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L’automne 2012 verra-t-il fleurir le « printemps des infirmières » ?

Une chose est sûre, et si l’on en croit le temps du jour, assez automnal ma foi, il flotte comme un air de rentrée. De notre côté, il ne vous aura pas échappé qu’Infirmiers.com a repris un rythme de parutions plus soutenu après une courte période de ralentissement pour cause de repos estival de la rédaction. C’est la rentrée, donc, et alors, que devons-nous en attendre ? Comment va le monde de la santé... et accessoirement la santé du monde infirmier ?

Un petit reportage diffusé le 30 août dernier sur France 2 et intitulé « Infirmier, un métier qui recrute » nous donne une petit idée de l’état d’esprit et du moral des infirmières et plus précisément de leurs conditions de travail... et de leur rémunération... Il nous donne aussi une idée de la représentation donnée par les infirmières elles-mêmes de leur métier... Et là... Joséphine Arnaud, infirmière à l'hôpital Lariboisière à Paris, y témoigne ainsi de son amour du métier : « c'est une passion, on ne fait pas ça par erreur ». D’accord pour la passion, mais est-ce une raison suffisante pour accepter des contraintes de plus en plus délétères (horaires décalés, rappel sur les jours de repos, refus de formation...) sans broncher, sans se plaindre vraiment au-delà d’une plainte malheureusement chronique et qui fait conclure le reportage par la phrase suivante du journaliste : « les infirmières n’ont guère le temps de penser à leur salaire, elles voient leur métier comme une passion » Ben voyons, on sait bien que la passion n’a pas de prix, alors profitons-en, continuons à brader les compétences des infirmières en comparant leur exercice à un sacerdoce... Il me revient en mémoire un certain slogan, du siècle dernier me direz-vous puisque c’était en 1988, mais toujours autant d’actualité : « ni bonne, ni nonne, ni conne... nous voulons un statut, nous voulons un salaire... » et que scandaient d’une même voix quelque 100 000 infirmières très énervées sur le pavé parisien. Ça fait rêver, non ? Jusqu’à quand les infirmières seront-elles aveuglées par leur passion de soigner ? Ne devraient pas plutôt songer à soigner leur passion et donc à se battre pour elle !

La situation des étudiants en soins infirmiers, nouvellement « licenciés en soins infirmiers » (promotion 2009-2012) pour les plus chanceux d’entre eux, n’est pas des plus réjouissante. Les résultats ne sont pas à la hauteur de ceux qui étaient attendus et la plupart de ceux qui ont échoué ne peuvent bénéficier de sessions de rattrapage au sein de leur Ifsi et se demandent s’ils doivent se résoudre à attendre 2013 pour valider leurs UE et avoir leur diplôme d’État... Sans compter les questions existentielles qui en découlent : frais de scolarité, redoublement, bourses.. et premier poste déjà engagé pour certains d’entre eux à qui l’on propose « de faire fonction » en attendant... La Fédération Nationale des Étudiants en Soins Infirmiers (FNESI) monte au créneau et sera reçue au ministère de la Santé le 12 septembre prochain pour tenter de résoudre cette situation kafkaienne...

Enfin, comment ne pas évoquer l'éternel sujet ordinal. Quel avenir pour l'ONI, décrié, bousculé et mutique ? Marisol Touraine, ministre de la Santé, a affirmé en juillet dernier vouloir légiférer dès la rentrée sur l’obligation d’y adhérer et rendre ainsi cette « contrainte » facultative... Inutile de dire que certains s’en réjouisse allègrement et notamment le syndicat Résilience qui organise ses Journées régionales à Vierzon, les 18 et 19 octobre 2012 entièrement dédiées au mouvement contre-ordinal qu’il porte...

Dernière question à se poser au vu de l’existant, l’automne 2012 verra-t-il fleurir le « printemps des infirmières » ? Alors, « tous ensemble, tous ensemble, tous... ! », professionnels en exercice, étudiants en soins infirmiers mais aussi usagers de santé qui portent haut dans leur cœur cette « belle et noble » profession que sont les infirmières !

