel a été le point de départ ?

"Aujourd'hui, il faut se bouger. Tout le monde se plains des mêmes choses."

Orianne Plumet (au centre) participe à une action du Collectif Inter-Urgences devant le siège de l’AP-HP en avril dernier © Orianne Plumet.

Orianne Plumet - Le point de départ a été les agressions à Saint-Antoine (AP-HP) en mars dernier où notamment une infirmière d'accueil a reçu des coups de poing et a eu la mâchoire fracturée. Cet événement marquant a poussé les services d'urgence à se réunir. Ainsi les services de plusieurs hôpitaux parisiens : Tenon, Saint-Antoine, la Pitié-Salpêtrière, Lariboisière et Saint-Louis ont organisé une rencontre. Personnellement, j'y suis allée par curiosité. Mais on a remarqué que, dans chaque service, les problématiques étaient les mêmes.

À la Pitié, par exemple, si les agressions physiques étaient moins fréquentes, les agressions verbales étaient quotidiennes. En outre, d'importants travaux ont débuté qui ont mis en exergue les disfonctionnements. Nous avions encore moins d'espace pour allonger les malades. Dans tous ces services, on en est arrivé au point de craquage. Nous n'étions plus en capacité suffisante pour accueillir les patients. Nous autres soignants on n'est pas en sécurité, soit parce que les locaux ne sont pas adaptés, soit à cause de l'absence d'agents de sécurité présents. Dans tous les cas, les probabilités d'acte de violences s’accentuent. On avait tous tenter d'en parler avec les cadres de services pour entendre tous la même chose on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, mais il n'y aura pas de rénovation de fond.

I.C - Quelle a été la marche à suivre après cette première réunion ?

O.P. - Saint-Antoine s'est mis en grève. Nous devions réfléchir à la suite. On ne savait pas trop en quoi cela consistait de se mettre en grève. Nous ne sommes pas une profession qui a l'habitude des mouvements sociaux. Il y en a eu un il y a quinze ou vingt ans. Mais, pour beaucoup, on n’avait pas vécu cela. Nous n'étions même pas syndiqués. On n'avait pas d'expérience, on ne savait pas trop en quoi cela allait changer par rapport aux réunions de services que l'on organisait plusieurs fois par an. Puis, on s'est rendu compte qu’il ne fallait pas s'adresser uniquement aux personnels encadrants mais, a minima, à la direction, voire encore plus haut, pour demander plus d'effectifs . Pour des revalorisations salariales, notamment, il fallait une autorisation ministérielle car dans la fonction publique nos grilles indiciaires sont bien définies. Du coup, chaque semaine, nous avons mis en place des réunions auxquelles se sont joints de plus en plus de services d'urgences qui partageaient leur ressenti. Nos revendications se sont alors articulées sur une base commune.

Pour rappel : le collectif Inter-Urgences demande une augmentation des rémunérations de 300 euros net, une revalorisation des effectifs et une augmentation des lits d'aval

I.C - Quelles sont les principaux dysfonctionnements et difficultés rencontrés à l'hôpital de la Pitié- Salpêtrière où vous exercez depuis trois ans ?

O.P. - Je ne sais pas exactement pour combien de patients l'établissement a été prévu au départ mais on peut estimer à 200% le taux d'occupation. Les locaux ne sont pas du tout adaptés. Des travaux avaient été décidés avant la grève, du coup la peinture a été refaite, ainsi que l'îlot central de l'accueil, les portes fermaient mieux. On constate une petite amélioration mais sans plus, l'espace reste exigu. Cet îlot central ne permet aucune vision. Quand un collègue est dans un box avec un patient, il n'a aucun moyen d’alerter en cas de danger.

Nous manquons cruellement de matériel, même de choses toutes bêtes comme des thermomètres. Alors on court partout pour aller les chercher et on perd du temps qu'on n'a pas. C'est un cercle vicieux. On remarque des brancards cassés ou inclinés où le patient se retrouve avec les pieds plus hauts que la tête. Des barrières ne tiennent plus, les fauteuils roulants sont en voie de disparition et ceux qui restent ne roulent plus. Récemment, des câbles n'étaient pas adaptés, un seul fonctionnait sur 4 ou 5 dinamap. Pour avoir le bon câble, on a attendu un mois et demi. La direction nous dit que l'on doit prendre soin du matériel, seulement voilà, le temps nous manque, nous ne sommes pas assez nombreux, alors on préfère s'occuper des patients plutôt que de le réparer ! On nous accuse aussi d'utiliser le matériel trop fréquemment, comme celui pour mesurer la glycémie par exemple. Mais, il se trouve que c'est souvent nécessaire lors d'une prise en soin. On est supposé savoir quand on doit y recourir ou non.

I.C - A partir de quand ces dysfonctionnements sont apparus ?

