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Ebola : plusieurs milliers de nouveaux cas attendus au Liberia

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Epidémiologie

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L'organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le virus Ebola touchera plusieurs milliers de nouveaux cas ces trois prochaines semaines au Liberia, dans un communiqué transmis le 8 septembre 2014.

Virus Ebola

L'Ebola pourrait toucher plusieurs milliers de cas durant les trois prochaines semaines au Liberia.

Dans son communiqué, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) décrit la situation désastreuse dans laquelle se trouve le pays ouest-africain. Le Liberia affiche le plus lourd bilan avec près de 2 000 cas et plus de 1 000 morts. C'est dans ce pays que l'épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola est la plus létale avec un taux de mortalité de près de 60%.

Par ailleurs, 152 professionnels de santé ont été contaminés et 79 sont décédés dans ce pays qui compte moins de 50 médecins pour 4,4 millions d'habitants. Chaque contamination et chaque décès de soignants affecte significativement la capacité de réponse du pays, commente l'OMS. Dans la région de Montserrado, qui abrite la capitale Monrovia, 1 000 lits sont nécessaires d'urgence pour traiter les patients infectés. Actuellement, seulement 240 lits sont disponibles et 260 en cours d'installation. Or pour 70 lits, l'OMS estime qu'une équipe médicale de 200 à 250 personnes est nécessaire.

Par ailleurs, le nombre de nouveaux cas évolue bien plus rapidement que les capacités de prise en charge. L'OMS et sa directrice générale, Margaret Chan, tiendront le monde responsable de la réponse à cette extrême urgence dont les dimensions de souffrance humaine sont sans précédent, selon le texte diffusé le 8 septembre 2014.

Mercredi 3 septembre 2014, la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, a annoncé l'envoi en Guinée de cinq réservistes de l'Etablissement de préparation aux urgences sanitaires (Eprus) pour appuyer les autorités du pays et évaluer la situation. Nous calibrons nos moyens aux demandes qui nous sont faites, avait alors indiqué la ministre française.

Le président de la République, François Hollande, s'est entretenu au téléphone avec Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations Unies, au sujet de l'épidémie d'Ebola, selon un communiqué de l'Elysée diffusé le 6 septembre 2014. Il lui a fait part de la volonté de la France d'être en initiative et de prendre toute sa part dans la gestion de l'épidémie, comme elle le fait depuis le début, rapporte l'Elysée.

Faits et chiffres

Depuis décembre 2013, l'Afrique de l'Ouest (Libéria, Guinée, Sierra Leone, Nigeria) fait face à une épidémie d'Ebola. Selon les derniers chiffres de l'OMS,  plus de 3 000 cas (et plus de 1 900 morts) ont été recensés.

Bien qu'aucun vaccin homologué n'existe, l’OMS a estimé que l’utilisation de médicaments et de vaccins expérimentaux dans les conditions exceptionnelles de cette flambée épidémique était éthiquement acceptable. Ainsi, le ZMapp a notamment été expérimenté sur deux soignants - un médecin américain et un infirmier britannique - infectés qui sont désormais guéris. Le mois prochain, un vaccin préventil pourrait faire l'objet d'essais cliniques.

Le 25 août dernier, l'OMS présentait sa « feuille de route » pour intensifier l’action internationale contre la flambée d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

Alors que l'épidémie d'Ebola poursuit sa progression fulgurante en Afrique de l'Ouest, Médecins sans frontières a dénoncé  une sorte de coalition mondiale de l'inaction et demandé davantage de ressources mardi 2 septembre.

Le conseil exécutif de l'Union africaine (UA) tient lundi 8 septembre une réunion d'urgence à Addis-Abeba pour discuter d'une stratégie commune face à la propagation d'Ebola. A l'ordre du jour figure notamment la question de l'utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures des frontières à l'encontre des pays les plus touchés par le virus.

Le mercredi 17 septembre 2014, les pays africains touchés par Ebola, Liberia en tête, espéraient que l’aide militaire promise par les Etats-Unis marquerait un tournant dans la bataille contre l’épidémie, aux conséquences économiques potentiellement catastrophiques. A plus long terme, les perspectives de découvrir un vaccin efficace paraissaient prometteuses, les premiers essais cliniques n’ayant pas révélé de réactions néfastes.

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Commentaires (1)

aeon

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6 commentaires

#1

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Ah c'est sûr qu'on a été plus prompts à réagir quant il s'est agi de sortir des milliards de vaccin contre la gentille grippe A que pour aller sauver des populations africaines !
Il est indécent qu'un pays comme la France qui donne des leçons d'humanité à tout le monde, qui est riche à en crever, regarde passer les trains comme une vache.
C'est honteux.