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Chirurgie éveillée du cerveau : l’hypnose remplace l’anesthésie

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C’est sous hypnose qu’a été ouvert le crâne d’un patient opéré en chirurgie éveillée d’une tumeur au cerveau. Une première pour le CHRU de Tours qui développe cette pratique suite à une étude (1) conduite sur une trentaine de patients. Les premiers résultats montrent une très bonne tolérance de leur part. « Grâce à cette avancée, des personnes qui présentent des contre-indications à la technique classique d’anesthésie pourront bénéficier d’une intervention minimisant les risques d’endommager des zones clés de leur cerveau au moment d’ôter la tumeur » annonce le Dr Ilyess Zemmoura, neurochirurgien au CHRU de Tours.

chirurgie cérébrale crédit photo réseau chu

Cartographie cérébrale - CHRU de Tours

En chirurgie éveillée, pour retirer une tumeur du cerveau, la technique classique consiste à endormir le patient par anesthésie générale, à ouvrir sa peau, son crâne, puis à le réveiller pour établir sa cartographie cérébrale (c’est-à-dire l’identification des aires du cerveau liées au langage, à la motricité, à la vision, afin de ne pas les endommager), enlever la tumeur, et enfin à le rendormir pour finir l’intervention. Au CHRU de Tours, pour la première fois, nous avons utilisé la technique de l’hypnose dans la première phase de cette intervention (l’ouverture du crâne), pour opérer les patients atteints de gliome (tumeur cérébrale infiltrante), explique le Dr Zemmoura.

Les équipes de neurochirurgie du CHRU de Tours, à l’initiative du Pr Stéphane Velut, chef de service de Neurochirurgie, et du Pr Christophe Destrieux, neurochirurgien, pratiquent depuis longtemps la chirurgie éveillée classique, pour traiter les tumeurs cérébrales. Et ceci en étroite relation avec le Pr Hugues Duffau, neurochirurgien au CHU de Montpellier et initiateur de cette technique.

En chirurgie éveillée, l’hypnose permet au patient de recouvrer immédiatement, dès la levée de la transe, une vigilance normale très utile à la fiabilité des tests ; une vigilance parfaite est en effet moins rapidement obtenue après une première phase d’anesthésie générale. D’autre part, certains patients atteints de gliomes présentent des contre-indications anesthésiques (personnes âgées, problèmes d’obésité...). La technique...

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