O.P. - Cela ne date pas d'hier. Je travaille à la Pitié depuis 3 ans, et c'était déjà le cas. Mais les choses ont empiré suite à une vague de départs, notamment des anciens. Et quand je dis des "anciens" je parle d'infirmiers qui avaient entre 6 et 8 ans d'exercice dans le service. Certains sont partis pour tenter la formation d'IADE, d'autres ont quitté Paris à cause du coût de la vie trop élevé et d'autres encore ont simplement changé de service à cause des difficultés constantes. Cela ne pouvait que se dégrader. Nous n'avons eu qu'un seul poste d'infirmier supplémentaire en 6 ou 7 ans. On l'avait négocié après que la direction ait ouvert 4 lits supplémentaires. Plus précisément, c'est l'an dernier, à partir d'octobre 2018, que les grosses vagues de départs ont débuté. Des postes n'ont pas été remplacés en équipe de nuit. Ils se sont retrouvés en sous-effectifs chroniques. Puis, à partir de janvier, l'équipe de jour a été dans le même cas de figure.

I.C - Comment vous organisez-vous, vous et vos collègues, pour pallier ces dysfonctionnements ?

O.P. : Via surtout des aménagements de planning. Quand l'équipe de nuit a basculé en sous-effectifs chroniques, on nous a dit que l'on ne trouvait pas de remplaçants, que les recrutements étaient impossibles. Quand on regarde sur le site de l'AP-HP, on voit que les postes ne sont ni ouverts, ni accessibles, ce qui pose question. Face à ce constat, comme les personnels exerçant la nuit sont divisés en deux équipes, on a demandé à ce que les membres d'une équipe passent un peu aléatoirement aux horaires de l'autre équipe pour "boucher les trous". Mais sans avoir de planning fixe. Puis, ce qui était supposé être une solution momentanée, a perduré pendant plus de 6 mois. Quand les équipes de jour se sont retrouvées dans la même situation,  pour parer les postes vacants, les soignants ont été dans l’obligation de faire des journées en 12h contre 7h30 initialement. Travailler 12h trois fois par semaine quand on n'a pas l'habitude, cela fatigue. Au bout de 6 mois, c'est vrai que l'on se questionne : est-ce que la direction et l'encadrement font vraiment des efforts pour parvenir à recruter ?

Pire, comme on manque de tout, face à l'insécurité, on subit la maltraitance institutionnelle. On voit huit soignants contentionner un patient devenu agressif sur un brancard alors que cela n'arriverait pas si on prenait le temps de lui parler, de l'apaiser.

On a sollicité la présence d'un vigile 24h/24 car les agents de sécurité n'étaient présents que l'après-midi et la moitié des week-end. Le samedi soir ou les nuits, du coup, il n'y avait personne.

I.C - Vous êtes infirmière de nuit, rencontrez-vous des difficultés spécifiques au travail de nuit ?

O.P. : C'est vrai que la nuit, la population de patients n'est pas forcément la même que la journée. On a davantage de patients intoxiqués ou en décompensation psychiatrique, notamment géronto-psychiatrique. Mais, globalement, les problématiques organisationnelles sont les mêmes que le jour.

Nous avons réussi à négocier, il y a environ un an, que les effectifs paramédicaux soient identiques de nuit comme en journée. Au départ, c'était compliqué car comme il y avait moins de passage la nuit, la direction affirmait qu'il n'y avait pas besoin d'autant de personnel. Une de mes collègues a dû, chaque nuit, prendre en photo les écrans qui montraient le nombre de passages mais aussi les patients déjà présents au moment des transmissions à l'équipe de nuit qui restaient à traiter pour prouver que la charge de travail était aussi importante que le jour.

De plus, il y a le problème de la précarité. Quand un patient SDF vient aux urgences pour trouver refuge, il n'a pas forcément de problème somatique mais il cherche juste un abri pour la nuit. Le matin, on nous demande de le mettre dehors vers 6 ou 8h car derrière pas de solution de repli. De manière générale, on constate un manque de prise en charge sociale aux urgences comme ailleurs. Cela pose un problème de valeurs humanistes et, une fois sur deux, des situations d'agressivité car ces personnes en grande précarité se retrouvent à nouveau à la rue dépourvus de ressource.

I.C - Quelles sont vos revendications au niveau local pour enrayer cette situation ?

