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2014 : année des infirmières ?

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Nous voilà en 2014. Il est donc de tradition de se pencher sur l'année qui vient de s'écouler et d'en mesurer les temps forts  Alors, que s'est-il passé en 2013 pour la profession infirmière ? Rappelons que l'année 2012 l'avait déjà laissé sur sa faim, riche de bien des maux : chômage, stress, conditions de travail dégradées, manque de reconnaissance... Il semblerait que les choses soient immuables... En effet, les années se suivent et se ressemblent, laissant la profession toute entière toujours en attente d'avancées significatives.

rétroviseur nuages  meilleures perspectives nuages

Faut-il croire en des jours meilleurs pour la profession infirmière en 2014 ?

Au regard de ce que l'on sait aujourd'hui du moral peu brillant des « troupes blanches », on peut s'interroger sur ce qui pourrait faire « craquer » la profession infirmière en 2014 alors qu'en 2013 déjà tous les curseurs d'alerte et d'exaspération étaient au rouge pour que l'explosion ait lieu. Plus de violence au sein des établissements de santé ? Plus de dégradation des conditions de travail ? Plus de chômage chez les jeunes diplômés ? Plus d'insécurité dans les soins ? Plus de mépris de la part des tutelles ? Plus de non réponses sur les questions de fond : réingénierie des diplômes IBODE, IPDE et CDS, place réelle des infirmiers dans la stratégie nationale de santé, missions des infirmières de l'Education nationale auprès des élèves, définition affinée des pratiques avancées, reconnaissance et développement des Masters « infirmiers », ouverture réelle d'une filière universitaire en Sciences infirmières, avenir de l'Ordre national des infirmiers...

Des défilés qui ont marqué les pavés parisiens en 2013

Du blues au « blouses trottoir »

Alors vous l'aurez compris, le titre de cet édito «  2014 : année des infirmières ? » présente un double sens. Soit les instances et autres tutelles répondent enfin aux attentes de la profession avec des décisions concrètes, soit la profession prend son destin en mains, se manifeste - et manifeste en masse - afin de se faire entendre… J'avoue qu'un déferlement de blouses blanches - toutes spécialités confondues y compris avec les étudiants en soins infirmiers - dans les rues d'ici ou d'ailleurs serait du meilleur effet ! Alors qu'en 2013 quelques défilés sporadiques à l'initiative du collectif NBNNNP1 ont déjà animé les pavés parisiens, gageons qu'en 2014, si les choses perdurent, stagnent, voire s'enveniment, peut-être alors que la profession infirmière fera un passage à l'acte remarqué... 

Alors que le blues chez les soignants est plus que consommé, l'heure du « blouses trottoir » n'est-elle pas arrivée ?

Des promesses, toujours des promesses...

2014 : une profession forte, fédérée et qui se fait entendre ?

En attendant des jours meilleurs, la rédaction d'infirmiers.com renouvelle ses vœux à la profession infirmière - et à l'ensemble des soignants - Que 2014 fasse émerger une profession forte et fédérée, fière de la richesse de ses ressources et prête à défendre, avec force et conviction, son identité, son parcours, ses compétences et son expertise qui peinent parfois à exister avec la visibilité qu'il faudrait.

Il y a encore tant à faire, à dire... et à faire savoir

Note

  1. Le 23 janvier 2014, le collectif NBNNNP et les Economistes attérés organisent une conférence-débat « L'hôpital et la crise de la santé publique : enjeux et perspectives », AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris, 20h-22h30 (entrée libre et gratuite dans la limites des places disponibles)
Creative Commons License

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com

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Commentaires (7)

awamali

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10 commentaires

#7

Ordre national infirmier Que fait-il ???

Bonjour ,
Remettons les pendules à l'heure , il n'est pas obligatoire d' adhérer à l'ONI pour exercer notre métier et pour avoir était voir sur leur site officiel, je ne sais pas trop ce qu'il fait depuis 2010 .
Nos conditions de travail sont catastrophiques et on doit encore faire des économies .Mais de qui se fout on? la hiérarchie ne nous respecte plus et nous entends encore moins depuis longtemps et nous devons toujours faire plus au détriment des malades .Nous avons dû mal à nous faire soigner aussi car nous ne voulons pas manquer pour ne pas pénaliser nos collègues de travail ....Je pense que j'ai trop de choses à dire donc je m'arrêterais là .... j'adore mon métier pourtant mais pour combien de temps encore j'ai 54 ans

Sancho

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183 commentaires

#6

Conditions de travail

Les conditions de travail ont changées depuis 20 voire 30 ans, elles se dégradent progressivement !!!
La faute aux syndicats ... Probablement pas
A l'ONI... Certainement pas
A nous, professionnels ... Certainement

eusèbe

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#5

Et aussi...

...qu'il devait nous faire rêver...

loulic

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273 commentaires

#4

C'est même certain ...

... que depuis 2007 l'ordre a considérablement changé la condition des infirmiers.

Et qu'il a tout fait pour nous féderer ...

Sancho

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183 commentaires

#3

C'est sur ...

Notre profession forte et feferée comme elle la était dans le passé par nos syndicats (ou mieux par rien)... Sur que les jours seront meilleurs !!!

Quand on voit le respect des syndicats pour notre profession ... On peut légitimement avoir peur !! On est instrumentalisés au profit du plus grand nombre... mais sa semble nous plaire !!!

Continuons ... sur la même ligne ... Pigeons / Mépris / Bonne poire ...

eusèbe

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#2

Profession forte et fédérée.

Que ne dirait-on pas pour justifier l'existence chaotique de l'ordre infirmier ? Celui-ci donnera des jours meilleurs à la profession infirmière dès qu'il disparaitra !

dino

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320 commentaires

#1

Ne noircissons pas le tableau...

...la profession serait en "manque de reconnaissance" ? Faux, car nous sommes tout à fait reconnus. Comme des pigeons, certes, mais notre statut professionnel est clairement identifié. Quant à dire qu'il y aurait encore plus de mépris de la part de nos tutelles, je m'insurge également contre cette affirmation, car le regard de notre hiérarchie a toujours été profondément méprisant ; elle peut donc difficilement gravir un degré de plus dans cette attitude.