Visionner ici le reportage de France2 : « Infirmier, un métier qui recrute »



Bernadette FABREGAS
Rédactrice en chef Infirmiers.com
bernadette.fabregas@infirmiers.com

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Commentaires (14)

Sancho

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183 commentaires

#14

SUSST +1

Personellement, je ne maudit ni les syndicats et encore moins le corps médicale. (Je ne vois pas où j'ai écris de tel chose)

Effectivement, je constate !
Le constat objectif est la base de la réflexion contructive et non d'une plainte et/ou d'une opposition sytématique afin de lutter contre le moindre changement.

Les syndicats (Pluri cathégoriels en tête) font depuis longtemps preuve de leur non efficience face aux problèmes des infirmiers. (Il sont peut etre plus efficace pour nos collegues AS et agent comme le dit "SUSST")

Les infirmiers doivent en effet se syndiquer, s'ils veulent que ces dinausores puissent servir un peu la profession (Ma cotis. est à jour)=> Cotisation sydicale obligatoire ?? Pourquoi pas, d'autre pays l'ont fait et les syndicats porfessionnelles sont autrement considerés.

Je propose quoi, je suis d'accord avec la création d'un ordre infirmier même si c'est modalitées de mise en place les deux premieres années étaient pitoyable.

"les syndicats ont effectivement autre chose à faire que défendre une profession qui ne se bouge pas le cul pour défendre ses propres intérêts." et l'ONI alors il à malheureusement à se defendre contre des attaques aproductives au lieu de reflechir sur les reformes plus qu'importante pour notre profession (Masterisation; Evaluation des études; Etat des lieux de la prof; Pratique avancée; ... . (Perso je ne pense pas que les prof de terrain puissent réflechir à tous en plus du boulot, c'est peut etre la raison pour laquel il existe des temps plein syndicaux qui sont autant sur le terrain que les ordinaux)
Je ne cherche pas des excuses je fais juste un parallele.

Pour que la profession avance, je pense qu'il faut des syndicats professionnels fors et un ordre fort. Aprés comment le mettre en place...
L'un sans l'autre n'avancera pas. (Ou comme d'habitude avec 20 ou 30 ans de retard.)
A nous de reflechir et de chosir.

susST

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3 commentaires

#13

Syndicats!

A oui j'oubliais, les syndicats généralistes, la aussi on peu en parler! Certains de ses gentils syndicalistes nous demandent bien gentiment d’adhérer, avant de nous répondre: "Vous avez bien assez de sous, vous avez pas à vous plaindre, pensez aux aides soignants et aux agents"...

Les bras m'en sont tombés... Enfin je vois pas en quoi demander une revalorisation et une reconnaissance de notre travail et de nos études pouvaient bien empêcher les autres de faire de même? En tout cas si les syndicats le voient comme ça, c'est sur on est pas prêt d'être mieux payé.

Enfin voilà désolé pour le coup de gueule!!! Juste marre de voir mes copains avec un bac+2 peu ou pas de responsabilité et des horaires de bureau gagné plus que moi.

susST

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3 commentaires

#12

Monde Parfait???!!!

Pourquoi un monde parfait et idéal?

C'est une réalité dans la majorité des pays développés.... Les infirmiers sont reconnus, plutôt bien payés, avec de nombreuses formations (masters, doctorats), avec une autonomie, des pratiques avancées, un réel pouvoir de décision, une autonomie, ne sont pas considérés comme des imbéciles et la dernière roue du carrosse, disposent de structures et de personnel infirmiers pour faire de la recherche, qui publie, ils sont respectés par les corps universitaires, leurs voix ont doléances auprès des ministère de la santé, ils sont officiers dans les services militaires et autres (pas en France bien sur).

Enfin ça existe dans des mondes loin d’être parfaits. Pas bien loin de chez nous pourtant, genre juste derrière nos frontières.

C'est un peu comme l'histoire des DSA, il faut attendre 20 ans après le reste du monde pour mettre la chose en place, le mieux c'est que celui qui le mettra en place se targuera d'être un avant guardiste...................