O.P. - En plus du préavis général de grève, chaque service a déposé un préavis local avec des revendications particulières. A la Pitié, on a demandé à ce qu'un système de convention avec un Centre Médico-Psychologique (CMP) soit à nouveau mis en place. En effet, pendant plusieurs années, une infirmière spécialisée en psychiatrie se déplaçait aux urgences pour assurer le premier contact avec les patients psychiatriques. Ainsi, ces patients avaient une prise en charge adaptée sans être soumis à la gestion du flux. Ceci ne se fait plus depuis que la soignante en question est partie à la retraite, on réclame donc à ce que ce soit réinstauré. Nous revendiquons des effectifs, bien sûr d'infirmiers et d'aides-soignants, mais aussi de brancardiers. Nous avons notamment des soucis avec les services avoisinants, comme la radiologie, pour envoyer les patients faire des scanners. On ne sait jamais qui doit s’occuper de les y amener. Nous pensons que des brancardiers dédiés à ces trajets seraient une solution.

De plus, on a sollicité la présence d'un vigile 24h/24 car les agents de sécurité n'étaient présents que l'après-midi et la moitié des week-end. Le samedi soir ou les nuits, du coup, il n'y avait personne. Nous avons également exigé la titularisation de tous les agents, notamment les aides-soignants qui étaient recrutés exclusivement en CDD, souvent pour une durée de 3 mois, qu'ils cumulaient et parfois pendant plusieurs années. Cela engendrait une précarisation de la profession, ils avaient des difficultés à trouver un logement et finissaient par partir. Enfin, nous demandons la mise en place d'un système d'alerte au niveau des boxes d'accueil et de soins en cas de difficultés au vu des locaux peu adaptés comme je l'ai expliqué précédemment.

En termes de visibilité, voir battre le pavé les deux corps de métiers préférés des Français que sont les pompiers et les soignants, on peut espérer augmenter un peu le rapport de force...

I.C - Qu'espérez-vous de la manifestation d’aujourd’hui ?

O.P. - Il y a deux manières de voir les choses. Celle pessimiste : nous n'attendons plus grand chose du ministère de la Santé vu que, jusqu'à présent, les propositions s’avérent quand même largement insuffisantes. On ne s’attend pas forcément à ce qu'il y ait de nouvelles négociations. Après, il y a une vision plus optimiste : cette mobilisation est conjointe avec les sapeurs-pompiers.

De plus, depuis début septembre, nous appelons à un élargissement du mouvement sur l'ensemble du monde hospitalier. Nosu en avons notamment reparlé lors de l'assemblée générale du mouvement Inter-Hôpitaux qui s'est déroulée le 10 octobre. Là, ce sont des médecins et des paramédicaux d'autres services qui ont repris une motion qui contient à peu près les mêmes revendications que nous et qui appellent à venir nous soutenir lors de la manifestation. Nous espérons qu'il y aura beaucoup plus de monde dans la rue. En termes de visibilité, voir battre le pavé les deux corps de métiers préférés des Français que sont les pompiers et les soignants, on peut espérer augmenter un peu le rapport de force, voire de débloquer un peu la situation.

I.C - Que pensez-vous des dernières déclarations de Martin Hirsch sur la fermeture de 900 lits par manque de personnel ?

O.P. - Ce n’est pas nouveau. Nous savons que des lits ferment périodiquement durant les vacances d'été mais aussi que certains ne réouvrent jamais après. S'il a fallu six mois pour comptabiliser les lits manquants, on n'est pas rendu. Le Collectif a été reçu par l'ARS Île-de-France le 8 octobre pour faire un point de suivi. Elle veut remettre en place une cartographie de l'offre de soin disponible sur le territoire avec toutes les données sur les capacités des hôpitaux dans la région. C'est juste alarmant qu'il ait fallu une grève où les personnels de terrain viennent interpeller les dirigeants pour se saisir de la question. Comment est-on capable de gérer une région sans avoir une idée, plus ou moins en temps réel, de ce qu'on peut offrir à la population en matière de soin ? Je ne vois pas comment adapter un nombre de lits, de soignants ou d'établissements si on ne sait déjà pas de quoi on dispose !

Après, l’intérêt de recueillir des données, c'est d'agir par la suite. Il faut des mesures fortes pour que ces lits puissent rester ouverts, et garder également les personnels. Cela passe également par la fidélisation des agents de terrain. Sinon, nous finirons comme en Belgique où les IFSI ne se remplissent pas. Il faut penser à augmenter les salaires, à des évolutions de carrière pour les soignants avec un accès à des plans de formation et une montée en compétences. Ce sont des pistes qui doivent être étudiées et mises en application rapidement.

Moi je l'aime l'hôpital public ! Je veux faire en sorte qu'il puisse continuer à vivre, c'est quand même un des piliers de notre société !

I.C. - Que diriez-vous à un infirmier ou à un aide-soignant pour le convaincre de rejoindre le mouvement ?

