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Contre la maltraitance, mieux former soignants et aidants

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Il faut mieux former les professionnels et les proches aidants pour favoriser la bientraitance dans les établissements et services médico-sociaux et les hôpitaux accueillant des patients psychiatriques, ont convenu les intervenants du colloque organisé le 8 mars 2016 à Paris par la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés à but non lucratif (Fehap), sur le thème "Nous n'en avons pas fini avec la maltraitance".

patient psychiatrie

Mieux former les professionnels de santé exerçant au sein d'établissements accueillant des patients psychiatriques est primordial.

Françoise Vagner, membre du comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA), a d'emblée relevé ce qu'elle a appelé la maltraitance passive, moins spectaculaire mais qui peut être quotidienne en établissements, due notamment aux manques de personnels et manques de formation, avec leurs corollaires, les salaires a minima et le manque de reconnaissance. Le sentiment de ne pas arriver à faire son travail correctement, de ne pas apporter aux personnes qu'on accompagne ce dont elles ont besoin, faute de temps, est aussi une souffrance qui s'ajoute à un travail souvent difficile et parfois ingrat, a-t-elle commenté.

La formation est primordiale. Ce n'est pas parce qu'on est femme qu'on est capable, comme ça, d'accompagner une personne âgée, autonome ou non, a-t-elle averti, rappelant que la majorité des intervenants du secteur étaient effectivement des femmes. Il ne s'agit pas de formations des seuls soignants. Tous les personnels doivent être formés pour faire équipe, des cuisiniers à l'hôtesse d'accueil en passant par les femmes de ménage. C'est un plus pour les résidents, pour les salariés, pour l'établissement, a-t-elle encouragé, estimant qu'il fallait créer de véritables filières d'accompagnement de la personne, de tous les âges, qui permettrait la possibilité de déroulement de carrière pour les personnels.

Michèle Drioux, administratrice de l'Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques (Unafam), a insisté, elle aussi, sur la formation des intervenants professionnels indispensable... mais aussi la motivation. Je me suis trouvée intervenir dans un Ifsi [institut de formation en soins infirmiers] et sur la trentaine d'élèves de deuxième année, il n'y en avait que deux-trois qui étaient intéressés par la psychiatrie, s'est-elle désolée. Elle a également...

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