Il faut quand même se remettre en mémoire que les dernières recommandations de l'OMS pour améliorer l'accès au soins et leurs qualité en Afrique est de créer des pratiques avancées pour les infirmiers et d'augmenter leurs autonomie..... Je connais un pays qui pourrait l'appliquer et il n'est pas Africain et a pourtant beaucoup plus d'argent que ces pays là.

iocroma

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3 commentaires

#11

sorry

ps : dans un monde idéal ca serait pas lundi et j'aurais pas de mal à ouvrir les yeux et je ferai donc moins de fautes....

iocroma

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3 commentaires

#10

et si on etait un peu plus solidaires????

dans un monde idéal il n'y aurait pas de clivages entre les super infirmier(e)s des urgences et des samu et les infirmier(e)s psy..
dans un monde idéal l'infirmier(e) ne se bornerait pas a être une super exécutant mais serait VRAIMENT acteur(trice) lors de sa formation et de sa vie professinnelle
dans un monde idéal les cadres et cadre(sses) sup arreteraient de faire regner la terreur parce qu'elles ont un semblant de pouvoir
dans un monde idéal on serait créatif(ves)s et on inventerait, on partagerait..on communiquerait..
mais tout ca ca serait dans un monde ideal
next...

loulic

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259 commentaires

#9

Tu constate ?

"Je constate que les syndicats pluri-categorielles ou adhère quelques infirmiers n'ont jamais rien amené à notre profession. (A vouloir tous défendre on ne défend plus rien) "

Avec moins de 7 % de syndiqués chez les infirmiers, les syndicats ont effectivement autre chose à faire que défendre une profession qui ne se bouge pas le cul pour défendre ses propres intérêts. Profession qui dit amen à tout et n'importe quoi.

Mais voilà, c'est plus simple de se plaindre encore et toujours plutôt que de soi même s'investir.

Ceci dit quand les infirmières se bougent, et qu'elle demande l'appui des syndicats ceux ci se tirent les doigts et obtiennent avantages et espèces sonnantes et trébuchantes.

Mais bon, se plaindre et gémir en maudissant les syndicats, les médecins, ... c'est quand même vachement mieux, hein ?

d'ailleurs, tu propose quoi ?

gisele10

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22 commentaires

#8

..... démocratie infirmière !!!!!

ce n'est pas la non obligation de cotisation qu'il faut obtenir ... c'est la suppression total de l'ordre infirmier !!! TOTALE !!!(voir des autres ordres mais pour le moment , je me bas pour ma pomme infirmière .... )
Si on laisse ce truc immonde ,réac et facho d'oni en place , tôt ou tard , il repoussera et cherchera à nous prendre dans ces tentacules mafieuses !!!!!!
Il faut rayer l'ordre infirmier du paysage français !
Pour notre bien être d'infirmier(e) et pour les patient(e)s que nous soignons !

Norma Colle

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86 commentaires

#7

l'ordre a-t-il bougé

lors de l'arnaque "perte de pénibilité"? Et pourtant ce sont bien des IDE qui sont aux manettes de l'ordre:ces derniers seraient-ils assez voire trop bien planqués pour avoir oublié que le métier d'IDE est pénible?
L'ordre se manifeste-t-il quand les IDE qui vont désormais exécuter des missions tels les écho coeur,prélèvement de moëlle ...etc....et ceci sans aucune revalorisation salariale?

laissez-moi donc rire....!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Sancho

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183 commentaires

#6

@ loulic

Je constate que les syndicats pluri-categorielles ou adhère quelques infirmiers n'ont jamais rien amené à notre profession. (A vouloir tous défendre on ne défend plus rien)
La création plus récentes des syndicats professionnelles infirmiers ont permis quelques avancées sporadique.

Donc pour moi des organisations aussi peut représentative ne servent pas la profession en l'état. (Si les infirmiers étaient obligés de se syndiqué, la musique serait peut être pas la même)

Je ne pense pas que de dire que les infirmiers doivent régler des problèmes des infirmiers soit du corporatisme condamnable. Un infirmier reste pour moi le mieux placé pour comprendre un autre infirmier. (Je ne trompe peut être)

Quant a la tutelle médicale, il serait, a mon sens, souhaitable que les infirmiers se reconnaissent dans une profession a part entière, indépendante, qui travaille en collaboration avec les autre profession de santé et non pas sous "les ordres".