O.P. - Aujourd'hui, il faut se bouger. Tout le monde se plaint des mêmes choses. On demande aux soignants est-ce que ça va en s'améliorant et la réponse est : non ! Faire une entrée en grève c'est peut-être jute un bout de papier car, de toute manière, on va être assigné et devoir travailler mais cela permet de faire remonter les informations directement auprès de la direction. Il faut s’adresser aux responsables au-dessus de l'encadrement. Il n'y a qu'avec un rapport de force suffisant que l'on va pouvoir faire bouger le gouvernement. Notre Collectif est un mouvement asyndical et apolitique. A l'heure actuelle, ce n'est même plus avec la ministre de la Santé qu'il faut que l'on traite mais avec Bercy. C'est pendant cette période cruciale du vote du PLFSS qu'il faut se faire entendre car si les budgets hospitaliers n'augmentent pas, nos conditions de travail ne pourront pas s'améliorer. C'est aussi pour cette raison que le Collectif a été auditionné par la commission des Affaires sociales du Sénat, pour sensibiliser les acteurs politiques.

D'ailleurs Hugo Huon, notre président, leur a déclaré : j'ai 30 ans, vous allez être grabataires avant moi. Vous saurez avant moi ce que cela fait d'être incontinent et de ne pas pouvoir être changé pendant des heures.

I.C. - Avez-vous déjà eu envie d'abandonner la lutte ? Votre travail ?

O.P. - La lutte pas encore. Le métier j'y ai pensé. J'ai envisagé de quitter les urgences, voire le monde hospitalier, il y a environ 8 mois, un an. Je sentais que j'étais éreintée, à bout de nerf systématiquement alors que je suis d'un naturel plutôt calme. Je me questionnais. En vérité, je ne me sens pas encore prête à quitter le monde du soin mais peut-être que j'exercerai différemment. Avec le Collectif, j’ai pu me raccrocher à tout ce que j'aime dans notre métier de soignant et à toutes les valeurs qui s'y rattachent. Mine de rien, les urgences c'est ce que je voulais faire, mais dans de bonnes conditions. En parallèle, je viens de commencer un master en santé publique et ingénierie de formation en santé, cela me permet de prendre de la hauteur par rapport à mon exercice quotidien. Cela me donne une autre vision du soin. Du coup, tant que je suis en master, je n'irai pas commencer à exercer ailleurs. Mais ensuite, si les conditions de travail n'ont pas changé, si on est toujours dans la même merde, je partirai et sans regret car j'aurai fait tout ce qui peut être fait. Peut-être que je ferai de la formation continue au sein des services hospitaliers, mais ce sont des postes qui n'existent quasiment pas. Je pourrai aussi aller dans le privé ou passer le concours des cadres pour devenir formateur en IFSI. Mais moi je l'aime l'hôpital public, je n'ai pas envie de le quitter. Je veux faire en sorte qu'il puisse continuer à vivre, c'est quand même un des piliers de notre société !


Journaliste Infirmiers.com
roxane.curtet@infirmiers.com

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Commentaires (1)

totoche02

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1 commentaires

#1

grève

Bonjour à tous, mon service a rejoint le mouvement depuis 1 semaine. Clairement, cela fait plus d'un an que nous essuyons de plus en pus les mêmes difficultés. nous avons une obligation de moyens mais en fait nous ne les avons pas. Ce qui a fait basculé dans le mouvement, une énième agression sur mes collègues verbale et physique avec comparution immédiate pour l'agresseur. Pour autant personne de l'hôpital n'a accompagné mon collègue au tribunal et on nous fait comprendre que nous ne savions pas nous organiser. pour info ça fait 17 ans que je travaille aux urgences!! nos conditions se sont dégradées avec le manque de lits, de matériels et de personnel à remplacer au pied levé dés qu'il y a un arrêt. Nous aimons notre métier mais pas les conditions dans lesquelles on nous contraint à l'exercer. J'ai honte de travailler comme un robot et ne plus avoir le temps de faire mes soins correctement mais surtout chaque jour travaillé de devoir m'excuser auprès des patients et leurs familles du délai que des fois je n'arrive même plus à évaluer. je vois tous mes collègues paramédicaux et médicaux épuisés car pas l'effectif que nous devrions être, même si jusqu'à présent les jours postés ont toujours été comblés à quelques exceptions prêt! J'ai peur de faire une erreur où qu'il n'arrive quelque chose de grave pour les patients dont parfois nous avons du mal à faire une surveillance correcte.
Alors ma question est la suivante, puisque nous sommes en grève avons nous le droit de refuser les étudiants en stage? Personne n'est en capacité de nous répondre même l'ONI. Avons-nous le droit de refuser d'aller en formation alors que nous avons déjà des heures supplémentaires non récupérées et surtout est ce que la direction a le droit de nous sanctionner financièrement si nous n'y allons pas? c'est le flou complet! J'aimerais tellement que notre travail soit plus reconnu et que le reste des services qui subissent des lits dits" tampon" sans effectif supplémentaire. merci