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Edito - La conjugaison universelle du verbe « Soigner »

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Une semaine après les sanglants attentats terroristes qui ont endeuillé Paris, chacun, à son niveau, s'interroge devant tant d'ignominie, solidaire et debout, confronté à l'épreuve qui bouleverse le présent et surtout l'avenir… Faire face : un nouveau défi pour tous et une nécessité : soigner l'humanité.

soignants mains serrées

Ces soignants que l'on regarde aujourd'hui autrement, tels des « héros » que l'on salue inlassablement ; ils n'ont pourtant fait que leur travail, ce pour quoi ils sont formés pour honorer leurs missions.

Le verbe soigner a pris depuis le vendredi 13 novembre 2015, soir tragique des attentats terroristes parisiens, une portée inédite, élargie, universelle. Si, depuis, tout a été dit, écrit, montré, commenté, analysé, discuté, extrapolé, polémiqué parfois, sur tous les écrans et journaux du monde, le traumatisme, massif, demeure. Traumatisme des familles endeuillées et des cercles d'amis décimés, traumatisme d'une société entière face à ces quelques deux cent destins brisés, ces vies stoppées net lors d'actes barbares sans pareils et ces très nombreux blessés encore hospitalisés…  Les acteurs du premier secours - policiers, soldats, sapeurs-pompiers, urgentistes, anesthésistes, infirmiers, aides-soignants… -, se sont retrouvés sur des scènes de prise en soin inimaginables tant par leur gravité que leur densité, devant eux aussi faire fi d'un traumatisme qu'ils pressentaient déjà mais renvoyé nécessairement à plus tard ; l'action protège en effet des émotions et autres états d'âme...

Je soigne, tu soignes, il soigne, nous soignons, vous soignez, ils soignent… mais aussi vous nous soignez, ils/elles nous soignent, nous nous soignons, ils vous soignent…

Chacun, à son niveau, s'interroge devant tant d'ignominie...A distance, alors même qu'une opération d'envergure anti-terroriste et pour le moins traumatisante une fois encore pour la population locale avait lieu au petit-matin du mercredi 18 novembre à Saint-Denis, une commune proche de Paris, il est à présent nécessaire de pouvoir dépasser l'état de sidération initial qui nous a tous saisi à l'heure de la convivialité, de l'amitié, de la détente, un banal vendredi soir de novembre. Les mots...

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