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CH de Bourges : l'intervention tourne au "carnage"

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Médecin

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Une plainte pour homicide involontaire contre un urologue de l'hôpital Jacques-­Coeur de Bourges, et qui vise également l'établissement en raison d'un défaut d'information, a été déposée, après le décès d'un homme qui subissait une intervention bénigne sur la prostate, qualifiée de "véritable boucherie" par l'anesthésiste qui y assistait.

bloc opératoire intervention

Pendant l'opération, le patient aurait fait une hémorragie conduisant à une perte supérieure à cinq litres de sang.

Suite à cette plainte, qui fait actuellement l'objet d'une enquête préliminaire, un signalement a également été fait à l'ordre des médecins par Me Philippe Courtois, avocat de la famille du patient décédé, a indiqué l'avocat lors d'une conférence de presse lundi à Paris. Le patient âgé de 60 ans, Henry Latour, qui était globalement en bonne santé, devait subir une résection transurétrale de prostate pour une hyperplasie, sans présence de prolifération tumorale. Cette intervention légère était réalisée sous anesthésie locorégionale. Mais l'urologue, le Dr Jérémie Marchand, est arrivé au bloc dans un état d'agitation et d'agressivité, s'en prenant notamment à une infirmière, prétendant qu'elle lui avait préparé du matériel de merde, ce qui était faux, peut-­on lire dans un courrier de l'anesthésiste présent qui a été envoyé dès le lendemain du décès à la direction de l'hôpital. Puis le chirurgien a commencé à réaliser l'intervention, agissant de façon brutale, avec des mouvements violents.

Cette intervention était une véritable boucherie !
www.leparisien.fr

Pertes de sang "effroyables"Des pertes de sang effroyables conduiront à transfuser six culots de sang, alors que le chirurgien n'a pratiqué aucune hémostase. Il y a eu une probable perforation de la vessie. L'anesthésiste indique dans son courrier à la direction qu'il a demandé au chirurgien d'arrêter l'intervention par voie basse et de soit passer par voie haute soit tout stopper, ce que ce dernier a refusé. Il a été obligé de faire une anesthésie générale. Le patient a fait un arrêt...

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Commentaires (4)

dino

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320 commentaires

#4

tristesse...

Oui, je respecte cette équipe. Et encore oui, je sais qu'il n'est pas facile d'arrêter un chirurgien qui opère. Cela dit, ce cas extrême est emblématique de la profession où nous supportons si souvent des comportements agressifs, méprisants... nous sommes tellement "respectueux" envers des gens qui ne le sont pas que nous sommes sidérés le jour où il faut réagir.
Quant à l'attitude de la direction, là je n'ai vraiment pas envie de "prendre de la hauteur" comme dit augusta.
Bon, allez, inutile de polémiquer, ça ne mènera effectivement nulle part.

shadow058

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7 commentaires

#3

Du recul

L équipe ne peut pas ceinturer le chirurgien lorsque celui ci a les mains dans le patient. Au celui ci pourra mettre en cause l équipe dans le décès ou simplement porter plainte pour agression.
Nous ne savons pas exactement ce qui c'est passé dans le bloc. Respectons l équipe qui a dû subir le chirurgien et faire son possible pour le patient.

augusta

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68 commentaires

#2

De la hauteur!!!!

Pour la case qui n'aurait pas été cochée, il s'agit des propos de l'avocat.
Rien ne dit que c'est la vérité vraie.

Concernant ce qu'aurait du faire l'équipe....il est toujours facile à froid, à distance de juger et de dire qu'il aurait fallu faire telle ou telle chose.

dino

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320 commentaires

#1

Y'a du mal de fait...

"...la direction a refusé une demande d'autopsie formulée par l'anesthésiste, simplement parce qu'une case n'a pas été cochée"
Mais je rêve... c'est ça l'hôpital, maintenant ? Ce qui m'interpelle aussi c'est la non-réaction de l'équipe devant un comportement dangereux : qu'est-ce qui empêche de ceinturer un fou furieux ? Le "respect" dû à un médecin ? Le manque de couilles, tout simplement ? Beurk...