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Démographie médicale : 7 propositions d'associations de patients

Parmi les mesures préconisées par le CISS, l'UNAF et la FNATH, la réalisation de "certains actes médicaux de premier recours" par des professionnels non médecins, suivant un modèle infirmier développé en GB et en Norvège, et des restrictions à l'installation sur le modèle de la convention passée avec les infirmiers libéraux.

Dans un communiqué commun, le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et l'Association des accidentés de la vie (Fnath) proposent sept mesures pour améliorer la répartition des médecins libéraux et répondre à la problématique des "déserts médicaux".

Les trois associations plaident pour une "régulation efficace" en soulignant que la France, avec 214.000 médecins en activité (tous modes d'exercice confondus), n'éprouve pas de difficultés démographiques, mais un problème de répartition des médecins sur le territoire.

Elles s'appuient notamment sur un sondage relatif aux difficultés de recours aux soins publié en octobre et les résultats d'une enquête conduite à travers leurs réseaux de représentants d'usagers dans les caisses primaires d'assurance maladie (CPAM).

Construire une cartographie prospective

En premier lieu, les trois associations jugent nécessaire que chaque agence régionale de santé (ARS) établisse, dans le cadre du volet ambulatoire du schéma régional de l'organisation des soins (Sros), la cartographie des bassins de santé de proximité, précisant le nombre de médecins par spécialité à prévoir pour répondre aux besoins de premier recours. Cela doit permettre de "garantir l'existence d'une équipe de soins pour un nombre donné d'habitants".Elles demandent...

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Commentaires (2)

jjland83

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262 commentaires

#2

Améliorer l'attractivité

Qu'est ce qui aurait, ou pourrait améliorer l'attractivité de cette branche de la médecine ? Que pensez-vous des coopérations entre professionnels et notamment des actes que vous pourriez déléguer aux infirmiers ? Que pensez vous des incitations à s'installer en zone pauvre en professionnels de santé à l'image de ce que les infrimiers libéraux ont accepté de faire ? En fait, quelles solutions aimeriez-vous que les pouvoirs publics se décident à prendre ? Il n'y a sans doute pas de remède miracle. Je suis très sensible à l'HAD par exemple, à la possibilité de proposer aux patients de rester au maximum chez eux, mêmes pour des soins lourds. Le médecin généraliste est absolument nécessaire pour que l'HAD soit sécurisante pour le patient, sa famille, et accessoirement les équipes d'infirmiers qui y travaillent. Jérôme

plemeut

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1 commentaires

#1

attractivité

Le problème concernant les généralistes, c'est l'attractivité du métier. La carmf prévoit logiquement une chute de 18 000 généralistes d'ici 2025.
IL est en effet plus intéressant actuellement d'être salarié (c(est mon cas depuis 8 mois après 22 ans de médecine générale) ou remplaçant.
Si le curseur des contraintes sur les généralistes augmentent, il y aura moins d'installations (partout et pas seulement en zone sous-dotée).
Comme je pense que nos décideurs voient les MG comme les bouches trous dans les zones où il n'y a ni spécialistes d'organe, ni hôpital, je crois que la situation va s'aggraver. Paul Le Meut, maitre de conférence de médecine générale http://sante-medecine.commentcamarche.net/contents/reconversion-medecin-generaliste/