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Covid-19 : 58 000 nouveaux cas en 24h, la deuxième vague est "brutale"

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Epidémiologie

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Jeudi 5 novembre, le ministère de la Santé a fait le point sur la situation épidémique. Pour lui, le message est clair: la deuxième vague est bien là, elle est brutale et se propage rapidement. La France a comptabilisé 1,6 million de cas et devient le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de contaminations. Espérons que les Français surmontent la lassitude et l'amertume de la situation pour que le confinement soit efficace.

Si le virus continue à circuler avec un R à 1,2, nous avons un risque fort de saturation. (...) La situation est tendue. Nous devons tenir, a scandé Olivier Véran le 5 novembre dernier.

Plus de 58 0000 nouveaux cas de contamination au Sars-Cov-2 en 24h, soit 20 000 de plus que la veille ! Un chiffre minimal et non consolidé en raison de difficultés dans la remontée des résultats des tests, a par ailleurs averti Santé publique France. A présent, la France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de cas, a affirmé, jeudi 5 novembre, Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé lors d'une conférence de presse.

Les indicateurs hospitaliers sont également en hausse. Le nombre de nouvelles hospitalisations hebdomadaires comme le nombre d'entrées en réanimation ont progressé de 43%. On comptait le 5 novembre plus de 4 400 patients en réanimation. Quant aux décès, les chiffres ne font malheureusement pas exception : ils ont aussi augmenté la semaine dernière avec 2 242 morts enregistrés, toujours d'après l'organisme public de santé.

Pour faire face à cette deuxième vague qualifiée de violente par le ministre de la Santé, Olivier Véran, celui-ci compte déprogrammer les soins non urgents, solliciter des renforts en personnels soignants, y compris dans les territoires ultra-marins, mettre en œuvre des évacuations sanitaires, et mobiliser l'ensemble du système de soin pour limiter l'impact de l'épidémie sur les hôpitaux. Ainsi, 61 transferts de patients ont déjà eu lieu et près de 200 sont programmés, la région Auvergne-Rhône-Alpes étant la plus concernée car la plus touchée par le virus. De même, le ministre a annoncé que 12 000 professionnels de santé se sont déjà portés volontaires pour prêter mains fortes dans les établissements en tension.

Il nous faut nous ressaisir pour réussir le deuxième confinement. Olivier Véran

Une coopération ville/hôpital efficiente pour la sécurité des patients

Olivier Véran a, en outre, souligné l'importance de la médecine de ville et d'améliorer la coordination ville/hôpital. Un point de vue partagé et détaillé par le médecin généraliste Michel Baux, qui s'est exprimé lors de cette conférence sur le dispositif mis en place sur son territoire. On a organisé sur quatre communes, dont Deuil-la-Barre, une prise en charge territoriale avec les collectivités afin d'assurer un suivi optimal des patients. Quand une personne entre dans un centre de prélévements, elle est prise en charge directement grâce à une application numérique . Le test est effectué par des infirmières qui rentreront toutes les données médicales de ces patients pour un suivi interactif jusqu'au 14e jour, jour où il n'y aura normalement plus trop de problème. Selon l'évolution de l'état de santé du patient, il sera possible de faire appel à des équipes mobiles constituées d'infirmiers et de médecins formés à cet effet.

De son côté, Edouard Devaud, chef du pôle soins intensifs au centre hospitalier de Pontoise, estime que tous les acteurs de soins doivent se mettre ensemble pour une prise en charge complètement sécurisée pour les patients. Il évoque, par exemple, pour rendre le séjour hospitalier le plus court possible et le moins traumatisant possible, une fin de la prise en charge à domicile, en particulier pour ceux qui resteront dépendants de l'oxygène, qui auront besoin d'une réhabilitation ou de soins nutritionnels. Tout cela est possible dès lors que les soins sont coordonnés. Nous avons construit ensemble sur notre territoire un protocole de coordination concret et actif dès à présent.

Le ministre de la Santé a souligné en conclusion que nous devons nous ressaisir et continuer à nous battre. En effet, si le confinement est bien respecté, un pic de 6 000 patients en réanimation devrait être atteint à la mi-novembre, selon les projections de l'Institut Pasteur. En revanche, dans le cas contraire, la deuxième vague serait plus haute et plus longue que la première, avec une stabilisation jusqu'à la mi-décembre.

Infirmiers.com

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