Je constate qu'aucune instance fonctionnelle, ne propose de régler ou même de discuter des problèmes concret (Comme celui de Noe) que rencontre les infirmiers. Personne ne peut parler au nom des infirmiers.

Pour finir, l'absence de proposition et de solution pour rassembler la profession dominent encore une fois cette rentrée.

Diviser pour mieux régner s'applique bien a la notre profession. Mais a qui profite cette division...

loulic

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259 commentaires

#5

@ sancho

C'est bien, une attaque contre les syndicats, la volonté de créer un cénacle corporatiste entre infirmiers et uniquement infirmiers, ...

Et toujours cette tutelle médicale,

En fait vous vous voulez nous revendre l'ordre ?

noe

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1 commentaires

#4

vaches à lait

les infirmiers libéraux doivent payer pour évacuer les DASRI. c'est un sujet occulté dont personne ne parle ni ne semble être au courant.infirmiers libéraux et syndicats semblent résignés à cette aberration. qui sait comment cela se passe? je vous explique: vous achetez quatre cartons avec codes-barre. vous devez en évacuer un carton rempli tous les trois mois. il existe une borne électronique qui vous ouvre la porte au vu du code-barre. qui a décidé que ces déchets appartiennent à l'infirmier et non au soigné? est-ce que les infirmières hospitalières repartent chez elles après le service, avec un baluchon de DASRI? nous voulons bien évacuer les DASRI mais soit gratuitement soit avec une prime annuelle DASRI!!

Sancho

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183 commentaires

#3

Evolution favorable ...

Depuis la nuit des temps les syndicats n'ont fait que positionner la lumière sur le profession infirmière pour faire pleurer dans les chaumière.
Au moment du partage du gâteau (frelaté). Nous en avons que des miettes (Quant il en resté). La prime "veille" en est un bon exemple... Ce dispositif a oublié que des infirmiers travaillent aussi dans le privé...

La représentation, uniquement syndicale de 3% de la profession est un catastrophe en ne changera probablement jamais au vu de leurs compétences dans les années passé.

La profession n'a jamais su s'unir et ne trouve pour le moment pas le mode d'emploi.

Dommage pour la profession clef de notre système de santé institutionnel.

Pour ma part, je trouve l'horizon est plutôt morose pour la profession. La vraie question est peut être, Les infirmiers veulent ils s'émancipe ou la position de sous mains médical +ou- écervelé nous convient elle ?

A nous de trouver des solution ensemble et entre infirmier (de profession)

denis29

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#2

vierzon

Petite precision quand même,sur le programme des journées de Vierzon il est bien dit que ,au delà de la lutte contre l'oni, Resilience se veut aussi une instance de reflexion sur la profession.
Même si ce qui nous a rassemblés est bien l'ecoeurement provoqué par l'ordre(dont on ne veut pas) ,ses menaces et ses manoeuvres.

gisele10

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#1

l'oni : plus qu'une contrainte !

beaucoup plus qu'une contrainte !!!
l'ordre infirmier c'est la main mise d'une minorité dominatrice ,le plus souvent non infirmière (cadre , cadre supérieurs , directeurs de soins et autres auto-vite exclus de notre beau métier ),sur la majorité d'entre nous , avec une volonté de pouvoir et de soumission sur nous !
l'ordre infirmier c'est vouloir rajouter une structure ultra hiérarchique et ayant tous les pouvoirs sur notre exercice .
l'ordre infirmier c'est rajouter un étage de bureaucratie absolument pas au service des malades mais uniquement au service de personnes depuis longtemps planquées dans des fonctions inutiles et minablement honorifiques (et cumulant quasiment toujours plusieurs pouvoirs)
l'ordre infirmier c'est vouloir imposer à l'immense majorité une structure conçue au bénéfice des nantis du métier sans JAMAIS ne leur avoir demander leur avis !
ETC .... ETC... ETC ...
donc pour de milliers justes et légitimes raison :
NON A L' ORDRE INFIRMIER !!!!!!!!!! .